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Les procures de la société des missions étrangeres

Les procures de la société des missions étrangeres Les rapports des missions avec le Séminaire de la rue du Bac sont assurés par des maisons de correspondances ou procures. Ces procures fournissent avec discrétion au centre de la Société les renseignements utiles ; elles donnent l'hospitalité aux missionnaires allant en Extrême-Orient ou venant en France; elle reçoivent du Séminaire et transmettent à leurs destinataires les objets expédiés, l'argent, etc.
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    Les procures de la société des missions étrangeres

    Les rapports des missions avec le Séminaire de la rue du Bac sont assurés par des maisons de correspondances ou procures. Ces procures fournissent avec discrétion au centre de la Société les renseignements utiles ; elles donnent l'hospitalité aux missionnaires allant en Extrême-Orient ou venant en France; elle reçoivent du Séminaire et transmettent à leurs destinataires les objets expédiés, l'argent, etc.
    Le besoin de ces procures se fit sentir dès les débuts de la Société; aussi la première fut-elle fondée en 1672 et fixée à Juthia, alors capitale du Siam, où s'étaient établis Mgr Lambert de la Motte et ses compagnons d'apostolat.
    Dans le même temps, Mgr Pallu en installait une autre à Bantam, dans l'île de Java, pour le service des missions de la Cochinchine et du Tonkin; mais la difficulté des communications et les dangers de la piraterie la firent supprimer après quelques années.
    Des troubles survenus au Siam obligèrent, en 1684, à chercher un lieu plus tranquille, et, après un essai infructueux à Surate, la procure fut transportée à Pondichéry, où elle demeura jusqu'à la Révolution française.
    En Chine, une procure avait été installée à Canton en 1685. En 1732 elle fut transférée à Macao, et c'est de là que, durant plus d'un siècle, partirent tous les missionnaires qui devaient pénétrer en Chine ou en Indochine.
    En 1785, le P. Letondal y était envoyé comme procureur. Dès les débuts de son administration, il se montra actif et entreprenant. Il négocie avec les autorités civiles et religieuses de Manille l'établissement dans cette colonie espagnole du Collège général qui chassé du Siam par les Birmans, a été transporté en Cochinchine, puis à Pondichéry, où, trop éloigné des missions de Chine et d'Indochine, il a cessé d'exister, faute d'élèves. Le projet d'installation à Manille n'ayant pu aboutir, il se décide pour l'île de Pinang, sur la côte de Malaisie ; il choisit un emplacement à Pulo Tikus, à environ 4 kilomètres de la ville de Georgetown, et c'est là que, aujourdhui encore, s'élève le Séminaire, qui compte 120 élèves, venus de 21 missions et appartenant à 9 nationalités différentes. Non content d'assurer des revenus au Collège qu'il avait relevé, le P. Letondal désirait constituer un capital aux Missions Etrangères ruinées par la Révolution. En 1801 il partit pour le Mexique, où il passa trois années en quêtes continuelles. Plus tard il se rend à Calcutta solliciter la charité anglaise. De là il va à Pondichéry, où il meurt le 17 novembre 1813, ayant, durant 28 ans, travaillé pour le bien général de la Société des Missions Etrangères avec un zèle infatigable.
    Son deuxième successeur, le P. Legrégeois, ayant été rappelé à Paris en 1842, fut remplacé par son assistant, le P. Napoléon Libois. Celui-ci reprit le projet de son prédécesseur et, en 1847, i] transférait la procure à Hongkong, où, sous le gouvernement anglais, les procureurs et les missionnaires, leurs hôtes, devaient trouver plus de tranquillité que sous l'autorité trop souvent tracassière et ombrageuse du Portugal. Le P. Libois exerça pendant près de 20 ans la charge de procureur général ; à cette fonction il joignit, au moins temporairement, celles de Préfet apostolique du Kouangtong et Kouangsi et de Supérieur de la mission du Japon. Cependant le nombre des missions confiées à la Société et celui des missionnaires allant toujours en augmentant, d'autres procures devinrent nécessaires.
    En 1857 le P. Libois se rendait à Singapore et achetait un terrain sur lequel il bâtit une procure, dont le premier titulaire fut le P. Osouf, qui, après avoir été son successeur à Hongkong, devait être un jour le premier Archevêque de Tôkyô.
    En 1864 nouvelle fondation, à Shanghai cette fois, pour le service des missions de l'intérieur de la Chine. Après y avoir installé le P. Cazenave comme procureur, le P. Libois revint à Hongkong. Deux ans plus tard il était rappelé en France et nommé procureur de la Société à Rome. C'est là qu'il mourut en 1872, laissant une réputation justifiée de sagesse et de prudente initiative. On a dit de lui : « Il n'a fait de bruit nulle part et il a fait du bien partout ».
    Après le P. Osouf, son successeur immédiat, la procure générale de Hongkong fut géré par les PP. Lemonnier, Martinet. Les lecteurs des Annales n'ignorent pas que le P. Robert, aujourd'hui premier Assistant du Supérieur de la Société et Directeur de l'OEuvre des Partants, après un stage de 12 ans à Shanghai, a été durant près de 20 ans procureur général à Hongkong et que, en Extrême-Orient, il avait acquis une influence et a laissé une réputation tout à l'honneur de la Société qu'il représentait.
    Son successeur, le Procureur général actuel, est le P. Biotteau.
    A Singapore, après le P. Osouf, la procure fut administrée pendant 10 ans par le P. Patriat, de «maternelle » mémoire, qui devait être, en 1875, le fondateur et le premier supérieur du Sanatorium de Béthanie à Hongkong. Le P. Couvreur exerça pendant plus de 20 ans les fonctions de procureur à Singapore. Le titulaire actuel est le P. Ouillon.
    La procure de Shanghai fut comme le noviciat de la procure générale. On vit successivement les PP. Lemonnier, Martinet, Robert y faire un stage plus ou moins long avant d'être transférés à Hongkong. Aujourdhui c'est le P. Gerey qui en a la charge.
    Enfin en 1901 une quatrième procure fut créée à Saigon pour le service des missions de l'Indochine. Le P. Raclot en fut le premier titulaire. Il eut pour successeur en 1904 le P. Artif, dont le souvenir demeurera longtemps dans la capitale de la Cochinchine. Actuellement, le procureur est le P. Gauthier Drapier.
    En vertu de l'esprit qui anime la Société des Missions Etrangères, exprimé notamment à l'article 155 de son règlement, les procures, fondées spécialement pour venir en aide à ses propres missionnaires, ont toujours mis leur hospitalité et leurs services à la disposition des missionnaires d'autres Instituts en route pour leurs lointaines destinations. Depuis quelques années le nombre des missionnaires recevant l'hospitalité de nos procures a été sans cesse grandissant. Le tableau ci dessous en donne les chiffres durant l'année 1929. Tous à l'envi rendent hommage à la grande bonne volonté que nos confrères des procures mettent à remplir ce devoir d'accueillante charité envers tous les ouvriers apostoliques, à quelque Nationalité, Ordre ou Congrégation qu'ils appartiennent.

    1930/85-87
    85-87
    France
    1930
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