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Mandchourie septentrionale le district de Pa-Ien-Sousou 1

Mandchourie septentrionale le district de Pa-Ien-Sousou PAR LE P. MONNIER Provicaire apostolique Le pays et les habitants Pa-ien-sousou, ainsi appelé ordinairement quoique le nom officiel soit : Hou-lan-ting, vient du solon, et signifie: Endroit riche. Pa-ien-sousou se trouve dans la province du Heï-loung kiang dont la capitale est Tsi-tsi-kar (Tsi-tsi-han-eul en mandchou et Pou-kouéï en chinois). C'est la limite septentrionale de la Chine, puisque, au Nord, à l'Est et à l'Ouest, la province confine à la Sibérie.
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    Mandchourie septentrionale
    le district de Pa-Ien-Sousou
    PAR LE P. MONNIER

    Provicaire apostolique
    Le pays et les habitants

    Pa-ien-sousou, ainsi appelé ordinairement quoique le nom officiel soit : Hou-lan-ting, vient du solon, et signifie: Endroit riche.
    Pa-ien-sousou se trouve dans la province du Heï-loung kiang dont la capitale est Tsi-tsi-kar (Tsi-tsi-han-eul en mandchou et Pou-kouéï en chinois). C'est la limite septentrionale de la Chine, puisque, au Nord, à l'Est et à l'Ouest, la province confine à la Sibérie.
    Le district de Pa-ien-sousou comprenait primitivement à peu près la moitié de cette immense province, soit tout le pays qui s'étend au Nord du Sounghari jusqu'à l'Amour, ou, en chinois : Heï-loung-kiang, d'où la province tire son nom, à l'Ouest jusqu'au fleuve Nonni. Le pays est partagé en deux zones bien tranchées: La partie est, c'est-à-dire le pays qui forme principalement le district de Pa-ien-sousou, est un pays accidenté. Ce sont des collines et des chaînes de montagnes qui courent du Nord au Sud, divisées entre elles par des plaines de 5 à 10 lieues de large. Presque partout, c'est la forêt vierge; on y trouve surtout: le saule, le tilleul, le noyer sauvage, le chêne de diverses espèces, le frêne, le prunier sauvage, l'azerolier, le noisetier, etc. Plus loin, le pin et le sapin qui n'admettent guère la compagnie d'autres arbres.
    Là, vivent d'innombrables troupeaux de sangliers, de cerfs; des ours, des tigres, des panthères, des chats sauvages, etc., tandis que la zibeline et la loutre fréquentent les bords des nombreux cours d'eau qui, venant de la montagne, se creusent un lit à travers la plaine et vont se jeter dans le Sounghari.
    La partie ouest, au contraire, est un pays de plaines. Là peu de forêts; c'est la prairie, mais immense, s'étendant à plusieurs journées de marche. En été, l'herbe croît si haut qu'elle dépasse la taille d'un homme. Comme animaux, on y rencontre surtout le loup et la chèvre sauvage. Les habitants sont tous nomades, dans la partie sud ; ce sont les Tartares mongols, ils nourrissent d'innombrables troupeaux de chevaux, de vaches et de moutons. A demi sauvages, comme leurs maîtres, ces animaux errent et paissent à peu près en liberté. Dans la partie nord, ce sont : les Ta-hou-li (chasseurs de renards) ; les Solons, les Giliaks, peuplades sans habitation fixe, chassant à travers leur territoire, et vivant du produit de leur chasse.
    Au-dessus de ces peuplades, il y a les conquérants du pays, les Mandchoux, qui au nom de l'empereur de Pékin, prélèvent les impôts, administrent et gouvernent le pays. Ce sont eux qui, depuis longtemps déjà, ont fondé les villes de Pou-kouéï, la capitale de la province, puis Merghen et Ai-houen vers le Nord, enfin Hou-lan à l'extrémité est de la prairie. C'est à l'est de cette ville que le pays commence à s'élever en collines et en plateaux, et là on se trouve vraiment sur le territoire de Pa-ien-sousou. La ville de ce nom compte environ de 20.000 à 30.000 habitants ; c'est, au spirituel, le chef-lieu du district, qui compte 2.000 chrétiens baptisés et plusieurs milliers de catéchumènes.
    Pour avoir une idée de ce qu'a été la formation du district, il faut retourner 35 ans en arrière. A cette époque il y avait là d'immenses forêts peuplées d'animaux sauvages. Ce territoire était le territoire de chasse privée des Solons. Quiconque eût osé s'y fixer, eût été condamné à mort.
    Cependant l'empereur accorda au peuple chinois le droit de s'établir dans le pays et de le défricher.
    Sa première concession comprenait environ 30 lieues de l'Est à l'Ouest, et. 30 aussi du Nord au Sud. Elle était divisée, selon l'habitude, en lots de 45 hectares, au prix d'une once d'argent l'hectare. La concession fut bientôt envahie.
    On y accourut de partout ; du sud du Sounghari, des provinces de Moukden, de la Mongolie ; on y vint du Tche-li, du Chang-toung. Ce fut, pour ainsi dire, une suite non interrompue d'émigrants se dirigeant vers le Nord. Aujourd'hui, encore, après plus de 30 ans, le nombre de ceux qui viennent s'établir au Hei-loung-kiang est considérable. Si vous faites le voyage du sud de la Mandchourie, vers Pa-ien-sousou, surtout à la fin de l'hiver, lorsque les grands froids ont cessé, il n'est pas un seul jour que vous ne rencontriez des familles par dizaines, de vraies caravanes qui vont vers le Nord, à la recherche d'un pays plus fortuné que le leur. On pourrait presque les comparer à ces bandes innombrables d'oiseaux voyageurs qui, à cette époque aussi, sillonnent le ciel. Suivez leur vol: toutes se dirigent vers les rives de l'Amour, du Sounghari, du Nonni, ou de l'Ossouri.
    Sur terre, les routes sont ainsi pleines des bandes de pauvres gens allant vers les forêts qui abritent ces fleuves. C'est un spectacle aussi varié que pittoresque. Les riches ont une voiture, dans laquelle les femmes et les enfants sont casés et blottis pêle-mêle au milieu du mobilier, des ustensiles de cuisine ; les hommes sont à pied. Tout est disposé d'une manière si originale que l'on regrette de ne pouvoir en prendre un croquis. Mais ce mode de voyage est réservé au petit nombre ; les riches généralement n'émigrent guère. Le plus souvent, la brouette remplace la voiture ; la femme y est attelée et tire en compagnie de l'âne ou du chien de la maison; le mari tient les brancards et pousse en avant ; les petits enfants suivent, trottinent autour. Quant aux plus jeunes qui ne peuvent pas encore marcher, regardez le chargement de la brouette : nippes, instruments de travail, ustensiles de ménage, et au milieu émergent quelques petites tresses de cheveux, terminées par un cordon rouge, on dirait des queues de rats s'agitant en tous sens ; regardez bien, et voilà une ou deux paires de petits yeux noirs qui vous fixent : un vrai nid de souris. Ce sont les derniers nés de la famille qui font ainsi un voyage de 2 à 300 lieues, véhiculés par leurs parents.
    Mais combien ne possèdent même pas de brouette! Dans ce dernier cas, qui est presque la généralité, deux paniers à chaque extrémité d'un bambou suffiront pour transporter la famille et tout son avoir. Là, on entasse ce qu'on a de plus précieux ; pour compléter le chargement, la petite sœur fera contrepoids à son jeune frère ; le père passe l'épaule sous le bambou et... bon voyage; le voilà balançant sa famille vers les régions du Nord. La mère suivra, chargée bien souvent aussi. Pauvres femmes ; c'est un voyage très pénible pour elles que ces 200 à 300 lieues à parcourir! On les voit, balançant les bras comme pour garder l'équilibre sur leurs petits pieds. Et durant ces longs mois de voyage, il faut vivre d'aumônes et supporter mille privations. — Enfin pour compléter le tableau : voici des groupes composés de 40 à 50 individus. Les uns derrière les autres, ils avancent aussi vers le Nord. Ceux-là, ce sont les futurs commerçants, les petits boutiquiers ou artisans parmi lesquels beaucoup deviendront brigands, ce qui est un métier aussi. Tous vont chercher fortune.
    L'émigration est loin de cesser; elle continue de nous amener chaque année de nouveaux habitants. C'est ce qui explique la rapidité avec laquelle le pays se peuple, surtout dans les régions où le sol est plus fertile. On y compte des villes de 30.000 habitants au moins (Pa-ien-sousou, Pei-lintse), ainsi que plusieurs marchés de 8 à 12.000 habitants et une multitude de gros bourgs. La forêt a disparu dans cette partie du pays. Est-ce à dire qu'il ne reste plus de place pour les arrivants? Le Hei-loung-kiang est immense ; c'est une bien minime partie qui en est habitée. A l'est de Pa-ien-sousou, à 4 lieues de la ville, commencent les montagnes, longues chaînes qui courent du Sud vers le Nord, parallèles et séparées les unes des autres par de vastes plaines. C'est encore la forêt avec la plupart de ses anciens habitants sauvages. Depuis quatre ans, le pays est ouvert aux colons de bonne volonté ; c'est là que se portent tous les malheureux en quête d'un morceau de pain et d'un logis.
    Étendant les limites de la première concession à des dizaines de lieues plus loin, les mandarins ont divisé le pays en lots qu'ils ont vendus. Chaque nouveau propriétaire s'empresse d'installer sur son terrain le plus grand nombre de familles d'émigrants. Généralement, en effet, le propriétaire, s'il est un peu à l'aise, ne désire point du tout s'établir sur sa nouvelle propriété avec sa famille, car la mortalité est effrayante sur ces terres récemment défrichées. Chaque année la fièvre des bois moissonne, par milliers, ses victimes, ce sont surtout les jeunes femmes et les enfants. Aux émigrants donc, aux pauvres qui n'ont plus d'autres moyens d'existence, d'affronter les périls de la fièvre, les brigands, les animaux féroces : à eux, les premiers travaux du défrichement. Certes, c'est une vie aussi pénible que pleine de privations.
    J'ai environ 800 chrétiens qui se trouvent dans ces conditions, et tout le pays du Hei-loung-kiang a été et n'est défriché et rendu habitable que de cette manière. Je puis donc donner quelques détails sur la vie des colons. Avant tout, il faut d'abord se bâtir, non une maison, mais une hutte, à l'endroit choisi, abrité du côté du Nord et aussi à proximité d'un ravin où l'on trouvera de l'eau. On déblaie le terrain sur quelques mètres carrés de surface. Le premier arbre venu, fournit la maîtresse poutre; deux autres seront les colonnes qui la soutiennent à chaque extrémité; voilà la charpente. Viennent ensuite les murs. Pour cela, on appuie de chaque côté de la poutre, de longues perches: celles-ci s'entre-croisent au-dessus de la poutre, tandis que la base s'écarte le plus possible de la ligne perpendiculaire. Le tout est relié par des branches d'arbres entrelacées; on passe une couche de boue, et voilà la maison construite. Dans la partie de l'édifice qui regarde le Sud, on a laissé un trou ou deux (si on bâtit avec luxe). Le premier est réservé pour la porte, l'autre pour la fenêtre dont la confection ne demande pas non plus grandes dépenses. Deux forts bâtons que l'on perce à chaque extrémité, puis deux autres plus longs dont la pointe est taillée pour rentrer dans les premiers, forment le cadre. En guise de planches, pour le milieu, des branches d'arbres tressées comme on fait pour les paniers; enfin deux ou trois bouts de cordes servent de gonds. Quant à la fenêtre, ce sont simplement quelques petits bâtons parallèles et plus ou moins éloignés. Si on a du papier, on en colle dessus une feuille ou deux, et c'est alors très beau. Dans le cas contraire, ni bâtons, ni papier, une botte de foin bouche l'orifice; c'est facile à mettre ou à enlever selon le besoin !
    La maison est prête, il ne manque plus que les décorations et les arrangements de l'intérieur. Il faut loger six ou huit personnes au moins, et trouver la place du chien, du ou des porcs, des poules, etc., qu'il faut garder auprès de soi si on ne veut pas que le tigre ou les loups les emportent. L'intérieur de la maison compte 10 mètres de long sur 3 mètres de large. En France, ce serait un problème assez difficile à résoudre que de trouver à loger une famille entière avec toutes ses richesses, ses provisions dans un espace aussi restreint. Pour nos Chinois, ici, c'est vite arrangé.
    L'intérieur de la maison est divisé, dans le sens de la longueur, en deux parties égales. L'une est réservée aux personnes, l'autre est laissée aux autres... Toute la différence consiste en ce que la partie réservée à la famille est élevée de 0m, 80 environ au-dessus du sol. C'est comme un canapé qui s'étend dans toute la longueur de la maison; seulement, le velours est remplacé par de la terre battue. Le canapé est simplement un four sur lequel on vit, qui sert à la fois de siège, de table et de lit. Il est ouvert aux deux extrémités, du côté de la porte se trouve le foyer, du côté opposé est le trou de la cheminée, dont un tronc d'arbre creusé remplit parfaitement l'office. Ce sont encore des troncs d'arbres creusés qui serviront de greniers pour conserver le grain, l'eau et toutes les provisions.
    La maison est achevée: mais elle vaut ce qu'elle coûte. Si nous étions dans les pays chauds, cela serait passable : mais nous sommes en Sibérie où l'on compte huit mois d'hiver, et où la température descend jusqu'à 30 et 35 degrés de froid.
    Un pareil abri est bien insuffisant contre un froid aussi rigoureux. Il faut cependant que les pauvres gens s'en contentent. Jour et nuit, on y brûle des troncs d'arbres, le résultat est que la partie du corps qui repose sur le fourneau, est brûlante, tandis que le reste est glacé. Comme la plupart de ces familles n'ont pas même une couverture, mais quelques haillons pour habits, on peut se faire une idée de leurs souffrances, la nuit surtout. Que de fois, il m'est arrivé de voir mes couvertures absolument remplies de givre, comme s'il était tombé une neige abondante, tandis que le dessous ne cessait de dégager des vapeurs d'eau, à cause de la chaleur. Je crois que la mortalité effrayante qui, l'hiver surtout, ne cesse de moissonner parmi les plus faibles, a, surtout, pour cause, l'insuffisance des abris contre le froid. Mais, hélas ! Qu’y faire? La toile et le coton sont à un prix très élevé, et la plupart des colons doivent penser à manger avant de se vêtir chaudement. A ce propos, je crois pouvoir vous raconter une anecdote assez plaisante.
    C'était au commencement de cette année, à la visite de Mgr Lalouyer.
    Je conduisais Sa Grandeur dans chaque poste du district. Arrivé à cette chrétienté des montagnes qui comprend environ 800 personnes, l'évêque fut charmé d'abord de l'accueil franc et enthousiaste de ces braves gens, dont la plupart voyaient un évêque pour la première fois. Aussi, tous à peu près voulurent profiter de cette visite pour s'approcher des sacrements. Monseigneur fut touché de la foi et de la piété de mes montagnards; une chose cependant choquait ses yeux, c'était de voir les hommes et la plupart des femmes s'approcher de la Table sainte en petite tenue; pas un seul habit long, comme les Chinois en portent tous cependant, les jours de fêtes. Pour les hommes, pas un seul non plus qui fût chaussé avec des bas ou des souliers ; ils portaient simplement, pour chaussures, de la paille serrée avec des cordes. J'avoue que tout cela m'avait semblé naturel, car depuis onze ans, j'étais habitué à les voir ainsi. Il n'en était pas de même pour l'évêque, qui arrivait du Sud et qui était habitué à voir les chrétiens venir à l'église en costume plus convenable. Aussi, pendant le sermon, Sa Grandeur insista fortement pour que, désormais, on vînt à l'église revêtu de l'habit long. Après la messe, je m'empressai de remercier Monseigneur pour l'heureuse idée qu'il avait eue, ajoutant que j'espérais que Sa Grandeur nous viendrait en aide pour que tout le monde pût s'habiller convenablement. Étonnement du pieux évêque, lorsque je lui dis que je doutais fort que parmi tous les chrétiens on pût trouver deux ou trois des habits requis; nous fîmes une enquête et nous trouvâmes que sur les 800 chrétiens de cet endroit, trois hommes pourraient à la rigueur, se présenter avec l'habit long, et deux avec des bas et des souliers...Monseigneur en rit beaucoup ; et je crois que nous jouirons longtemps du privilège de venir à l'église en costume simple. La pauvre bourse de l'évêque ne suffirait pas à vêtir cette partie de son troupeau.
    Au reste le luxe de l'évêque n'était guère plus grand que celui de mes ouailles. Ce jour-là, pour officier, Sa Grandeur avait en main une magnifique crosse en bois que nous avions cependant recouverte avec un peu de papier doré: et l'encensoir était une vieille boîte de beurre, retenue par trois ficelles.
    Faut-il vous montrer maintenant la méthode des colons pour défricher la forêt? La tâche est des plus pénibles. Comment venir à bout de ce fouillis d'arbres, de ces arbustes si serrés les uns contre les autres, et enveloppés de lianes qui se croisent et s'entre-croisent partout? Impossible, malgré de grands efforts, d'avancer d'un seul pas. Alors, à un endroit propice, on entasse du bois sec, le feu est allumé, et l'incendie activé par le vent, fait le plus gros de l'ouvrage. Seuls, les grands arbres restent encore debout, mais ils ne reverdiront plus. Dans un an lorsqu'ils seront bien secs, il suffira d'y mettre le feu pour les voir flamber et se consumer comme d'immenses cierges. Et pourtant le plus pénible reste à faire. Il faut piocher la terre, l'ameublir, la débarrasser des racines qui se croisent, s'entre-croisent et défient l'effort de n'importe quelle charrue. On les voit, ces pauvres gens, hommes et femmes, une pioche lourde et tranchante à la main s'acharner en de longs et pénibles efforts. Après une grosse journée de fatigues, c'est à peine si quelques mètres carrés ont été déblayés. Il est vrai que généralement la terre ne se montre pas ingrate. La moisson pousse drue et abondante sur ce sol vierge; mais il faut encore la garder contre les ours et les sangliers.
    A cause de la gelée qui fait son apparition d'assez bonne heure, la culture n'est guère variée. On sème surtout le maïs, les pommes de terre, le tabac et le chanvre. Les ours sont friands du maïs lorsqu'il commence à mûrir ; ils font d'énormes dégâts dans un champ, moins parce qu'ils mangent que parce qu'ils brisent et renversent de tiges, sur leur passage. Quant aux sangliers, comme c'est par bandes de plusieurs dizaines qu'ils arrivent, il suffit qu'ils passent une seule fois, pour dévaster un champ qui a tant coûté de peines. Voilà pourquoi l'on aperçoit de petites cabanes élevées de distance en distance, on les dirait montées sur de longues échasses; elles dominent les moissons. Là, jour et nuit, un veilleur bat du tambour sur un morceau de bois creux, pour effrayer et éloigner ces visiteurs sauvages.
    (A suivre.)

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    Chine
    1900
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