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Les Japonais en Chine

Variétés Les Japonais en Chine On comptait, il y a quelques mois, huit mille étudiants chinois à, Tokio, Après une grève générale, dans laquelle ceux-ci manifestèrent leur mécontentement des règlements que voulait leur imposer le ministère de l'Instruction publique sur le choix de leurs écoles, de leurs pensions, et la surveillance officielle à laquelle devraient être soumises ces pensions, finalement l'exode de plusieurs centaines d'entre eux et des principaux meneurs a rétabli le calme.
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    Les Japonais en Chine

    On comptait, il y a quelques mois, huit mille étudiants chinois à, Tokio, Après une grève générale, dans laquelle ceux-ci manifestèrent leur mécontentement des règlements que voulait leur imposer le ministère de l'Instruction publique sur le choix de leurs écoles, de leurs pensions, et la surveillance officielle à laquelle devraient être soumises ces pensions, finalement l'exode de plusieurs centaines d'entre eux et des principaux meneurs a rétabli le calme.
    En Chine, d'après les renseignements fournis par M.Aoyagi Hatsutsune, professeur à l'Université de Waseda, le gouvernement a adopté le système gradué d'écoles, tel qu'il est pratiqué au Japon, avec un programme d'études analogue. Peu à peu les villages, bourgades, et centres de sous-préfectures seront pourvus d'écoles maternelles, primaires, manuelles et professionnelles ; les préfectures, de lycées, écoles normales et professionnelles du second degré ; les provinces, de lycées supérieurs écoles normales supérieures, écoles préparatoires à l'Université (daigaku yokwa), écoles normales pour les écoles professionnelles, écoles supérieures des langues ; enfin, outre l'Université de Pékin, on projette d'en fonder deux autres, à Tien-tsin et à Shang-haï.
    Bien que, dans le projet du gouvernement, les professeurs japonais ne doivent être engagés que dans les écoles supérieures, actuellement, jusqu'à ce que l'organisation soit complète, ils sont appelés à donner leur concours à l'enseignement à tous les degrés. D'ailleurs, jusqu'à présent, les distinctions d'écoles sont encore nominales, étant donné que les étudiants des divers degrés sont à peu près au même niveau comme savoir : même à l'Université de Pékin, les cours, pour le moment, équivalent à ceux des lycées ordinaires du Japon.
    Outre les écoles fondées par le gouvernement et dont certaines fonctionnent déjà fort bien, comme le Bunkwa Daigakudi, premier degré de l'Université de Pékin, où sont engagés plusieurs professeurs japonais, et l'école normale de Sou-tcheou fou, à l'ouest de Shang haï, où un éducateur japonais bien connu, M.Fujita, déploie son activité intelligente, les Japonais ont fondé des écoles libres, notamment un lycée à Pékin, le Tobun Gakusha que dirige M.Nakajima, et à Shang haï, une école de professeurs japonais pour la Chine, le Dobun Shoin, ouvert par la société japonaise Toa Dobunkwai.
    Les professeurs japonais fournissent également leur appui aux écoles libres fondées par les Chinois, comme l'Université libre de Shang-haï, le Nanyo Kogaku, et l'école normale libre de Ou-tchan-fou, dans le Hou-pé, où étaient appelés, l'année dernière encore, 72 professeurs qui venaient de terminer leurs études à l'Université de Waseda.
    Un certain nombre de professeurs femmes du Japon n'ont pas hésité non plus à aller se consacrer à l'éducation des Chinoises. Le Jiji du 25 mars nous apprend que trois Japonaises dirigent une école maternelle à Pékin ; une autre remplit un préceptorat chez un prince de la famille impériale, le prince Sou ; trois maîtresses japonaises sont employées à l'école secondaire des filles à Pékin, une autre à l'école préparatoire ; même jusque dans le Su-tchuen, à Tching-tou-fou, à l'école secondaire des filles, enseigne également une japonaise. En Mongolie, le prince Karachim a confié l'éducation de ses enfants à une japonaise qui a également la charge d'une école (jogakudi). De plus, on a fondé à Tokio une école des langues chinoises et coréenne pour les filles ; et nombreuses sont les élèves graduées de l'Ecole Normale et de l'Ecole supérieure de filles qui suivent ces cours.
    1906/246-247
    246-247
    Chine
    1906
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