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Nos morts

Nos morts 2. MAZOYER, Louis-François, né le 5 août 1878 à Laussonne, diocèse du Puy, prêtre le 22 juin 1902, parti le 23 juillet suivant pour la Birmanie mérid. (Rangoon). ASSOCIÉS MESSE POUR LES DÉFUNTS Le troisième vendredi de chaque mois, une messe est célébrée par le Directeur de l'OEuvre des Partants pour tous les défunts dont on nous aura fait connaître le décès. Mme PERROT-JEANTIN.Cte Edmond DE LESCHEVIN DE Mme DE CALAN.PRÉVOISIN. Mme Samuel DENIS.Mme PORTANIER.
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    Nos morts

    2. MAZOYER, Louis-François, né le 5 août 1878 à Laussonne, diocèse du Puy, prêtre le 22 juin 1902, parti le 23 juillet suivant pour la Birmanie mérid. (Rangoon).

    ASSOCIÉS

    MESSE POUR LES DÉFUNTS

    Le troisième vendredi de chaque mois, une messe est célébrée par le Directeur de l'OEuvre des Partants pour tous les défunts dont on nous aura fait connaître le décès.

    Mme PERROT-JEANTIN. Cte Edmond DE LESCHEVIN DE
    Mme DE CALAN. PRÉVOISIN.
    Mme Samuel DENIS. Mme PORTANIER.
    M. l'abbé CREUILLOT. Mme MARIETTE.
    Mme NOURRIT. Mme CHAILLOU.
    Mme Jeanne GUYOT. Mgr MARTIN.
    Mlle Clémentine CHELLE. M. l'abbé PÉCHERIC.
    M. DANCETTE, père d'un missionnaire. M. l'abbé DEGRUSON.
    Mme PETIT, mère d'un missionnaire. M. FONTAN.
    M. FLACHÈRE, père d'un missionnaire

    L'APPEL DU MAITRE (1)

    ...Te voici donc élu, malgré ta sourde lutte,
    Les sursauts de ta chair lâche qui se rebute
    D'un avenir si grave et plein d'austérité...
    Ne te révolte pas ! ... C'est bien la vérité,
    Tu le sais, tu le sens, tout au fond de toi-même :
    Le grain doit obéir à celui qui le sème ;
    Aujourd'hui, c'est le temps de l'obscur travail lent,
    La germination qui précède l'élan
    De l'épi de demain vers le soleil, l'espace !
    Tu dis bien : « Me voici... que faut-il que je fasse ? »
    Mais ton coeur te fait mal, et tu souffres encor!
    Tu crains le radieux et le splendide essor ;
    Jusqu'ici tu n'as pas donné le grand coup d'aile ;
    Tu ne sais pas encor dompter ta chair rebelle ;
    Tu te débats, en proie à ton secret tourment.
    Ignorant que la paix, c'est le renoncement
    L'acte et le mot je sais! t'apeurent, te déroutent ;
    Et cependant eux seuls t'illuminent la route!
    Il faudra renoncer, et pour jamais, aux tiens,
    A ce que tu chéris le plus comme à tes biens...
    On croit ne rien aimer? On se leurre soi-même :...
    Il faut partir? On tient à tout ! C'est tout qu'on aime !
    Tout veut nous retenir, et tout nous est lien...
    Mais où tu vas, l'on ne doit plus posséder rien !
    Ta barque, on la voudra retenir au rivage
    Et nul ne comprendra le sens de ton voyage.
    Qui t'aimera le plus sera plus obstiné
    A te barrer l'accès de l'Eden deviné,
    Sans voir que ce lichen, l'inaction, te ronge !
    Tu passeras pour fou, mon appel pour mensonge !
    Ta douleur s'accroîtra, de n'être pas compris,
    Mais le Christ le fut-il ? Ne sois donc pas surpris...
    Il faut mourir d'abord, avant que de renaître :
    On ne peut pas servir, tu le sais, plus d'un maître
    Et je suis le seul vrai, tu le sens, tu le crois !
    Par toi, l'appel muet de mes deux bras en croix
    Fut entendu mais il en est qui le dédaignent,
    Aggravant la douleur, ainsi, dont mon coeur saigne.
    Encor plus que le Dieu, je suis l'Ami jaloux ;
    Mon joug, pourtant léger, pour toi sera plus doux,
    Car je t'aime ! Et je veux que ton pur sacrifice
    Pour devenir fécond à ceux du Christ s'unisse !

    (1) Dédié à nos Aspirants et à nos Partants par une de nos lectrices.

    Si je demande tout, je me donne en retour
    Car je suis pain de Vie et breuvage d'Amour.
    Je ne refuse plus le don que je réclame
    Celui, plein et joyeux, éternel de ton âme.
    A tes pieds délicats mon chemin parait dur?
    Il faut vivre et mourir tout seul pour rester pur !
    Or, ce n'est qu'au désert ou dans la solitude
    Que je révèle à l'homme, avec sa plénitude,
    Avec la paix qu'en vain et partant il cherchait
    Le trésor infini que mon coeur lui cachait !
    Mon fils, je suis la Vie éternelle et la Voie ;
    Ce que l'on offre à Dieu doit s'offrir dans la joie ;
    Et le moment est proche ou, d'un sol fort et sûr,
    Tel un aigle éperdu qui traverse l'azur
    Dans l'éblouissement de l'aube qui se lève
    Et, fixant le soleil, splendidement s'élève,
    Tu monteras vers Moi, bénissant ton appel,
    Car bienheureux sont ceux choisis par l'Eternel !

    M.-A. DAGUET.

    Ste Gle d'Imp. et d'Édit., I, rue la Bertauche, Sens. 3-30.

    1930/99-100
    99-100
    France
    1930
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