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Nos « partants » en herbe

Nos « partants » en herbe
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    Nos « partants » en herbe

    D'abord, leurs mères. Nous empruntons à l'énorme courrier de notre infatigable « recruteur» la lettre suivante. Une maman remercie le cher P. Depierre du bon accueil fait à son fils : « Il vous dira lui même combien il a été heureux de vous avoir vu et de connaître les Missions Etrangères. Je vous suis très profondément reconnaissante de tout ce que vous faites pour mon enfant Daigne Dieu bénir vos bienfaits et permettre que mon enfant devienne un saint missionnaire. Je suis très ambitieuse et ne voudrais pas pour lui la médiocrité. Lorsque Dieu fait le grand honneur de vous appeler, il me semble que l'on doive y correspondre parfaitement ».
    Même leurs grand'mères. N'est-elle pas admirable cette grand' maman qui écrit : « Je vous recommande tout particulièrement mon petit Auguste pour que Dieu lui fasse la grande grâce d'être un jour un bon et saint Missionnaire et (à cet effet) si le bon Dieu me demande ma vie, je serai prête à en faire le sacrifice. Je recommande aussi à vos prières mes enfants, mes petits-enfants et arrière-petits-enfants ».

    Un futur aspirant écrit : « Je vous demande, mon Père d'avoir un souvenir pour moi dans vos prières afin que je persévère dans ma si belle vocation. Envoyez-moi des livres missionnaires dans lesquels je puisse trouver quelques exemples de vie apostolique et puiser un réconfort pour mon âme ». Et il ajoute cette petite note charmante : « Veuillez, mon père recevoir avec cette lettre une petite économie que j'ai réalisée en me privant de friandises depuis que je vous ai connu et que vous avez avivé dans mon âme la petite flamme de la vocation sacerdotale et apostolique. Priez pour qu'elle ne s'éteigne jamais... »
    Un professeur de petit séminaire nous communique la copie, non corrigée, d'un de ses élèves de cinquième. Voici quelle était la rédaction à développer librement : « Mes projets d'avenir. Pourquoi et dans quel but ai-je choisi cette carrière ? »
    Le futur partant de 1940 répond d'abord en passant en revue toutes les professions héroïques des romans d'aventures de feu Jules Verne : il eut voulu naturellement les revivre toutes, successivement, cela va sans dire. Puis il ajoute: « Tous ces anciens projets ont déjà quitté ma tête ; à vrai dire, ils n'étaient pas bien stables, car je ne savais jamais par lequel commencer. Une force mystérieuse vint alors fixer mon indécision. En effet depuis quelque temps, une voix intérieure me pressait, ne cessant de murmurer à mes oreilles : Fais-toi donc apôtre de Jésus-Christ ! » Mes anciens projets m'étaient restés très chers, malgré tout, mais, me disait-je : « Tu refuses la grâce de Dieu, et le jour du Jugement que diras tu à ton Sauveur qui, lui, est mort pour toi et pour tes frères ? ».
    « Enfin, un jour de réflexion, l'action de la grâce fut si forte en moi qu'alors je donnai ma vie tout entière au Christ et à la prospérité de son Eglise. Et depuis ce jour, je comprends mieux la beauté de cette vocation et c'est pourquoi : Vivre et mourir pour la gloire du Christ est mon idéal. Ainsi donc prêtre missionnaire est ma vocation de demain.
    « Elle est bien dure la vie d'un missionnaire, portant la Bonne Nouvelle aux peuples encore barbares ; mais Jésus n'est-il pas là pour soutenir des apôtres, et le moindre sacrifice sur la terre n'est il pas récompensé au quintuple, et même au centuple dans l'éternité? Si Dieu nous a bien tout donné à moi comme aux autres, ne pourrai-je donc rien lui donner à mon tour, et c'est de tout mon coeur que je lui donnerais volontiers ma vie. Ne le remercierai-je pas? Il m'a mis au monde dans une noble famille de Chrétiens : grâce à qui ? Aux missionnaires qui nous ont apporté la vraie religion, malgré les persécutions, et ainsi, favorisé par la grâce m'appelant au sacerdoce, je veux donc porter aussi la religion chrétienne aux peuples barbares qui assurément accepteront avec joie eux aussi la même grâce de naître dans des foyers chrétiens.
    « Combien est courte la vie en ce séjour terrestre, et quelle sera donc mon attitude lorsque j'aurai la grâce de paraître devant Dieu si je n'ai rien à lui offrir de beau dans ma vie de chrétien? »
    Conclusion ; spes messis in semine l'espoir de la moisson est dans la semence, dans la semence élection née et confiée à une terre de bénédiction.

    LE CENTENAIRE DU BX TH. VÉNARD

    L'année 1929 nous offrira l'occasion de célébrer le centenaire de la naissance de Théophane Vénard, 21 novembre 1829.
    Nous sommes heureux d'informer nos lecteurs qu'une nouvelle biographie de l'angélique martyr paraîtra sous peu à la librairie Vitte et aura pour auteur M. l'abbé Trochu, docteur ès lettres aumônier de l'Adoration à Nantes.
    Le succès obtenu par ses précédents ouvrages : Le Curé d'Ars Sainte Philomène. L'âme du Curé d'Ars, est un sûr garant de l'intérêt que présenteront les pages, abondamment illustrées, nous retraçant l'ascension d'une âme à travers les étapes d'une vie si bien remplie, malgré sa brièveté, et couronnée par le martyre, suprême témoignage d'amour pour Dieu et les âmes.
    D'autre part, pour répondre à des désirs maintes fois exprimés nous avons fait exécuter une image du Bienheureux, en grand format, destinée à être encadrée.
    Ce beau portrait, en héliogravure, dont la reproduction ci-dessus ne donne qu'une idée très imparfaite, est du format 30 X 40 et mesure, avec les marges, 45 X 64 centimètres.
    Envoi franco sous tube carton:

    France et Colonies : 15 francs. Etranger : 18 francs.
    S'adresser au Séminaire des Missions Etrangères, 128, rue du Bac, Paris 7e.

    1929/134-135
    134-135
    France
    1929
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