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Miracle obtenu par l'intercession dAugustin Tchao

Miracle obtenu par l'intercession dAugustin Tchao Augustin Tchao, né au Kouy-tcheou dans une famille païenne, vers 1741, fut d'abord soldat. S'étant converti au catholicisme, il s'attacha à un missionnaire du Se-tchoan, M. Moye, fut jugé digne d'entrer au séminaire et ensuite d'être ordonné prêtre. Il fut arrêté lors de la persécution de 1814, emprisonné à Tchen-tou, et si cruellement frappé qu'il en mourut. En 1900, il fut déclaré Bienheureux avec plusieurs martyrs es missions d'Extrême-Orient par le Souverain Pontife Léon XIII.
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    Miracle obtenu par l'intercession
    dAugustin Tchao

    Augustin Tchao, né au Kouy-tcheou dans une famille païenne, vers 1741, fut d'abord soldat. S'étant converti au catholicisme, il s'attacha à un missionnaire du Se-tchoan, M. Moye, fut jugé digne d'entrer au séminaire et ensuite d'être ordonné prêtre. Il fut arrêté lors de la persécution de 1814, emprisonné à Tchen-tou, et si cruellement frappé qu'il en mourut. En 1900, il fut déclaré Bienheureux avec plusieurs martyrs es missions d'Extrême-Orient par le Souverain Pontife Léon XIII.

    Je vous envoie le récit d'une guérison miraculeuse due à l'intercession du bienheureux A. Tchao.
    Une soeur de Chaohing, la soeur Justine, fut prise à la fin de mai de crachements de sang, qui bientôt déterminèrent une toux opiniâtre, très mauvaise, accompagnée d'expectorations sanguinolentes. De violentes douleurs se déclarèrent au poumon gauche ; peu après la voix s'altéra ; ce fut l'aphonie presque complète.
    Un premier médecin chinois déclara dès sa troisième visite que la médecine était impuissante ; c'était la phtisie très déclarée, très avancée, et l'examen des crachats à l'hôpital y découvrit le bacille de la phtisie.
    Deux autres médecins appelés ensuite firent les mêmes déclarations : le dénouement fatal était proche et les remèdes étaient impuissants.
    Ce fut alors qu'on résolut de faire une neuvaine au Bx. A. Tchao. Les premiers jours de la neuvaine furent très pénibles pour la malade ; jusque-là on avait pu la transporter hors de son lit pour lui donner un peu de fraîcheur. A partir du 2e et du 3e jour la chose devint impossible. Elle put cependant encore, appuyée sur le bras d'une de ses compagnes, se traîner une ou deux fois à la messe, à deux pas du dortoir. C'est ainsi que l'on arriva au 9e jour, dimanche. En une supplication désespérée et par un acte de foi suprême, la pauvre malade fit un dernier effort pour assister à la messe. Elle faisait peine à voir et surtout à entendre. Pas une minute où elle ne crachât quelques filets sanguinolents mêlés à des lambeaux de poumons. Il lui fallait environ un mouchoir tous les quarts d'heure.
    Elle assista donc à la messe et reçut la sainte communion. Or, dès que Notre Seigneur fut en elle, elle sentit sa douleur de côté cesser subitement. Elle se mit à genoux : au bout de quelques minutes, elle s'aperçut qu'elle ne toussait plus. Les Soeurs récitant tout haut leurs prières, elle voulut essayer de mêler sa voix aux leurs. O merveille ! Sa voix était subitement et complètement revenue : c'était la même voix qu'avant, aussi dégagée, aussi forte.
    Depuis ce jour elle va aussi bien et a repris sa vie normale au milieu de ses compagnes.
    Les expectorations présentées de, nouveau à l'examen montrent qu'il n'y a plus aucune trace de phtisie.
    (Extrait du Petit Messager de Ningpo.)

    1919/25-26
    25-26
    Chine
    1919
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