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Liste des ouvrages publiés au Japon 1

Liste des ouvrages publiés au Japon PAR LES MISSIONNAIRES DES MISSIONS ÉTRANGÈRES AU JAPON ET PAR LES PRÊTRES JAPONAIS I. ÉCRITURE SAINTE Ancien et Nouveau Testament. 1. Kyûshin Ryôyaku Seishoden. Histoire de l'Ancien et du Nouveau Testament. 2 vol. Le Nouveau Testament, par LA MISSION DU JAPON MÉRIDIONAL. Tôkyô, 1er édit. 1879 ; 2e édit. 1883, in-8, pp. VI-176. 2. Seihei chokkai. Explication des Evangiles (traduit du chinois). Tôkyô, 1887, in-12, pp. 144.
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    Liste des ouvrages publiés au Japon
    PAR LES MISSIONNAIRES DES MISSIONS ÉTRANGÈRES AU JAPON
    ET PAR LES PRÊTRES JAPONAIS
    I. ÉCRITURE SAINTE
    Ancien et Nouveau Testament.
    1. Kyûshin Ryôyaku Seishoden. Histoire de l'Ancien et du Nouveau Testament. 2 vol. Le Nouveau Testament, par LA MISSION DU JAPON MÉRIDIONAL. Tôkyô, 1er édit. 1879 ; 2e édit. 1883, in-8, pp. VI-176.
    2. Seihei chokkai. Explication des Evangiles (traduit du chinois). Tôkyô, 1887, in-12, pp. 144.
    3. Shinsei no keishi. La véritable révélation, par la CHRÉTIENTÉ DE MATSUMOTO. Tôkyô, 1892, in-12, pp. 12.
    4. Kyûshin Ryôyaku shiryaku. Abrégé de l'histoire de l'Ancien et du nouveau Testament, par M. RAGUET. Imp. Shinoita, Oita, 1892, 2 vol. in-12, pp. XXII-296, XXVI-282.

    1. M. Ligneul est aujourd'hui attaché à notre maison de Nazareth (Hong-kong).

    D'ailleurs, ajoute-t-on, quand Notre Seigneur donna à ses Apôtres la mission d'annoncer l'Evangile par toute la terre, il leur dit simplement « enseignez » ; ou en d'autres termes, les envoyant prêcher, il leur commanda certainement de parler, mais nulle part on ne voit qu'il leur ait commandé d'écrire. Alors pourquoi prétendre que les livres sont nécessaires pour l'évangélisation d'un peuple ? Est-il besoin de répondre ici à une réflexion aussi naïve ? Oui, puisqu'elle a été faite, et même souvent répétée, par des hommes qui pourtant ne manquaient pas d'intelligence. D'abord, il faut remarquer qu'ils sont rares à présent les peuples primitifs absolument sans lettres, sans écriture d'aucune sorte. Presque tous, même les plus attardés, ont une manière quelconque de représenter la pensée par des signes. En tout cas, ce n'est pas le peuple japonais qui ne sait pas écrire, lui qui depuis plus de douze cents ans a une littérature nationale si ingénieuse, si fine et si intéressante.

    5 Shinyaku Seisho. Nouveau Testament (en caractères latins), par M. RAGUET. Yokohama, 1910, in-24, pp. 850.
    6. Shinyaku Seisho. Nouveau Testament (en caractères japonais), par M. RAGUET. Imp. Fukuin, Yokohama, 1910, in-16, pp. XXXII-946.
    7. Sei fukuin-sho. Les Saints Evangiles, par MM. STEICHEN et PÉRI. Yokohama, 1895-1897, 2 vol. in-8, pp. 474, 514.
    8. Jesus Christo sei fukuin-sho. Les quatre Evangiles (texte japonais en caractères latins et texte latin), par M. STEICHEN. Imp. de Nazareth, Hong-kong, 1910, in-12, pp. 545.

    II. THÉOLOGIE

    9. Shingaku kôyô. Abrégé de Théologie. Préface et introduction, par M. LIGNEUL. Imp. Kokkôsha. Tôkyô. 12 fascicules. in-8°. Divisé en deux parties comprenant pp. 1451. Voici le détail de ces cieux parties :

    Théologie dogmatique.

    I. Kami. Dieu. 1904, pp. 61.
    II. Shin-jin. Le Dieu homme. 1904, pp. 136.
    III. Kyokwai. L'Eglise. 1904, pp. 82.
    IV. Eikai. Le monde éternel. 1904, pp. 81.

    Il est donc très facile de comprendre pourquoi au Japon les missionnaires écrivent quand ils peuvent, et tant qu'ils peuvent. Parler, prêcher de vive voix, en public, en particulier, comme saint Paul, partout où ils en ont eu l'occasion, grâce à Dieu ils n'y ont pas manqué. Depuis le jour où il leur fut possible de pénétrer dans ce pays si longtemps fermé, et de le parcourir en tous sens, durant ces trente-cinq dernières années, il y a bien peu de villes ou de villages dans l'Empire, qui n'aient vu et entendu des missionnaires. Mais en supposant même à chacun la plus grande activité possible, combien de personnes dans chaque ville, dans chaque village ont pu l'entendre ? Et de ce qu'elles ont entendu si vite et en passant, qu'ont-elles pu retenir ? Pour fixer sa parole et pour la mettre sous les yeux de ceux dont à peine elle a frappé l'oreille ; pour la faire parvenir là où il ne peut aller lui-même chercher ceux qui ne viennent pas à lui ; puisqu'il existe un moyen 'si facile, l'écriture, ce qui serait incompréhensible, c'est que le missionnaire, partout où il peut en profiter, ne l'employât pas. Ecrite ou parlée, c'est toujours la même vérité qu'il prêche ; moins vivante, moins entraînante sans doute quand elle est sur le papier, mais lumineuse et instructive quand même.

    Théologie morale.

    V. Rinri no genri. Principes de la morale. 1905, pp. 89.
    VI. Rinri no jikko. Pratique de la morale. 1905, pp. 130.
    VII. Kami ni taisuru gimu. Devoirs envers Dieu. 1906, pp. 104.
    VIII. Hito ni taisuru gimu. Devoirs envers le prochain. 1906, pp. 122.
    IX. Chôshizen no onchô. La grâce. 1906, pp. 102.
    X. Senrei, Kenshin, Seitai. Baptême, Confirmation, Eucharistie. 1907, pp.148.
    XI. Kaishun, Shûyu. Pénitence, Extrême-Onction. 1907, pp. 94.
    XII. Hinkyu, Kon-in. Ordre, Mariage. 1908, pp. 172.

    10. Kyôkwai no kenri-shugi to jiyû-shugi. Principe d'autorité et principe de liberté, par M. LIGNEUL. Imp. Bunkaidô, Tôkiô, 1898, in-8, pp. III-151
    11. Seihyô-risshô. Preuves de la religion (traduit du chinois). Tôkyô, 1882, in-8, pp. III-114.
    12. Shindô-jisho. La vraie voie (traduit du chinois), par M. MISHIMA. Tôkyô, 1886, in-8, pp. XXII-126.
    13. Shinkô no hôsoku. La Règle de la foi, par M. E. RAGUET. Fukuoka, 1890, in-12, 1er vol. pp. 184 (la suite n'a pas paru).

    D'ordinaire, ceux qui viennent écouter sont peu nombreux, et pourtant le voyage du missionnaire a été long, fatigant et coûteux. S'être donné tant de peine pour parler à cinquante ou même à cent personnes, c'est bien peu. Si quelques centaines d'autres pouvaient au moins lire ce qu'il a dit, ce serait pour l'apôtre une sensible consolation.
    Souvent même c'est par le livre, et quelquefois bien loin de tout missionnaire, que l'attention est d'abord attirée. Un livre catholique, en le lisant un Japonais y fait presque toujours au moins une découverte ! Il a souvent entendu dire par ses maîtres, ou lu dans les auteurs les plus répandus, des propositions comme celles-ci : les catholiques sont des gens superstitieux ; ils croient des choses déraisonnables, contraires à la science moderne ; ce sont des arriérés et des ignorants, étrangers à toutes les questions agitées aujourd'hui dans le monde entier, questions sociales, politiques, fondamentales. Car telle est bien la réputation que nous font au Japon comme ailleurs nos adversaires et nos ennemis, les protestants et les libres-penseurs.

    14. Shûkyô ippan. De la religion, par M. RAGUET. Tôkyô, 1900, in-12, pp. 23.
    15. Tenshu jitsugi. La vraie notion de Dieu (traduit du chinois), par M. LIGNEUL. Tôkyô, 1887, in-12, pp. 120.
    16. Shûkyô shikinsehi. La pierre de touche des religions, par M. LEMOINE. Tôkyô, 1er édit, 1901, pp. XI-129; 2e édit., 1907, in-12, pp. II-136.
    17. Shinkô ni itaru michi. Le chemin de la foi, par M. LEMOINE. Tôkyô, 1909, in-32, pp. 286.
    18. Yuku-saki no annai. Le guide vers l'au-delà, par M. LEMOINE. Imp. Hakiôsha, Tôkyô, 1910, in-18, pp. 28.
    19. Kirisuto-kyô no shinkô. La foi chrétienne, par M. BILLING. Imp. Robunsha, Numazu, 1909. in-18, pp. 30.
    20. Shinkô no tebiki. Le Guide vers la foi, par l'INSTITUT SAINT-JOSEPH. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1911, in-32, pp. 52.
    21. Kirisuto no fukkwatsu. De la résurrection du Christ, par M. RAGUET. Fukuoka, 1890, in-12, pp. 40.
    22. Seitai wo haisuru riyû. Pourquoi on adore l'Eucharistie, par M. LIGNEUL. (Supplément de la Revue Tenshu no Bampei).
    23. Seikyô risho, Introduction à la doctrine chrétienne, par M. COUSIN. Osaka, 1883, in-8, pp. II-154.
    24. Kôkyô yôshi. Résumé de la religion, par M. TULPIN. Nagoya, 2e édit. 1893, in-12, pp.120.

    Au Japon, il y a une raison particulière de recourir au livre : quiconque sait tenir un pinceau éprouve le besoin d'écrire. Un Japonais quelque peu lettré a-t-il une idée nouvelle, ou qu'il croit telle, par le journal, la revue ou la brochure, il n'a pas de repos qu'il n'en ait fait part à ses semblables. Et ce qui n'est pas moins admirable que l'activité des uns à toujours écrire, c'est l'avidité insatiable des autres à vouloir tout lire, tout voir, tout savoir, tout apprendre. L'instruction étant obligatoire pour tous, tout le monde sait lire, les femmes comme les hommes, et tout le monde lit. Le nombre des livres publiés chaque année est invraisemblable ; les journaux quotidiens ou périodiques se multiplient sans cesse ; chaque parti politique, chaque clan, chaque nuance de l'opinion publique a les siens ; et cela non seulement à la capitale et dans les grandes villes, mais il n'y a pas de département qui n'ait son journal, et même ordinairement plusieurs. Des revues, il y en a pour toutes les spécialités et pour tous les âges : pour les petits enfants qui en sont encore aux premières années de l'école primaire, comme pour les collégiens et les professeurs ; pour les hommes de loi, les hommes de lettres, les médecins, les industriels et les marchands ; les femmes et les jeunes filles aussi ont leurs revues spéciales. Chaque mois, chaque semaine, chaque jour, c'est une véritable inondation par tout le pays.
    Ici une question se présente : Où donc les Japonais trouvent-ils la matière nécessaire pour alimenter toutes ces publications ? A quelles sources puisent-ils les idées qu'ils expriment ? Pour un peuple qui vient à peine d'entrer dans le mouvement et dans le concert des autres peuples, il y a lieu, en effet, de s'étonner qu'il soit si avancé et si fécond.

    25. Kôkyô yôshi. Résumé de la religion, par M. MAYRAND. Imp. Fukuin, Yokohama, 1906, in-16. pp. VI-16.
    26. Kyôdô kôyô. Fondements de la doctrine, par M. FERRAND. Tôkyô, 1905, in-12, pp. 29.
    27. Kyôri kôyô. Résumé du dogme, par M. FERRAND. Tôkyô, 1905, in-12, pp. 33.
    28. J.-C. no chôjinkaku. Transcendance de Jésus-Christ, par M. LEMARÉCHAL. Yokohama, 1908, in-12, pp. 142.
    29. Kyûrei. Le salut, par M. MAEDA. Tôkyô, in-18.
    30. Shi. La mort, par M. MAEDA. Tôkyô, in-18.
    31. Shimpan. Le jugement particulier et général, par M. MAEDA. Tôkyô, in-18.
    32. Tengoku. Le ciel, par M. MAEDA. Tôkyô, in-18.
    33. Jigoku. L'enfer, par M. MAEDA. Tôkyô, 1901, in-18, pp. 42.
    34. Rengoku. Le purgatoire, par M. NAGATA. Osaka, 1912, in-18, pp. II-141.
    35. Tenshu jikkai no koto. Le Décalogue, par M. LIGNEUL. (Supplément de la Revue Tenshu no Bampei).
    36. Nenjû no koto. Le chapelet. Son origine et son usage, par M. LIGNEUL. (Supplément de la Revue Tenshu no Bampei).

    Le plus souvent quand il s'agit des progrès du Japon et de la transformation qu'il a subie, on ne pense qu'aux progrès matériels, et aux changements qui se voient des yeux : son organisation militaire, sa marine et son industrie, toutes les machines achetées ou imitées des autres pays, et dont les Japonais savent maintenant si bien se servir ; on oublie un autre changement beaucoup plus profond et plus radical qui s'est opéré dans leurs idées et dans leur esprit.
    Eux, pendant si longtemps renfermés dans leurs îles, depuis quarante ans qu'ils étudient, ils n'ignorent plus rien de ce que l'on sait dans le reste du monde. Il faut les avoir vus durant leurs études pour se faire une idée de leur application. Et quelles études : six ans obligatoires pour le simple peuple, paysans et ouvriers : onze ans pour la classe moyenne des employés et des fonctionnaires ; seize ou dix-sept ans pour les études complètes de ceux qui se destinent à une carrière plus élevée.
    Mais, durant ces longues années, qu'apprennent-ils donc ? Pour qui n'a pas vécu au Japon, une lecture intéressante et instructive est celle de l'Annuaire japonais (Japan Year Book), notamment le chapitre sur l'Education. Deux choses y surprennent également, savoir : l'énumération des différentes écoles, et les programmes de ces écoles. Il y en a vraiment de toutes sortes ; en outre de ce qui est proprement japonais, la langue, l'histoire, les traditions, la littérature du pays, on n'est pas peu étonné d'y voir enseigner les mêmes matières que dans les écoles et les universités étrangères d'Allemagne, d'Angleterre et d'Amérique. L'étudiant japonais, quand il a parcouru le cercle complet de ses études, a l'idée de tout, peut parler de tout ; pour un diplômé des écoles supérieures, il ne doit rien y avoir qu'il ne connaisse, rien dont il ne puisse juger au besoin. Tel est en somme le but et le dernier mot des programmes.

    37. Extraits des procès-verbaux des réunions générales des missionnaires du Japon septentrional. Yokohama, 1883, in-12, pp. VII-97.
    38. Acta et Decreta 1ae Synodi Japoniæ et Coreae. Nagasaki, 1890. Imp. de Nazareth, Hong-kong, 1893, in-12, pp. 125.
    39. Acta et Decreta 1ae provincialis Synodi Tokiensis. Tôkyô, 1895. Imp. de Nazareth, Hong-kong. 1896, in-12, pp. 60.
    40. Programmata examinis Theologae ad usum juniorum sacerdotum, par LES DIRECTEURS DU SÉMINAIRE DE NAGASAKI. In-12, 1892-94, quelques pages.
    41. Notae addititiae ad P. Gury, quas alumnis suis tradebat JOANNESMARIA CORRE, miss. ap. in dicecesi Nagasakiensi. Le 1er vol. seul, De Personis et Sacramentis, a paru. Imp. de Nazareth, Hong-kong. 1re edit., 1893, in-12, pp.VII-622 ; 2e édit., 1904, in-12, pp. 430.
    42. Kon-in no koto narabini rien no heîgaî wo ronzu. Dissertation sur le mariage et le divorce, par M. LIGNEUL. (Supplément du Tenshu no Bampei), 1887, in-12, pp. 68.
    43. Kyoka to kon-in to ni kanzuru jôrei. Decreta Temere sur le mariage (traduction). Osaka, 1911, in-8, pp.7.
    44. Le mariage des infidèles dans ses rapports avec la loi civile en général et la loi japonaise en particulier, par M. CHABAGNO. Imp. Fukuin, Yokohama, 1913, in-8, pp. IV-125.

    Or les diplômés de cette sorte ne font pas défaut ; ils sont nombreux, beaucoup plus nombreux que les emplois à leur donner. Dans ces conditions, avec des hommes de cette culture et de ce caractère, on conçoit aisément que les journaux et les revues se multiplient, et que la Presse en général ne chôme pas. Ce n'est pas tout. Comme ils savent au moins une langue étrangère, ils ne manquent pas de se procurer toutes les nouveautés qui paraissent dans les autres pays d'Europe ou d'Amérique, ils se les approprient, les traduisent, les répandent sous une forme japonaise ; c'est à qui les publiera le premier. Ainsi, par l'enseignement donné dans les écoles et par la presse, le Japon tout entier est comme un vaste champ où non seulement toutes les nouvelles arrivent, mais où toutes les opinions, théories, inventions, systèmes vrais ou faux, utiles ou nuisibles se mêlent, se contredisent, se combattent, comme dans un véritable chaos.

    III. LITURGIE. CHANT.

    45. Tenshu hôkyôkai shukujitsu hyo. Calendrier des fêtes à l'usage des catholiques.
    Ce calendrier paraît tous les ans dans chaque diocèse.
    46. Sei-shiki ryaku kai sho. Explication des cérémonies de la consécration épiscopale. Tôkyô, 1902, in-12, pp. 10.
    47. Seinen-kiyô. L'année liturgique, par M. MAYRAND. Imp. Toa, Tôkyô, 1907, in-12, pp. XVI-25.
    48. Misa haichô no michibiki. Livre de messe des enfants. Tôkyô, 1886, in-18. pp. 70.
    49. Nihon seika. Cantiques japonais avec musique, par M. LEMARÉCHAL. Yokohama, 1er édit. [avec paroles seules], 1889 ; 2e édit., 1893, in-8, pp. 154; 3e édit. [avec accompagnement d'orgue], 1907, in-8, pp. 317.
    50. Tsûzohu sambika. Recueil des chants religieux les plus usuels (ou cantiques populaires japonais, saris musique), par M. RAGUET. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1913, in-32, pp. 78.
    51. Kôkyôkwai ratenka shu. Recueil de chants religieux, par M. RAGUET. Tôkyô, 1903, in-24, pp. 169.
    52. Kôkyôkwai ratenka shu. Recueil de chants religieux, par M. LEMARÉCHAL. Imp. Fukuin, Yokohama, 1906, in-18, pp. 109.
    53. Tenshu kôkyôkwai seika. Recueil de chants religieux latins et japonais, par M. MARMONIER. Imp, Saint-Joseph, Osaka, 1910, in-8, pp. 322.

    A ces hommes d'ailleurs si admirablement doués, qui connaissent toutes choses, il en manque pourtant une essentielle, c'est la certitude. Sur tout ils ont vraiment des notions variées et intéressantes, mais presque sur rien ils n'ont de principe absolument certain. Et cela pour une raison bien simple, c'est qu'ils n'ont pas de critérium, pas de règle sure dans cette confusion, pour discerner le vrai du faux. A force de discuter sur tout, ils finissent, comme les philosophes d'autrefois, par « s'évanouir dans leurs pensées » et douter de tout. Mais un peuple, un homme même ne peut pas vivre dans le doute et l'incertitude, c'est contre nature ; il faut nécessairement qu'il se prenne à quelque chose de positif et qu'il s'y arrête. Or le positif dans ce cas, c'est ce qui se voit, se touche et se mange ; en d'autres termes il n'y a de réel pour chacun que son intérêt particulier, et bientôt il ne lui reste plus qu'un seul principe, l'égoïsme. Au Japon aussi, le pays pourtant le plus chevaleresque du monde, l'égoïsme s'est développé dans des proportions effrayantes, et pratiquement c'est lui qui pousse ce pays, comme tant d'autres, à d'inévitables catastrophes.
    Tel est en résumé l'état des esprits, ou, comme disent les Japonais, le monde des idées au Japon. Ce tableau, tout incomplet qu'il est, peut aider à comprendre dans quelles conditions se poursuit l'évangélisation de ce pays, quelle est la tâche du missionnaire, et en face de quelles difficultés il se trouve placé. Le critérium de vérité, les principes infaillibles, enfin la certitude dont les Japonais ont besoin, le missionnaire catholique les possède, et lui seul peut les leur donner ; il le sait et ne l'oublie pas ; profitant de toutes les portes ouvertes, à propos de tout il se dit, comme l'Apôtre : « Malheur à moi si je n'évangélise pas ».

    54. Seitai kofukusai seika. Benedictionale ou chants du salut du Saint-Sacrement, par M. MARMONIER. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1913, in-12, pp. 76.

    IV. PRIÈRES

    55. Orasho narabini oshie. Prières et doctrine, par la MISSION DU JAPON MÉRIDIONAL. Nagasaki, 1878, in-18, pp. 430 supplément de cantiques japonais, 1879, pp. 32.
    56. Kôkyôkwai kitôbun. Livre de prières. Editio ex originali japonensi romanis litteris transcripta. Tôkyô, 1896, in-16, pp. 141 ; Imp. de Nazareth, Hong-kong, 2e édit., 1899, in-16, pp. 141.
    57. Kôkyôkwai kitôbun. Livre de prières catholiques (pour toutes les missions du Japon). Imp. Hotto, Tôkyô, 1re édit., 1896, in-32 et in-16, pp. 290; 2e édit., 1902, in-32, pp. 290 ; Imp. Fukuin, Yokohama, 3e édit., 1908, in-32, pp. 304 ; Imp. Saint-Joseph, Osaka, 4e édit., 1912, in-32, pp. 314.
    58. Shuyô naru inori. Principales prières. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1911, in-32, pp. 17.
    59. Kôkyôhwai kitôbun shôryaku. Abrégé du livre de prières, par M. SALMON, Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1912, in-32, pp. 114.
    60. Seikyô nikkwa. Prières quotidiennes et Instructions à l'usage du Vicariat apostolique du Japon méridional, par M. COUSIN. Osaka, 1re édit., 1882 ; 2e édit., 1885, in-24, pp, 322,

    Mais, avant de faire accepter la vérité divine, pour préparer les esprits à la recevoir, veut-on savoir combien d'erreurs il doit éclaircir, combien dé préjugés il doit écarter. Il y a d'abord les erreurs des « Trois Religions » nationales, comme on disait jadis : Shintoïsme, Bouddhisme et Confucianisme ; elles se sont un peu transformées, mais elles sont loin d'avoir disparu. Il y a ensuite les erreurs du protestantisme, car depuis le premier moment de l'ouverture du pays, il y est largement représenté et très actif. Près de quarante sectes ou dénominations différentes y prêchent et se contredisent ; mais toutes s'accordent à dire que la religion catholique n'est pas la vraie. Tous les reproches, injures, calomnies répétés pendant trois cents ans en Europe contre l'Église, ont été réédités au Japon. Et cela non seulement par la prédication orale, mais, ce qui est beaucoup plus grave, par le livre ; la langue anglaise étant obligatoire dans toutes les écoles moyennes et supérieures, les livres anglais y sont devenus classiques ; c'est donc d'après l'histoire anglaise protestante que toute la génération instruite depuis bientôt quarante ans connaît le passé de l'Europe et de l'Eglise. De là chez un grand nombre d'hommes, même de bonne une prévention inconsciente et la défiance vis-à-vis du catholicisme.

    61. Seitai hairyô zengo no inori. Prières avant et après la communion, par M. RAGUET. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1911, in-32, pp. 22.
    62. Tenshu wo aisuru kokoro wo motomuru tame no inori. Prières pour obtenir l'esprit de l'amour de Dieu, par M. WAGNER. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1911, in-24, pp. 100.

    V. CATÉCHISMES

    ET OUVRAGES RELIGIEUX ÉLÉMENTAIRES

    63. Kôkyô yôri. Catéchisme, par le DIOCÈSE DE TÔKYÔ. Tôkyô, 1re édit. 1889 ; 3e édit., 1892, in-12, pp. XIII-95.
    64. Kôkyô yôri. Catéchisme (transcription du précédent en. caractères latins), par le DIOCÈSE DE TÔKYÔ. Imp. de Nazareth Hong-kong, 1888, in-12, PP- 82.
    65. Kôkyô yôri. Catéchisme (édition officielle pour tout le Japon). Tôkyô, 1re édit., 1896, in-12, PP 142 (a été fréquemment réimprimé).
    66. Kôkyô yôri. Catéchisme précédent, en caractères latins (édition officielle pour tout le Japon). Tôkyô, 1896, in-18, pp. 136.
    67. Tenshu kôkyô yôri. Catéchisme (édition officielle simplifiée pour Tôkyô). Tôkyô, 1re édit., 1899 ; 2e édit., 1904, in-12, pp. 128.

    La philosophie qui a prévalu est la philosophie allemande. Kant et son école ont été suivis par les étudiants, et leur influence s'est étendue beaucoup plus loin qu'on ne s'imaginerait d'abord. Voici pourquoi : la philosophie allemande ressemble tellement au Bouddhisme, que sur beaucoup de points les deux se confondent ; de là vient que l'idée allemande, comme on dit, entre naturellement dans le cerveau japonais et s'y trouve à l'aise. Les Bouddhistes instruits en ont tiré cet avantage que, modifiant un peu leurs conceptions trop naïves, et remplaçant leur vieux langage par la terminologie transcendantale, ils ont fabriqué ce qu'ils appellent le néo bouddhisme, c'est-à-dire élevé l'ancien à la hauteur de la science la plus avancée.
    D'autre part, le Christianisme entre les mains des protestants japonais, nationalistes et indépendants, subit toutes sortes de transformations dont la plus radicale est celle qui consiste à supprimer le surnaturel, et à tout expliquer par le panthéisme. Enfin pour être complet, il faut ajouter à ces erreurs, celles que la libre-pensée, mère de la révolution radicale, propage au Japon comme ailleurs, et par les mêmes moyens, en attaquant les bases fondamentales de la société humaine, c'est-à-dire la religion, la morale, l'autorité, la famille, la propriété ; il n'y a. que la Patrie dont l'idée n'ait pas encore été discutée, du moins ouvertement, car la conscience publique ne le permet pas jusqu'à présent.

    68. Tenshu kôkyô yôri. Catéchisme (édition officielle simplifiée pour Tôkyô, en caractères latins). Yokohama, 1899, in-18, pp. 100.
    69. Tenshu kyô shôryaku. Abrégé du même, par M. VIGROUX. Yokohama, 2e édit., 1897 ; 1903, in-18, pp. 34.
    70. Nagasaki no kôkyô yôri. Catéchisme de Nagasaki.
    71. Shogaku yôri. Catéchisme des commençants.
    72. Seikyô shogaku yôri. Catéchisme des commençants, par M. VIGROUX. Tôkyô, 1882, in-8, pp. 92.
    73. Kôkyô shôryaku. Abrégé de catéchisme ; examen pour la 1re communion, par M. TULPIN. Nagoya, 1897, 3e fasc. in-12, pp. 34.
    74. Kôkyô shôho. Catéchisme élémentaire de la religion catholique, par M. SALMON. Nagasaki, 1re édit., 1899 ; 2e édit., 1901 ; 3e édit., 1902 ; 4e édit., 1904 ; 5e édit., 1909 ; Osaka, 6e édit., 1912, in-12, pp. 82.
    75. Shôni no kôkyô-shiori. Guide catholique des enfants ou petit catéchisme des enfants, par M. RAGUE T. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1912, pp. III-66.
    76. Kôkyô yôri furoku. Supplément au catéchisme, par M. NAGATA. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1910, in-18, pp. 23.
    77. Kôkyo shakugi. Catéchisme expliqué, par M. BROTELANDE. Tôkyô, 1re edit., 1887 ; 2e édit., 1895 ; 3e édit., 1897, 2 vol., in-12, pp. 410, 526.
    78. Oshie no shiori. Le guide de la religion, par M. DARIDON. Imp. Rikkyosha, Tôkyô, 1910, in-12, pp. 95.

    JANVIER FÉVRIER 1917, N° 113

    Après ce rapide exposé, est-il besoin de dire pourquoi les missionnaires qui vivent au milieu de ce peuple, qui voient, qui comprennent, et qui ont a coeur l'honneur de l'Eglise qu'ils représentent, et le bonheur d'hommes qu'ils voudraient sauver, est-il besoin de dire pourquoi, non contents de parler, les missionnaires ont recouru au tract, au journal, à la brochure, au livre, pour tâcher de faire pénétrer au moins quelques étincelles de vérité dans des milieux où leur personne, n'est pas admise, de mettre quelques raisons de foi et de bon sens sous les yeux d'hommes qui ne viennent pas les entendre.

    Comment s'est faite l'évangélisation par les livres ?

    79. Tsûzoku shûkyô kaitei. Explication du catéchisme, par M. JOLY. Tôkyô, 1907, 2 vol., in-12, pp. 42, 166.
    80. Pom Kambi. Petit catéchisme Aino, par Mgr BERLIOZ. Yokohama, 1893, in-32, pp. 12.
    81. Kôkyô zukai. Catéchisme en images, par M. DROUART DE LEZEY. Imp. Kokkôsha, Tôkyô. 1re édit., 1900 ; 2e éd. 1901, in-8°, pp. 107.
    82. Kôkyô yôri zukai. Explication du catéchisme en images, par MM. VAGNER ET MASUMOTO. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1910, in-4, pp. 300 ; 1913, in-12, pp. 342.
    83. Kôkyô rikai. Explication du catéchisme (2e partie, les commandements de Dieu), par M. RAGUET (la 1re et 3e en préparation). Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1913, in-12, pp. 459.
    84. Kôkyô rikai. Explication de la religion, par M. RAGUET. Imp. Kokkôsha, Tôkyô, 1900, 1er fascicule, in-12, pp. 23.
    85. Kôkyô yôgi. Exposition de la doctrine catholique, par M. DROUART DE LEZEY. Imp. Kokkôsha, Tôkyô, 1907, in-12, pp. 193.
    86. Kôkyô shigwansha no tomo. L'ami du catéchumène, par M. LSSARRAGUE. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1913. in-12, pp. 124.
    87. Tenshu kokyo yôri (Senrei shigansha yô). Catéchisme à l'usage des catéchumènes). Imp. Fukuin, Yokohama, 1905, in-18, pp. 81.
    88. Shukyô-teki katei kyôiku. Enseignement de la religion dans la famille, par MM. LISSARRAGUE et HORIE. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1913 in-8. pp. 88.

    Péniblement, pour plusieurs raisons. D'abord, sur beaucoup de sujets, il est difficile au missionnaire de se procurer ou d'acheter les livres dont il aurait besoin pour se renseigner et pour étudier lui-même avant d'écrire. Le prêtre doit se tenir a son poste ; il a rarement l'occasion d'étudier avec d'autres ses vues et ses idées ; ensuite, si tant et tant de questions de toutes sortes sont malaisées à traiter même de vive voix, à plus forte raison le sont-elles par écrit, dans une langue aussi compliquée que la langue japonaise. Il faut renoncer à écrire soi-même, et se résigner simplement à emprunter la main d'un autre ; mais cet autre, encore faut-il le rencontrer. De plus, pour faire rédiger et publier, il en coûte ; or, dans des missions comme celles du Japon, où la pauvreté est extrême, le missionnaire est réduit pour un labeur de ce genre à ses propres ressources. Quêter au dehors est presque inutile. Pour bâtir une église, ouvrir un hôpital ou un orphelinat, on trouve aisément des secours ; mais quand on demande pour publier des livres, il est rare que l'on obtienne même une réponse. Missionner en pays infidèle et composer des livres sont deux idées, qui ne se sont pas encore associées dans l'esprit de beaucoup de chrétiens d'Europe, même des plus fervents.
    D'ailleurs, il faut bien lavouer, cette sorte de travail n'est pas, en général, celui que les missionnaires préfèrent. Le ministère actif, aller, venir, faire des connaissances personnelles, revenir quelquefois harassé, mais content, leur convient beaucoup mieux. Ce n'est pas pour passer la meilleure partie de leur vie sur des livres qu'ils sont venus au bout du monde. Cependant si l'on considère bien les choses, ce ne sont pas deux ministères différents, c'est une double forme du même zèle ; et loin de s'exclure l'un l'autre, ils s'appellent au contraire et se complètent mutuellement.

    89. Shindô no annai. Guide de la vraie voie, par M. MAYRAND. Tôkyô, 1895, in-12, pp. 23.
    90. Senrei no kaisetsu. Explication du sacrement de Baptême, par M. CETTOUR.
    91. Reimei no koto. Les noms de baptême. Origine et raison d'être, par M. LIGNEUL (Supplément de la revue Tenshu no Bampei).
    92. Katei ni okeru jidô no jumbi. Préparation à la première communion, par M. LISSARAGUE. Imp. de l'Orphelinat, Osaka.
    93. Shiken. Examen avant la Confirmation et la première communion, par M. VIGROUX. In-12, pp. 10.
    94. Kenshin no hiseki. La Confirmation, par M. RAGUET. Nagasaki. 1896 ; 1900 ; 1910. Imp. Saint-Joseph ; Osaka. 1912, in-18, pp. 40.

    VI. LIVRES DE PIÉTÉ. SERMONS

    95. J.-C. no mohart. Imitation de Jésus-Christ, par M. PAUL KUNISADA. Imp. Shoheikan, Tôkyô, 1906. in-16, pp. XIV-577.
    96. Shûtoku shinan. Perfection chrétienne (d'après RODRIGUEZ) par M. KATAOKA. Nagasaki, 1er vol., 1897. in-12, pp. X-462; 2e vol., 1902, in-12, pp. 530; 3e vol., 1907, in-12, pp. 483.
    97. Kwantoltu no shiori. Guide de la perfection chrétienne par M. RAGUET. Imp. Saint-joseph, Osaka, 1er vol., 1912, in-18, pp. IIC-302

    Les prêtres des Missions Etrangères au Japon l'ont ainsi compris. En examinant la bibliographie des quatre diocèses qu'ils administrent, Tôkyô, Nagasaki, Osaka, Hakodaté, et en la comparant à celles des autres missions, même des plus anciennes, on est surpris du nombre considérable de livres publiés en si peu de temps et par des ouvriers si peu nombreux. Cette surprise augmente encore à mesure que l'on constate la grande diversité de ces ouvrages, traitant à peu près tous les sujets, depuis les plus élémentaires du catéchisme jusqu'aux plus élevés de la philosophie. Plus de 300 ouvrages, dont plusieurs d'une valeur réellement scientifique, ont ainsi été composés. Sans témérité aucune, on peut affirmer que, sous ce rapport, nulle part au monde le souffle fécond de l'Esprit de Dieu ne s'est manifesté plus merveilleusement que dans l'Eglise renaissante du Japon. Ajoutons encore, en terminant cet aperçu général, que ces 300 ouvrages ont été tirés, les uns à 1000 exemplaires, les autres à un plus grand nombre ce qui fait près d'un demi million de livres catholiques répandus dans tout le Japon.
    Ce sont d'abord les livres indispensables pour l'instruction des catéchumènes et des fidèles, Catéchisme et Livre de prières, Explication du Catéchisme, Abrégé de l'Histoire Sainte, Vie de Notre Seigneur Jésus-Christ, Notion de la Vraie Eglise ; puis ce qu'il faut pour entretenir la foi et nourrir la piété : Méditations, Visites au Saint-Sacrement, Pensez-y bien, Combat spirituel, Perfection chrétienne ; des lectures intéressantes et instructives : Vie de saint François-Xavier, Vie des Saints, Histoire des Martyrs Japonais et des persécutions au Japon ; voyages aux pays étrangers et romans chrétiens, entre autres Fabiola traduit en japonais.

    98. Toku no ishizue. La base de la perfection (tiré de saint ALPHONSE DE LIGUORI), par l'INSTITUT SAINT-JOSEPH. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1912, in-12, pp. II-290.
    99. Shinsen. Le Combat spirituel, par M. RAGUET. Imp. Toa, Tôkyô, 1907, in-32, pp. XXI-812.
    100. Kôkyô nikka. Journée chrétienne, par le VICARIAT APOSTOLIQUE DU JAPON SEPTENTRIONAL. Tôkyô, 1re édit., 1884, in-12, pp. 238; 2e édit., 1889, n-24, pp. 238.
    101. Christo no shinja no yômu. La journée du chrétien, par M. URAKAVA. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1911, in-12, pp. VIII-648.
    102. Shinto kôkwan. Le Trésor du chrétien, par M. A. CLÉMENT. Yokohama, 1899, in-18, pp. 704.
    103. Kôfuku no michi. Le Chemin du bonheur, par M. LIGNEUL. Imp. Kokkôsha, Tôkyô, 1900, in-18, pp. 48.
    104. Sujônen. Pensez-y bien, par M. LEMARÉCHAL. Yokohama, 2e édit., 1900; 3e édit., 1904, in-16, pp.II-204
    105. Aishu kingen. Paroles d'or sur l'amour de Dieu. Imp. Saint-Joseph, Osaka, in-24, pp: 46.
    106. Seiai hairyôben. La Communion fréquente (de Mgr DE SÉGUR), traduction de M. ISHIBASHI. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1910, in-18, pp. 102, avec suppl. pp. 23, sur la messe.

    Mais de tous les ouvrages publiés jusqu'à ce jour, les plus importants, et ceux qui représentent la plus grande somme de travail et de persévérance, sont la traduction japonaise du Nouveau Testament en entier, un Dictionnaire français japonais complet de la langue telle qu'elle est aujourd'hui, un Dictionnaire japonais français, un Dictionnaire illustré de l'histoire et de la géographie du Japon depuis l'antiquité la plus reculée. Longtemps avant ces derniers travaux, d'autres avaient été entrepris pour l'utilité des missionnaires : grammaires, lectures, conversations en japonais ; ils sont mentionnés au catalogue.
    A côté des livres, il y a place et une grande place pour les brochures ; aussi ces publications sont-elles assez nombreuses. Elles ont été composées, selon l'occurrence, pour l'instruction particulière de telle chrétienté, pour répondre à une question, pour résoudre une difficulté de rencontre. Souvent la discussion commencée dans une conversation s'achève dans un petit écrit qui, livré au public, ira porter à d'autres la réponse. Quelquefois, ce sont des conférences dont le sujet traité plus à fond est devenu la matière d'une brochure utile. C'est ainsi que des instructions prêchées il y a plus de vingt ans, devant des auditoires païens, et réunies en un volume, ont rendu et rendent encore le plus grand service comme introduction au Catéchisme ; tel, le livre du P. Drouart de Lezey, Vérités fondamentales.

    107. Yutaka naru kesshin. Féconde résolution, de recevoir la sainte communion, par l'INSTITUT SAINT-JOSEPH. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1911, in-32, pp. 16.
    108. Seitai hairyô no tebiki. Manuel pour la réception de la communion, par l'INSTITUT SAINT-JOSEPH. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1911, in-32, pp. 52.
    109. Seitai hairyô ni tsuite kyôchoku. Traduction des deux décrets de Pie X sur la communion, par M. NAGATA. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1912, in-18, pp. 32.
    110. Seitai reihai no michibiki. Visites au Saint-Sacrement, par M. LEMARÉCHAL. Yokohama. 1re édit., 1890, in-12, pp. 129 ; 2e édit., 1894, in-16, pp. 233.
    111. Seitai hômon. Visites au Saint-Sacrement (de saint ALPHONSE DE LIGUORI), traduction par M. UAKAWA. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1912, in-18, pp. II-200 supplément pp. 80.
    112. Mi kokoro no gijôhei. Recueil de la garde d'honneur, traduction de M. BOUSQUET. Imp. Saint-Joseph, Osaka, in-24, pp. 10,
    113. Go Kunan no mokusô. L'horloge de la Passion (de saint ALPHONSE DE LIGUORI), traduction par M. WAKITA. Tôkyô, 1908, in-24, pp. 456.
    114. Seigen hyakuki. Cent pensées saintes, par l'INSTITUT SAINT JOSEPH. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1911, in-32. pp. 87.
    115. Kinsho. Le livre d'or de l'humilité, traduction par M. LIGNEUL. Imp. Shueisha, Tokyô, 1888. in-32, pp. 121.

    Enfin, en suivant le mouvement de l'opinion et les événements au jour le jour, l'occasion s'est présentée d'aborder et de traiter plus ou moins à fond un grand nombre de questions de toutes sortes, concernant la religion, la philosophie, l'éducation, la morale, la famille, la vie publique, la vie religieuse. Les plus importantes de ces questions ont fourni la matière d'une série de volumes qui se suivent dans un ordre à peu près logique, depuis la prétendue incompatibilité qui existe entre le christianisme et la constitution de la société japonaise, jusqu'à l'exposé complet, quoique abrégé, de la théologie catholique.
    Dans cette voie, les missionnaires n'ont pas rencontré que des roses. M. Ligneul, l'apôtre qui a jeté le plus d'ouvrages catholiques dans le monde japonais, raconte ces quelques faits qui ont marqué ses débuts dans la carrière d'écrivain :

    116. Mirai no kibô. Le chemin de la vie future, par M. ISHIBASHI CHUWA. Imp. Saint-Joseph., Osaka, 1re édit., 1910 ; 2e édit., 1911, in-18. pp.V-173.
    117. Zaïgen seibatsu. La lutte contre les péchés capitaux (d'après saint ALPHONSE DE LIGUORI), par M. ISHIBASHI. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1911, in-18, pp. IV-546
    118. Teitoku hokan. Miroir de la pureté, par M. MAEDA. Tôkyô, 1894, in-18, pp. X-200.
    119. Kaiten kokkai yôketsu. Le ciel ouvert par la confession sincère, par M. LEMARÉCHAL. Yokohama, 1894, in-12, pp. 206.
    120. Nokusô michibiki. Méditations, par M. TOMATSU. Tokyô, 1893, in-18, pp. III-142.
    121. Nokusô Yôteki. Recueil des méditations de retraite de la paroisse d'Asakusa, en 1894, par M. BROTELANDE. Imp. Kinkôdô, Tôkyô, 1894, in-12, pp. 95.
    122. Zenshû no junbi. Préparation à une bonne fin, par M. MARMONIER. Osaka, 1910, in-12, pp. 330.
    123. Kenteki. Petits sermons, par M. ARAYA. 3 vol.
    124. Hanachiru sato syra (Que votre nom soit sanctifié), petite nouvelle sur la 1er demande du Pater, par GAEL DE SAIAN, traduction par l'INSTITUT SAINT-JOSEPH. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1910, in-12, pp.51.
    125. Wasure gatarni. Le testament (Que votre règne arrive), petite nouvelle sur la 2e demande du Pater, par GAEL DE SAIAN, traduction par l'INSTITUT SAINT-JOSEPH. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1911 ; in-12, pp. 58.

    « Un docteur japonais très connu, président de la Faculté des Lettres à l'Université Impériale de Tôkyô, avait publié un volume de plus de 300 pages, pour établir que la religion chrétienne est incompatible avec l'existence même de la société japonaise telle qu'elle a été jusqu'à maintenant. En effet, la nation japonaise tout entière repose sur le patriotisme. Les quarante millions d'hommes qui la composent ne forment qu'un seul corps, dont l'Empereur est la tête. Dans la personne du Souverain sont incarnés l'âme de toute la nation, sa gloire, sa force, ses intérêts. L'autorité du Souverain n'est autre que celle des dieux fondateurs de l'Empire, divins Ancêtres dont le « Fils du ciel » est le représentant, l'héritier et le continuateur, pour le bien unique de son peuple. Or, d'après la religion chrétienne, même l'Empire du Soleil levant et ses habitants n'ont pas d'autre origine que le reste du monde. Peuples ou Souverains, tous les hommes sont égaux devant le même Dieu, et c'est par ce Dieu, que tous les rois règnent ; il n'y a d'exception pour personne.

    126. Kandai. Coeur généreux (Que votre volonté soit faite), par l'INSTITUT SAINT-JOSEPH, petite nouvelle sur la 3e demande du Pater Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1911, in-12, pp. 54.
    127. Kinan. En détresse (Donnez-nous aujourd'hui notre pain), petite nouvelle sur la 4e demande du Pater, par l'INSTITUT SAINT-JOSEPH. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1911, in-12, pp. 51.
    128. Dorei no urami. La haine d'un esclave (Pardonnez-nous nos offenses) nouvelle sur la 5e demande du Pater, par l'INSTITUT SAINT-JOSEPH. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1911; in-12, pp. 55.
    129. Sukui. Sauvée (Ne none laissez pas succomber), par l'INSTITUT SAINT-JOSEPH. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1912, in-12, pp. 49.
    130. Oki ye. Au large (Delivrez-nous du mal), par l'INSTITUT SAINT-JOSEPH. Imp. Saint-Joseph, Osaka. 1912, in-12. pp. 42.
    131. Seibo kwai in no Michibiki. Guide des Enfants de Maria, par M. LEMARÉCHAL. Yokohama, 1890, in-12; pp.46.
    132. Seibo sôkei. La dévotion envers la Sainte Vierge, par M. LEMARÉCHAL. Yokohama, 1905, in-18, pp. 340.
    133. Seibo Maria no 7 no kanashimi. Les 7 douleurs de la sainte Vierge (d'après soint ALPHONSE DE LIGUORI), par M. URAKAWA. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1910, in-24, pp. 108.
    134. Rosario shôkai. Explication du rosaire, par l'INSTITUT SAINT-JOSEPH. Imp .Saint-Joseph, Osaka, 1911, in-24. PP.156

    Contre cet enseignement si lumineux, l'auteur du livre dont nous parlons réunit tous les préjugés nationaux, auxquels il joignit en même temps les attaques les plus populaires des libres-penseurs étrangers contre la religion chrétienne. Ce livre très habilement écrit, et vraiment entravant pour des Japonais, eut un retentissement immense. Pour tâcher d'en atténuer l'effet, l'Archevêque (alors Mgr Osouf ) désira qu'une réfutation en fût faite, aussi complète que possible, en suivant l'auteur page par page. La tâche n'était pas aisée. Montrer ce qu'il y avait de faux ou d'exagéré dans les affirmations de l'auteur n'était pas difficile ; mais le point délicat était que, par la nature même du sujet, on était obligé de toucher à ce qu'il y a de plus sensible dans l'âme japonaise, et d'y toucher sans la blesser... Par inexpérience et par maladresse je n'y réussis pas. Il m'échappa, à moi et au jeune Japonais qui m'aidait dans ce travail, quelques expressions qui furent trouvées blessantes ; notre livre Religion et Patrie fut arrêté par la censure, et la publication en fut interdite par la police. Notre condamnation parut à l'Officiel, et mon Japonais surtout fut très maltraité par certains journaux ; on l'appela « un vil esclave, à la solde d'un étranger, pour déshonorer, son pays ». Hélas, les journalistes qui écrivaient ces choses ne nous connaissaient guère ni l'un ni l'autre.
    Ce n'est pas tout. Il y avait alors à Tokyo une quantité d'étudiants déclassés qui vivaient d'aventures ; on les appelait en japonais « Soshi » ; robustes chevaliers, pourfendeurs de profession, toujours prêts à faire le coup de, poing pour quelque « cause d'honneur » ; ce furent les plus embarrassants. Il en vint à plusieurs reprises à la mission, qui voulaient absolument avoir « ce livre ». « Pourquoi le voulez-vous, puisqu'il est défendu de le montrer ? Ici nous enseignons à observer les lois qui ne sont pas injustes, nous ne pouvons pas y manquer. Pour quelques expressions jugées trop peu respectueuses, la censure a interdit de répandre ce livre, il ne sortira pas d'ici ». En effet, ce fut Mgr Osouf lui-même qui se chargea de le brûler ; cette année-la le bon saint homme eut du papier pour allumer son feu pendant tout l'hiver.

    (A suivre).


    135. Ave Maria. Nouvelle sur l'Ave Maria. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1911, in-12, pp. 42.
    136. Seishin Seigetsu. Mois du Sacré Coeur, par M. NAGATA. Osaka, 1910, in-18, pp, III-115.
    137. Seibo Maria no eiyo. Les gloires de Marie (par saint ALPHONSE DE LIGUORI) traduction par l'INSTITUT SAINT-JOSEPH. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1914, in-18, pp. XXIX-493.
    138. Seibo Maria no tsuki. Mois de Marie, par M. NAGATA. Osaka, 1911, in-18, pp. III-187.
    139. Sei Joseph no tsuki. Mois de saint Joseph, par M. NAGATA. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1912, in-18, pp. 135.
    140. Saint François-Xavier no kokonoka shugyô. Neuvaine à saint François-Xavier, par M. CLÉMENT. Tôkyô, 1899, in-32, pp. 110.
    141. Shudosha no kokoroe. Memento du religieux (Traduction des conseils aux religieux, par saint ALPHONSE DE LIGUORI) par M. URAKAWA. Imp. Saint-Joseph, Osaka, 1913, in-18, pp. 202.

    VII. PHILOSOPHIE. CONTROVERSE

    142. Tetsugaku nyûmon. La porte de la philosophie (de TONGIORGI) traduction par MM. MIKAMI et TAMURA. Tôkyô, 1888, in-12, pp. 64.
    143. Irin tetsugaku. Philosophie morale (de TONGIORGI) traduction. Tokyo, 1888, in-12, pp. 96 ; 1906, in-12, pp. 100.

    1917/25-41
    25-41
    Japon
    1917
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