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Le trousseau d'un partant au XVIIIe siècle

Le trousseau d'un partant au XVIIIe siècle
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    Le trousseau d'un partant au XVIIIe siècle

    Nous avons trouvé dans les archives du Séminaire des Missions Etrangères et nous donnons à titre de curiosité le trousseau d'un Partant au XVIIIe siècle. Il ne faut pas oublier qu'en ce bon vieux temps, ceux qui aimaient les longues navigations, avaient tout le loisir d'en jouir. De Lorient à Macao les voiliers les plus rapides mettaient sept à huit mois, les autres dix à douze, et quelques-uns davantage. Les navires, tenus à la façon de charrettes de roulage, n'offraient que peu de confortable... quand ils en offraient. Les voyageurs devaient donc être approvisionnés un peu comme des explorateurs ; il suffit d'ailleurs de parcourir les pages suivantes pour s'en convaincre.

    ETAT DE CE QUI DOIT ÊTRE FOURNI AUX MISSIONNAIRES
    QUI S'EMBARQUENT

    1o Une soutane, deux vestes et deux culottes dont l'une de toile ; six paires de bas dont trois de fil, deux paires de souliers.
    2° En cas de relâche, 20 chemises, et 30 si on ne doit pas relâcher jusqu'à Macao, et 24 chemises jusqu'à Pondichéry ; autant de paires de chaussons que de chemises ; 6 caleçons pour la nuit ; 18 mouchoirs communs pour ceux qui ne prennent point de tabac et 30 pour ceux qui en usent, en cas de relâche 20 suffiront ; 2 cols noirs ; 6 serviettes pour la barbe.
    3° Un matelas, un traversin, une couverture de laine, trois paires de petits draps ; coiffes de nuit autant que de chemises, un bonnet de nuit de coton pour les pays chauds, trois taies de traversin, un grand sac pour enfermer le lit.
    4° Un couvert d'argent, 4 gobelets de verre, un pot à eau s'ils le souhaitent, un plat à barbe, une brique de savon, un pain de sucre de 2 à 3 livres, un peu de thé, une cafetière, deux bouteilles d'eau-de-vie, deux tasses et leur soucoupe et un coffre suffisant pour enfermer le tout.
    Dans le doute de la relâche, ils prendront le même linge comme s'ils ne devaient point relâcher.
    Il faut avoir soin de demander au capitaine s'il est nécessaire de prendre du linge de table, c'est-à-dire des serviettes seulement. Au cas qu'il fût nécessaire d'en prendre, il leur en faudrait autant que de chemises, eu égard à la relâche comme dessus.
    Il sera bon de donner à chaque missionnaire six purificatoires et deux corporaux, à moins qu'ils n'y aient pourvu eux-mêmes avant de partir pour Paris.

    NOTA. Le nombre de chemises ci-dessus doit s'entendre si les missionnaires n'en n'ont pas du tout eux-mêmes ; que, s'ils en ont déjà, on se contentera de compléter le nombre jusqu'à la concurrence de 20 ou de 30 comme ci-dessus. De même pour les mouchoirs et le reste.
    Avant de partir de Paris, ils se procureront du papier à lettre et du commun, des plumes, fil, soie, aiguilles, ciseaux, un couteau, un canif.

    1907/45-46
    45-46
    France
    1907
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