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Les noces d'or de Mgr Gendreau : Bref du souverain pontife

Les noces d'or de Mgr Gendreau Vicaire apostolique du Tonkin Occidental. Bref du souverain pontife Nous sommes heureux de donner ici la traduction d'une lettre qu'a reçue du Saint Siège Mgr Gendreau, évêque d'Hanoi, à l'occasion de ses noces d'or sacerdotales (7 juin 1873-1923). Nous l'aurions fait plus tôt, si la modestie du vénérable jubilaire n'avait laissé au journal officiel du Vatican le soin de nous faire connaître, deux mois après l'évènement, la haute distinction dont il a été honoré.
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    Les noces d'or de Mgr Gendreau
    Vicaire apostolique du Tonkin Occidental.

    Bref du souverain pontife

    Nous sommes heureux de donner ici la traduction d'une lettre qu'a reçue du Saint Siège Mgr Gendreau, évêque d'Hanoi, à l'occasion de ses noces d'or sacerdotales (7 juin 1873-1923). Nous l'aurions fait plus tôt, si la modestie du vénérable jubilaire n'avait laissé au journal officiel du Vatican le soin de nous faire connaître, deux mois après l'évènement, la haute distinction dont il a été honoré.
    Au Révérendissime Pierre Marie Gendreau, évêque de Chrysopolis, Vicaire apostolique du Tonkin occidental : félicitations pour le cinquantième anniversaire de son sacerdoce.
    « Vénérable Frère, salut et bénédiction apostolique.
    « D'amples informations nous ont fait connaître comment, depuis le jour où, il y a cinquante ans, vous offriez pour la première fois à Dieu le Saint Sacrifice dans la chapelle du Séminaire des Missions Étrangères de Paris, et durant le cours de votre vie sacerdotale et épiscopale, vous avez été en Extrême-Orient un ministre très actif de la parole divine, un Pontife éminent en sagesse et en expérience. Il nous plaît de rappeler ici plusieurs faits, par lesquels il apparaît clairement que l'estime et l'affection dont vous entoure le clergé du Tonkin, tant européen qu'indigène, sont dues uniquement à vos qualités supérieures de coeur et d'intelligence, ainsi qu'aux nombreux services rendus à votre Mission. Vous veniez de commencer en ces contrées lointaines l'exercice du ministère sacré, lorsque, sur l'ordre de votre évêque, vous eûtes à instruire le procès ordinaire, comme on l'appelle, touchant le martyre de 450 serviteurs de Dieu mis à mort en haine de la foi sous le règne de Tu Duc. Vous veniez de le terminer quand vous fûtes élevé à l'épiscopat et nommé coadjuteur de votre Vicaire Apostolique. Sa mort et votre prise de succession coïncidèrent avec l'époque où il vous fut enfin permis à tous de pratiquer librement la religion. Vous consacrâtes alors vos soins à réparer les désastres causés par les persécutions antérieures, et vous mites à profit de toutes manières le nouvel état de choses pour procurer le bien de votre Vicariat. Que des résultats très heureux aient répondu à votre zèle et à votre énergie, l'état actuel de vos Missions, où s'est accru d'une façon merveilleuse le nombre des stations catholiques, des édifices sacrés, des prêtres indigènes, des maîtres de l'enseignement chrétien et des fidèles, en est une preuve éclatante. Sans doute à cette diffusion du nom chrétien ont collaboré avec zèle les diverses congrégations religieuses d'hommes et de femmes que vous avez introduites au Tonkin. La part principale cependant doit en être attribuée, partie aux mandements si efficaces et si nombreux composés par vous en langue annamite, et adressés au clergé et aux fidèles, partie aux visites pastorales, qu'au prix d'extrêmes fatigues intellectuelles et physiques vous avez l'habitude d'effectuer afin de faire pénétrer la foi parmi le peuple chrétien et procurer l'amendement des pécheurs, partie enfin à la charité avec laquelle vous avez secouru les indigènes dans leurs besoins matériels, en particulier aux époques d'inondation et de disette. Aussi, le cinquantième anniversaire de votre sacerdoce, que vous allez célébrer le mois prochain, s'il doit être pour vous un jour heureux, sera-t-il pour tous vos subordonnés un jour de joie extrême.
    De cet anniversaire, couronnement, pour ainsi dire, d'années si nombreuses, si saintement, si laborieusement remplis. Nous aussi, Vénérable Frère, tenons à vous féliciter vivement, certain que Jésus-Christ, le premier des Pasteurs, en fera, par les consolations et les grâces accordées, un jour pour vous mémorable.
    En attendant, en présage des bienfaits divins et en signe de notre paternelle affection, nous accordons de tout coeur, à vous, Vénérable Frère, au clergé et aux fidèles de votre Vicariat, la bénédiction apostolique.
    Donné à Rome, près Saint Pierre, le 12 du mois de mai de l'année 1923, de notre pontificat la deuxième.

    PIE PP. XI.

    1924/28-29
    28-29
    Vietnam
    1924
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