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Les soeurs de l'Instruction charitable du Saint-Enfant Jésus

Les soeurs de l'Instruction charitable du Saint-Enfant Jésus Note sur les maisons établies au Japon par les soeurs de l'Instruction charitable du Saint-Enfant Jésus, dites Dames de Saint-Maur : Dès 1860, Monsieur Girard, des Missions Etrangères, alors supérieur de la mission du Japon, parla aux religieuses de Saint-Maur, établies à Singapore, d'une fondation future dans ce pays. Elles en accueillirent la pensée avec grande joie et ferveur, et songèrent dès lors à la préparer.
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    Les soeurs de l'Instruction charitable du Saint-Enfant Jésus

    Note sur les maisons établies au Japon par les soeurs de l'Instruction charitable du Saint-Enfant Jésus, dites Dames de Saint-Maur :

    Dès 1860, Monsieur Girard, des Missions Etrangères, alors supérieur de la mission du Japon, parla aux religieuses de Saint-Maur, établies à Singapore, d'une fondation future dans ce pays.
    Elles en accueillirent la pensée avec grande joie et ferveur, et songèrent dès lors à la préparer.
    Mère Sainte Mathilde, supérieure du couvent de Singapore, en entretint la supérieure Générale, la Très Honorée Mère de Faudoas, qui entra pleinement dans ses vues, mais qui attendit les moments de Dieu.
    En 1872, plusieurs soeurs avaient été envoyées à Singapore pour une fondation qui avaient été promise au Siam, mais diverses circonstances retardèrent cette oeuvre, et ce fut le Japon qui profita des sujets envoyés pour Bangkok. Voici dans quelles circonstances : Au commencement de mai 1872, les Soeurs de Singapore s'étaient senties pressées de se préparer avec une grande ferveur à la fête de la Pentecôte qui tombait, cette année-là, le 20 mai. Elles suivirent avec beaucoup de fidélité cette invitation de la grâce, et la veille même du saint jour de la Pentecôte, Mère Sainte Mathilde recevait de Mgr Petitjean une lettre fort inattendue, puisque, jusque-là, elle ne connaissait même pas l'écriture du Vicaire apostolique du Ja-pon. Sa Grandeur demandait des religieuses pour sa mission, mais en ajoutant que, si nous ne pouvions partir par le prochain steamer, il fallait considérer sa demande comme non avenue. Mère Sainte Mathilde, partagée entre ses plus ardents désirs et la crainte qu'une telle condition ne rendît la fondation impossible, fit appel aux conseils du Vicaire apostolique de Singapore, Mgr Leturdu. Celui-ci, tout dévoué à la Congrégation et désirant pour elle ce nouveau champ d'apostolat, suggéra à Mère Sainte Mathilde de consulter par télégramme la Très Honorée Mère de Faudoas. On avait le nombre de sujets voulu à Singapore pour accepter, mais on ne pouvait leur donner une autre destination que le Siam, sans le consentement de la Supérieure Générale. Nouvelle circonstance providentielle : il y avait trois ou quatre jours à peine qu'une ligne télégraphique reliait la Malaisie à l'Europe ! Aussitôt donc, la Mère Sainte Mathilde envoya à la Supérieure le télégramme suivant : « Japon demande soeurs immédiatement ; pouvons envoyer ; Siam pas prêt ; Monseigneur approuve ; télégraphiez réponse ». — De part et d'autre, le saint jour de la Pentecôte se passa dans de grandes et saintes pensées — et ce jour-là, vers midi, la Très Honorée Mère de Faudoas envoyait à ses filles de Malaisie le « oui» si ardemment désiré. Il fut reçu le lundi matin à Singapore.
    Le 10 juin suivant, Mère Sainte Mathilde accompagnée de quatre soeurs, dont l'une d'elles, soeur Saint Norbert, devait être supérieure de la nouvelle fondation, quittait Singapore. Elles arrivèrent heureusement au Japon, après avoir échappé à un typhon, sur les côtes de Chine. Ce fut donc le 25 juin 1872, de bon matin, que le Volga les amena dans la rade de Yokohama. Mgr Petitjean qui résidait alors dans cette ville leur fit le plus paternel accueil.
    Depuis ce temps, malgré les épreuves multiples qui ne manquent jamais aux oeuvres de Dieu leurs établissements n'ont pas cessé de prospérer et de grandir sur la terre japonaise. Les renseignements suivants le prouvent ; ils se rapportent à l'année 1903.

    MAISON THE YOKOHAMA, FONDÉEB EN 1872.

    Elle comprend actuellement :
    Classes européennes et japonaises payantes, environ 200 élèves.
    OEuvres d'hospitalisation : petit hôpital japonais, orphelinat, crèche, asile, 500 personnes.
    De plus, les soeurs visitent les hôpitaux européens et japonais, les malades à domicile et tiennent un dispensaire.

    MAISON DE TOKIÔ, FONDÉE EN 1875.

    Elle comprend actuellement un cours pour les jeunes filles nobles japonaises, des classes européennes et japonaises payantes. Les élèves dépassent la centaine.
    OEuvres d'hospitalisation, semblables à celles de Yokohama : 250 à 300 personnes. Mêmes oeuvres charitables qu'à Yokohama.

    MAISON DE SHIZUOKA FONDÉE EN 1903.

    Un Pensionnat japonais payant : les élèves étaient une cinquantaine la 1re année.
    L'enseignement est donné en français, en anglais et en japonais.
    Les enfants japonaises des orphelinats ont aussi des maîtresses qui suivent les programmes du gouvernement. On leur apprend à travailler et à gagner leur vie dans des ouvroirs ; on les place ou on les marie.
    Le cours pour les jeunes filles nobles est établi dans le voisinage du palais impérial, et il est fréquenté par des élèves de la haute société japonaise qui viennent y apprendre le français ou l'anglais, les arts d'agrément et les manières européennes. Les dames d'honneur de l'Impératrice, des filles de Ministres et d'autres plus haut placées encore sont déjà venues y apprendre les langues étrangères.
    L'organisation de ces Maisons permet de faire du bien à toutes les classes de la société et aux personnes de toute nationalité ; souvent même, de toute religion. A Yokohama, les Soeurs n'ont pas de plus fidèles bienfaiteurs que les protestants qui leur signalent souvent des misères à secourir. L'une des oeuvres les plus fructueuses est la visite des malades à domicile ou dans les hôpitaux, et les soins donnés aux pauvres auxquels on distribue gratuitement des remèdes. Très grand est depuis 1872 le nombre d'âmes qui, par ces différents moyens, ont connu le chemin du ciel et l'ont suivi. Chaque année les Sœurs comptent de 200 à 250 baptêmes, dans leur maison ou au dehors.

    1904/173-175
    173-175
    Japon
    1904
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