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Lettre dun partant à Mme la présidente

Lettre dun partant à Mme la présidente A bord de 1'Indus, 25 novembre 1898. Loin de la France, naturellement mon esprit se reporte vers ces âmes qui m'ont fait quelque bien. Et je vous compte. Madame, au nombre de ces âmes ardentes, dévouées, qui ont laissé en moi un souvenir ineffaçable. Toute ma reconnaissance donc à vous d'abord, et ensuite à vos chères coopératrices qui, animées d'un commun zèle, travaillent à la belle oeuvre des Jeunes Partants.
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    Lettre dun partant à Mme la présidente

    A bord de 1'Indus, 25 novembre 1898.


    Loin de la France, naturellement mon esprit se reporte vers ces âmes qui m'ont fait quelque bien. Et je vous compte. Madame, au nombre de ces âmes ardentes, dévouées, qui ont laissé en moi un souvenir ineffaçable. Toute ma reconnaissance donc à vous d'abord, et ensuite à vos chères coopératrices qui, animées d'un commun zèle, travaillent à la belle oeuvre des Jeunes Partants.

    J'aurais voulu vous dire plus tôt combien j'ai été ému, le mardi soir, veille de notre départ, là, dans ce petit oratoire de Nazareth, au milieu de ces pieuses Dames qui, après avoir travaillé toute la journée à la confection du trousseau des Partants, venaient demander à Jésus-Hostie de bénir ceux qu'elles aimaient d'un amour presque maternel. Je vois aussi la réunion au jardin où tous ensemble, agenouillés aux pieds de la Vierge Immaculée, nous priions l'Étoile de la mer de donner aux navigateurs novices une heureuse traversée. Tous ces souvenirs sont gravés dans mon esprit, et, s'il plaît à Dieu, ils ne s'effaceront pas de sitôt.

    Les Partants que vous avez vus grandir, devenir prêtres, voguent lentement vers leur Mission. Déjà, ils ont payé leur petit tribut au mal de mer ; ils ont commencé leur vie apostolique par un malaise général du à une mer très agitée. Ils ont souffert en silence, pour Dieu, pour les âmes qui les attendent là-bas. Ils ont pensé une fois de plus à la grandeur du sacrifice qu'ils avaient fait, et dans une espèce de fierté bien légitime, ils se sont redressés en disant : Peu importe, pas de lâcheté, c'est pour Dieu!

    Demain matin, nous toucherons à Suez, et ce sera de cette ville que cette lettre, expression de notre reconnaissance pour vous et vos collaboratrices, partira pour vous dire merci, union de prières et au revoir au ciel.

    Excusez, Madame, le décousu de mes idées. Je vous écris avec une tête secouée depuis cinq jours comme jamais elle ne l'avait été...

    P. F.


    LETTRE DE MADAME LA PRÉSIDENTE DE L'oeuvre

    29 décembre 1898.

    Mon Père,


    Je suis loin de Nazareth, loin du cher Séminaire. Le devoir m'a imposé ce sacrifice ; pour me consoler un peu, je vous adresse ce récit bien simple, mais qui vous prouvera une fois de plus combien l'on aime l'OEuvre et les chers Partants. Eux rêvent le martyre pour leurs étrennes ; mais nous, leurs mères, leurs surs, leurs servantes, nous sommes heureuses de leur donner tout ce que nous pouvons pour leur viatique lointain.

    Une, sainte âme que je voyais dernièrement, grand'mère de neuf petits-enfants, et qui a soufflé de son amour pour les missionnaires dans tous ces jeunes curs, me disait avec une joie que reflétait un doux visage encadré de cheveux blancs : « J'ai déclaré à mes petits-enfants, puisque tous veulent en certains jours de l'année : à ma fête, au premier de l'an, me prouver leur amour en me faisant un petit présent, que le grand bonheur pour moi serait de les voir penser aux Partants. Maintenant chacun de me porter, les uns leurs petites économies, les autres quelque objet confectionné de leurs mains. Voilà pourquoi ma cueillette est plus considérable et plus agréable aussi au bon Dieu ».

    Si dans chaque famille où le missionnaire est aimé, l'obole des anges se joignait à celle des parents, nos chers Partants y gagneraient, et nous encore plus!


    La Servante des Apôtres,

    MARIE DE SAINT-JEAN.

    PAIN DE SAINT ANTOINE

    PAIN DES APOTRES

    REMERCIMENTS


    « Merci, saint Antoine! Je viens de recevoir ma petite rente, et voici votre part 5 francs comme c'est convenu, pour les bons Pères. Bénissez leurs travaux, aplanissez pour eux les épines du chemin, et que tout ce \qu'ils font soit pour la plus grande gloire de Jésus ».

    ***

    « Je vous envoie mon pain du bon saint Antoine 10 francs. Que mon puissant protecteur soit béni! Je suis enfin chez moi depuis le 1er décembre. Vve B ».

    ***

    « Je vous adresse ci-joint en timbres-poste la modique somme de Io francs pour le pain des Apôtres, pain de saint Antoine, en reconnaissance de plusieurs faveurs signalées obtenues, et pour une affaire temporelle dont le saint s'est déjà occupé et qu'on le prie de continuer à prendre sous sa protection et de faire réussir. Merci au bon saint Antoine de Padoue! P.D ».

    ***

    « Je vous envoie 10 francs pour le pain de saint Antoine, .pain des Apôtres, pour remercier le grand saint d'une grâce obtenue et lui recommander l'avenir de deux jeunes gens».

    DEMANDES

    Une mère recommande sa tille malade depuis trois ans et promet une offrande à saint Antoine.

    ***

    « Saint Antoine de Padoue, bien-aimé de Jésus, obtenez-moi la grâce d'are appelée auprès des malades à qui je puisse faire du bien Une religieuse garde-malade ».

    ***

    Une jeune fille demande à saint Antoine la grâce de convertir son fiancé, et donnera une petite aumône pour le pain des Apôtres, si elle est exaucée.

    ***

    « O mon bien-aimé saint Antoine, je viens encore solliciter votre puissant secours pour la réussite d'une affaire très importante. J'espère d'avance que vous me l'obtiendrez, puisque vous ne m'avez jamais fait défaut dans tout ce que je vous ai demandé jusqu'ici. Je vous promets la petite offrande de 7 francs pour mes bons pères missionnaires, aussitôt la chose obtenue. Et après, j'aurai dautres grâces à vous demander, car j'aurai toujours besoin de votre grande protection. V. J ».

    ***

    « Grand saint Antoine, je me recommande, à vous dans ce grand désastre qui nous menace. Je vous promets 5 francs pour le pain des Partants, si vous me faites sortir sain et sauf de ce mauvais pas. Si vous nous exaucez, nous le ferons inscrire dans les Annales. Saint Antoine, protégez-nous! L. N., à Aix ».

    ***

    « Mon bon saint Antoine, accorde-moi la place que je te demande; je te promets 5 francs pour tes pauvres, et si je gagne beaucoup, tes pauvres ne seront pas oubliés. Tu sais comme je suis dans la peine... Oh! Je compte sur toi ».

    ***

    « Grand saint Antoine, nous venons vous demander de nous obtenir la grâce que nous sollicitons auprès de vous depuis quelque temps ; nous vous en prions, aidez-nous! Pour voué remercier, nous nous engageons à vous donner 100 francs répartis ainsi : 25 francs pour le pain des pauvres ; 25 francs pour l'OEuvre des .Partants, et 50 francs pour un missionnaire parti au mois d'août dernier. De plus, nous donnerons chaque semaine, pendant un an, à dater du jour où vous nous aurez exaucés, 0 fr. 50 pour le pain des pauvres. Nous nous recommandons aux prières des associés. Vve M, à M ».


    RECOMMANDATIONS


    Nous recommandons aux prières de nos associés l'Église, la France, le Souverain Pontife, les familles de nos Partants, nos séminaristes soldats, la Société des Missions-Étrangères.

    Une jeune fille très malade. L'avenir d'un jeune homme. Un mariage. Trois affaires importantes. Six malades. Deux marins. Cinq jeunes gens et leurs examens. Une mère désolée et son fils décédé loin de tout secours religieux. __ Un jeune soldat. Quatre petits enfants et leur père. La fin d'un procès. Les ouvrières et la zélatrice si dévouée du Pont dAubenas. Un commerce très éprouvé. La conversion d'une famille. L'avenir de deux jeunes gens. La solution d'une affaire difficile. Un jeune séminariste. Une jeune fille attendant l'heure de Dieu pour entrer en religion. Une personne en butte à de grands combats, et qui désire obtenir une soumission pleine et entière à la volonté de Dieu. La réussite d'un projet. La guérison et la conversion d'un père de famille. Une paroisse, son pasteur et plusieurs personnes qui ont fait preuve de dévouement à notre OEuvre. Une malade. Deux élèves des Frères. Une mère et ses sept enfants. Une grand'mère et ses intentions. La réussite d'une affaire temporelle. Plusieurs familles. L'heureuse solution d'une affaire très importante. Une famille. Quatre défunts au nom desquels on a fait une offrande de 30 francs. Une famille extrêmement éprouvée.




    "
    1899/42-46
    42-46
    Inde
    1899
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