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Les missions de la Société des Missions Étrangères

Les Missions de la Société des Missions Étrangères Le Tableau que nous publions de l'état actuel de nos missions montrera la lourde charge que Rome a confiée à la Société des Missions Etrangères, puisque le nombre des Diocèses et des Vicariats apostoliques dirigés par elle s'élève à 35, et qu'ils sont habités par une population païenne de 241.000.000 et une population chrétienne de 1.602.000 âmes. Un regard rapide jeté sur l'histoire de la Société va nous permettre de voir comment et quand ces missions ont été constituées.
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    Les Missions de la Société des Missions Étrangères

    Le Tableau que nous publions de l'état actuel de nos missions montrera la lourde charge que Rome a confiée à la Société des Missions Etrangères, puisque le nombre des Diocèses et des Vicariats apostoliques dirigés par elle s'élève à 35, et qu'ils sont habités par une population païenne de 241.000.000 et une population chrétienne de 1.602.000 âmes.
    Un regard rapide jeté sur l'histoire de la Société va nous permettre de voir comment et quand ces missions ont été constituées.
    En 1830, la Société administrait seulement cinq missions : la mission Malabare ou Pondichéry, le Siam, le Tonkin occidental, le Se-tchoan.
    Elu Pape en 1831, Grégoire XVI, qui, dans ses anciennes fonctions de préfet de la Propagande, avait acquis une parfaite connaissance de la Société des Missions Etrangères, étendit le champ de ses travaux.
    Il lui confia, en 1831, la Corée, à laquelle, la même année, il adjoignit le Japon, et, en 1838, la Mandchourie. Il décida la création, en 1840, du Vicariat apostolique du Yun-nan qu'il sépara du Se-tchoan, et, en 1841, de celui de la Presqu'île de Malacca. En 1844, il divisa la Cochinchine en deux missions ; en 1845, il divisa l'ancienne mission Malabare en trois : Pondichéry, Maïssour et Coïmbatour ; en 1846, le Tonkin occidental en deux ; et, la même année, il érigea le Japon et le Kouy-tcheou en Vicariats apostoliques.

    JUILLET AOUT 1916, N° 110.

    Heureux de voir ses ordres promptement et complètement obéis, il en témoigna sa reconnaissance dans un bref très élogieux adressé le 16 juillet 1845 aux directeurs du Séminaire : « Comme preuves de votre sollicitude et de votre vigilance, disait-il, nous avons d'abord tant d'illustres prédicateurs de la parole de Dieu, héros d'une force invincible, qui, jusqu'à nos jours, ont sans hésiter scellé la foi de leur sang, et fécondé de ce sang les Eglises de la Chine ; Nous avons ensuite ces excellents évêques et missionnaires, dont, à notre grande joie, le nombre s'est accru, qui par leurs travaux, par leurs oeuvres, et surtout par la formation du clergé indigène, affermissent et développent chaque jour la foi dans ces contrées. Nous aimons à Nous rappeler votre obéissance constante et absolue à ce Siège apostolique et à Notre Sacrée Congrégation de la Propagande, obéissance que les prêtres de votre Société, entre d'autres vertus excellentes, ont toujours prêchée et pratiquée ».
    Avec Pie IX, le développement continue. La méthode apostolique est appliquée avec une indéfectible persévérance. Après la réception des prêtres qui ont instruit et baptisé des païens, formé des chrétiens, les évêques fondent des Eglises. En 1846, la Société prend la charge du Thibet. En 1848, elle accepte de diriger le Kouang-tong et le Kouang-si ; en 1855, la Birmanie. De 1856 à 1888, six Vicariats apostoliques sont établis, savoir : deux au Se-tchoan, deux au Japon, un au Kouang-si, et un en Birmanie ; et neuf de 1888 à 1914 : soit, un au Japon, un en Corée, un en Mandchourie, un au Kient-chang, un au Kouang-tong, deux au Tonkin, un au Laos, et un diocèse dans les Indes.
    C'est donc, en 84 ans, 30 Vicariats apostoliques nouveaux, en moyenne un Vicariat en moins de trois ans que la Société a dû organiser.
    Si l'on réfléchit à la préparation que nécessite la création d'un Vicariat, aux soins et au personnel qu'exige son organisation, on ne s'étonnera pas qu'elle ait décliné les offres que Rome lui a faites de plusieurs autres missions en Asie et en Afrique.
    Pour constituer un Vicariat apostolique sur des bases solides, en effet, il faut un évêque, un provicaire, un trésorier ou procureur, un supérieur de séminaire, des prêtres européens, des prêtres indigènes ou tout au moins la facilité d'en recruter. Des ressources locales sont indispensables aux paroisses et aux oeuvres. En un mot, un Vicariat apostolique réclame, pour vivre et prospérer, tous les organes essentiels à un diocèse en pays chrétien.
    En ce moment, hélas ! Les ressources en hommes et en argent font défaut partout. Dans plusieurs missions très éprouvées par la mobilisation, les évêques et les archevêques ont dû se charger de l'administration de paroisses : tels, Mgr Rey, l'archevêque de Tôkiô, qui visite régulièrement les trois chrétiens de Oawara, Kamakura, Yokosuka ; Mgr Morel, archevêque de Pondichéry, qui s'est installé dans la paroisse de Villapouram ; Mgr Seguin, qui, au Kouy-tcheou, a pris la direction du grand séminaire.
    En ces circonstances, le clergé indigène est d'un grand secours ; les évêques le multiplient le plus qu'ils peuvent :
    « J'ai pu ordonner six nouveaux prêtres chinois, écrit Mgr Chouvellon, du Se-tchoan oriental ; et trois diacres se préparent à recevoir le sacerdoce vers la fin de cette année ».
    Mgr de Guébriant, dans la nouvelle mission du Kien-tchang, a pu faire une ordination. Mgr Cardot, en Birmanie méridionale, se prépare à ordonner trois prêtres.
    Mais quels que soient les moyens employés pour parer aux inconvénients causés par le petit nombre des missionnaires, ces moyens sont insuffisants, et tous les Vicaires apostoliques soupirent après l'heure, où, de la France victorieuse dans cette lutte sanglante, reviendront leurs prêtres disposés à reprendre avec plus de zèle que jamais les travaux du saint ministère si longtemps interrompus.

    Cinquantenaire du Martyre de Bretenières

    A Dijon, en l'église Notre Dame, a été célébré le 15 juin dernier, le cinquantième anniversaire du martyre de M. de Bretenières, qui eut lieu en Corée en 1866.
    La messe fut dite par M. Geoffroy, vicaire général, Monseigneur l'évêque de Dijon assistant au trône. Le soir, avant la bénédiction du Saint-Sacrement, M. l'abbé Lavielle, curé doyen de Sombernon, prononça un éloquent panégyrique du martyr. Mgr Landrieux monta ensuite en chaire et prononça une vibrante et pieuse allocution. Plusieurs personnes de la famille du vaillant témoin de Jésus-Christ assistaient à cette belle cérémonie ainsi que de nombreux prêtres du diocèse de Dijon.
    M. Séguin, un des directeurs de notre Séminaire, avait été député pour y représenter la Société des Missions Etrangères.
    1916/147-151
    147-151
    France et Asie
    1916
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