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Les Annamites catholiques en France

Les Annamites catholiques en France La Confirmation à des Annamites. — Le 8 juillet, dans l'église Saint Pierre à Toulouse, Monseigneur l'archevêque a donné la confirmation à 26 Annamites travaillant dans les arsenaux de la ville. Il leur a ensuite adressé quelques paroles sur le sacrement qu'ils venaient de recevoir, son caractère et les devoirs qu'il impose. I1 les a remerciés du concours qu'ils étaient venus apporter à la France et leur a dit la reconnaissance que celle-ci avait pour eux. La bénédiction du Saint-Sacrement clôtura la cérémonie.
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    Les Annamites catholiques en France

    La Confirmation à des Annamites. — Le 8 juillet, dans l'église Saint Pierre à Toulouse, Monseigneur l'archevêque a donné la confirmation à 26 Annamites travaillant dans les arsenaux de la ville. Il leur a ensuite adressé quelques paroles sur le sacrement qu'ils venaient de recevoir, son caractère et les devoirs qu'il impose. I1 les a remerciés du concours qu'ils étaient venus apporter à la France et leur a dit la reconnaissance que celle-ci avait pour eux.
    La bénédiction du Saint-Sacrement clôtura la cérémonie.
    Puis les confirmés se rendirent à la sacristie où l'adjudant Chinh, dans un discours fort bien pensé et fort bien dit, remercia Mgr Germain de toutes ses bontés.

    Service funèbre pour les soldats Annamites morts au service de la France. — Le dimanche, 11 novembre, a été célébré à la cathédrale de Tarbes une messe pour les soldats Annamites morts au service de la France:
    Cette pieuse cérémonie avait été organisée par le Comité des travailleurs Annamites et Tonkinois; dont les principaux membres sont : MM. l'adjudant interprète Duyen, les sergents interprètes Kiem, Chinh, Hon et Tu.
    Plus de cent Annamites et Tonkinois assistaient à la cérémonie et, parmi eux, plus d'une trentaine ont donné un très bel exemple de foi chrétienne en faisant la communion.
    L'attitude correcte et pieusement recueillie de ces chrétiens d'Extrême-Orient a produit une forte impression sur l'assistance nombreuse qui emplissait les nefs de la cathédrale.
    Le Comité avait depuis longtemps formé le projet de faire célébrer un service funèbre. Il a retardé la date de cette cérémonie pour la faire coïncider avec la visite du R. P. Raynaud, missionnaire au Tonkin occidental, et qui, revenu en France pour cause de maladie, emploie le temps de sa convalescence à s'occuper des Tonkinois et des Cochinchinois.
    Le côté droit de la nef était occupé par les Annamites. Aux premiers rangs, à hauteur du catafalque orné de drapeaux, on remarque : Un officier de l'Etat Major de la Place représentant le Colonel commandant d'Armes, empêché ; les officiers commandant les groupements coloniaux, plusieurs officiers de la garnison, de nombreux sous-officiers du cadre de la caserne Reffye ; M. Richard, président, MM. Durand et Lalanne, membres du Comité d'assistance aux Travailleurs coloniaux, etc., etc.
    Après l'Evangile, le P. Raynaud monte en chaire.
    Il parle d'abord en français pour remercier la nombreuse assistance qui a tenu à prouver par sa présence, l'estime dont jouissent, auprès de la population tarbaise, les honnêtes travailleurs coloniaux de l'Annam et du Tonkin.
    Puis, en leur langue le Père s'adresse aux Annamites, et après leur avoir dit la reconnaissance de la France, il les engage à bien pratiquer les vertus de courage, de persévérance, d'honnêteté que le catholicisme enseigne, et en les assurant que malgré tout ce qu'ils peuvent voir et entendre de mauvais, notre pays demeure toujours le principal pionnier de la vérité à travers le monde.

    Ex–Voto

    Nous avons reçu d'un de nos missionnaires l'édifiante lettre suivante en réponse à notre appel pour les croix et médailles en Ex-voto.

    Lors de mon dernier voyage à Paris, j'avais remarqué dans notre chapelle, à l'autel de la Sainte Vierge, deux tableaux de décorations. Combien vivement j'aurais désiré y déposer ma croix de guerre ! Mais, pensai-je, ces croix sont celles des morts, des tués à l'ennemi. Seule, une décoration, sanctifiée par le sacrifice suprême, est digne d'être offerte à Marie.
    Les Annales de la Société des Missions Etrangères viennent de me détromper ; aussi, je m'empresse de vous envoyer ma croix de guerre, vous priant de vouloir bien la déposer aux pieds de la Sainte Vierge en témoignage de ma reconnaissance et de mon affection. Reconnaissance : cette bonne Mère m'a comblé de tant de grâces durant la campagne.
    Affection : il me semble que pour gagner cette croix de guerre, j'ai fait quelques petits sacrifices ; j'ai tâché aussi, ce qui ne veut pas dire que j'ai réussi, de remplir de mon mieux mon devoir parce que prêtre, et tout cela pour réjouir le coeur de ma Mère du Ciel et lui témoigner mon affection.
    Tel sont mes sentiments intimes, je vous les communique, car vous êtes toujours mon Père, et je vous demande de les transmettre à la Vierge, aux pieds de laquelle j'ai passé jadis de si doux instants.

    1918/390-391
    390-391
    France
    1918
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