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Martyrs Chinois

Martyrs Chinois Le B. Pierre Ou Né au Kouy-tcheou, dans la petite bourgade de Long-pin-tchang, de parents païens, Pierre Ou, à l'époque de sa conversion, tenait une hôtellerie très prospère. Ayant rencontré un chrétien qui lui parla des beautés de la religion, il fut très désireux de les connaître, et se fit instruire par un catéchiste. Grâce à son zèle, lui-même fut bientôt nommé catéchiste, et aida puissamment à la diffusion du catholicisme dans son village.
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    Martyrs Chinois
    Le B. Pierre Ou
    Né au Kouy-tcheou, dans la petite bourgade de Long-pin-tchang, de parents païens, Pierre Ou, à l'époque de sa conversion, tenait une hôtellerie très prospère.
    Ayant rencontré un chrétien qui lui parla des beautés de la religion, il fut très désireux de les connaître, et se fit instruire par un catéchiste. Grâce à son zèle, lui-même fut bientôt nommé catéchiste, et aida puissamment à la diffusion du catholicisme dans son village.
    Pris le 3 avril 1812, il se vit chargé de la cangue et des chaînes, et jeté en prison.
    Pendant toute sa captivité, qui dura plus de deux ans et demi, il se fit remarquer par sa piété, sa ferveur et sa charité.
    Interrogé très souvent, il ne se laissa vaincre ni par les promesses séduisantes ni par les tortures.
    Condamné à être étranglé, Pierre Ou fut exécuté le 7 novembre 1814, à Tsen-y-fou.
    Le B. Augustin Tchao
    De la mission du Su-tchuen (Chine), le P. Tchao était un ancien soldat païen que la grâce avait touché, et que ses vertus avaient fait juger digne du sacerdoce. Pendant la grande persécution de 1814, il fut arrêté, jeté dans les prisons de Tchen-tou, frappé de soixante coups de bambou et de quatre-vingts soufflets avec la semelle de cuir. Ces cruels traitements achevèrent danéantir les forces du confesseur qui, dès ce moment, ne fit plus que languir; quelques jours plus tard (1815), il rendit son âme à Dieu.
    Le B. Joseph Yuen
    Prêtre de la mission du Su-tchuen, il fut arrêté en 1815, et resta en prison près de deux années.
    Enfin il fut condamné à la strangulation. La sentence portée par les magistrats de Tchentou fut ratifiée par l'empereur, et le P. Joseph Yuen consomma son sacrifice le 24 juin 1817.
    Le B. Paul Licou
    Le B. Paul Lieou, prêtre de la mission du Su-tchuen, fut arrêté pendant qu'il célébrait la sainte messe le jour de l'Assomption 1817: « Laissez-moi achever le saint sacrifice, » dit-il aux soldats; ceux-ci y consentirent. A la fin de la messe, ils saisirent le prêtre et l'emmenèrent à Tchen-tou où le P. Paul Lieou fut étranglé, le 13 février 1818.
    Le B. Thaddée Lieou
    Ce Bienheureux prêtre de la mission du Su-tchuen, fut dénoncé par un catholique auquel il avait fait quelque reproche, et fut arrêté le jour de la Pentecôte 1821.
    Le décret de condamnation à mort ne fut rendu que deux ans et demi après l'arrestation du confesseur. Ton jour est venu, lui dit le mandarin. Jour heureux, répliqua le captif.
    Et, joyeux, il prit place au milieu de l'escorte qui le conduisit à la mort, le 30 novembre 1823.
    Le B. Pierre Lieou ou Ouen-Yen
    Le Bienheureux naquit au Kouy-tcheou. Emprisonné une première fois en 1797, une seconde fois en 1814, il fut exilé en Tartarie. Au bout de treize ans, il reconquit sa liberté par sa vaillante conduite contre les rebelles. Pendant la persécution de 1834, il craignit que ses fils ne succombassent aux tortures, il se fit prisonnier pour les soutenir par ses exhortations. Il fut étranglé le 17 mai 1834, à l'âge de 76 ans.
    Le B. Joachim Ho
    Joachim Ho, de la mission du Kouy-tcheou, fut prisonnier, exilé, et délivré de 1814 à 1827 dans les mêmes circonstances que le B. Pierre Licou. Emprisonné de nouveau en 1839, il reçut de nombreux soufflets avec la semelle de cuir, et fut étranglé le 6 juillet 1839.
    Le B. Laurent Pe-Man
    Ce courageux martyr venait d'être baptisé par M. Chapdelaine, quand il fut arrêté à Sy-lin (Kouang-si). « Si tu ne renonces pas à ta religion, lui dit le mandarin, je te ferai couper la tête. Le mandarin peut me faire couper la tête, et non seulement la mienne, mais encore celle de ma belle-mère, de ma femme et de ma fille. Renoncer à ma religion, à mon Dieu; cesser de lui adresser des prières, oh non! jamais». Irrité, le magistrat le fit frapper de trois cents coups d'une planchette longue de trois pieds, large de trois doigts, et épaisse d'un doigt; il le soumit pendant deux heures au supplice Mey-ien-tchouang, les genoux pliés et assujettis à un bâton, les coudes appuyés sur un banc, et les mains liées. Après ces interrogatoires et ces tortures, le confesseur de la foi fut conduit à quelque distance de Sy-lin, et décapité le 25 février 1856.
    La Bienheureuse Agnès Tsao-Kouy
    La Bienheureuse habitait le Kouy-tcheou.
    A dix-huit ans, elle épousa un cultivateur, assez mauvais chrétien, qui n'eut pour elle aucun égard, la traita souvent avec cruauté, et lui permit à peine de remplir ses devoirs religieux.
    Devenue veuve, elle se dévoua au service de la mission, dans l'enseignement des enfants et des femmes. Envoyée au Kouang-si pour aider M. Chapdelaine, elle fut arrêtée à Yao-chan, conduite devant le magistrat de Sy-lin qui la condamna au supplice de la cage.
    La sainte veuve supporta plusieurs jours cette horrible torture, consumée par la faim et la soif. Mais le 1er mars 1856, les satellites fatigués de la voir encore vivante, l'emportèrent hors de la ville.
    On ne sait pas au juste en quel lieu cette héroïque femme fut transportée et exhala son dernier soupir; elle n'avait que trente ans.

    1900/289-292
    289-292
    Chine
    1900
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