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Le sacre de Monseigneur Pénicaud, évêque d'Assus, vicaire apostolique de Pakhoi

Le sacre de Monseigneur Pénicaud, évêque d'Assus, vicaire apostolique de Pakhoi Le 9 novembre dernier, dans la cathédrale et sous la présidence de Mgr Flocard, évêque de Limoges, Mgr Louis Pénicaud, assisté de NN. SS. Arlet, évêque d'Angoulême et de Durfort, évêque de Poitiers, a reçu la consécration épiscopale des mains de Mgr de Guébriant, archevêque de Marcianopolis, Supérieur général de la Société des Missions Etrangères.
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    Le sacre de Monseigneur Pénicaud, évêque d'Assus, vicaire apostolique de Pakhoi
    Le 9 novembre dernier, dans la cathédrale et sous la présidence de Mgr Flocard, évêque de Limoges, Mgr Louis Pénicaud, assisté de NN. SS. Arlet, évêque d'Angoulême et de Durfort, évêque de Poitiers, a reçu la consécration épiscopale des mains de Mgr de Guébriant, archevêque de Marcianopolis, Supérieur général de la Société des Missions Etrangères.
    La cérémonie du sacre que nous n'avons pas à décrire ici fut « d'une splendeur émouvante », ainsi s'exprime la presse locale, « de leurs rangs pressés, des centaines et des centaines de fidèles battaient les nefs de Saint Etienne ». C'est que Limoges se souvenait, en exaltant un de ses fils, que la famille Pénicaud est de vieille noblesse ès arts en pays limousin. Les biographies des hommes célèbres de tous les temps ne citent-elles pas Pénicaud Léonard dit Nardon, émailleur français, né à Limoges vers 1470 qui devint centenier, puis consul de sa ville natale ? Il fut le premier en date d'une famille d'artistes limousins qui ont laissé une grande réputation. On a de lui au Louvre un Couronnement de la Vierge, une N.-D. des Sept Douleurs, une Piéta et, au musée de Cluny, le Calvaire et un Buste de la Vierge. Puis Jean 1er Pénicaud, qui vivait au XVIe siècle: on admire de lui, entre autres chefs d'oeuvres, la Purification, au Louvre. Jean II Pénicaud, dont la Flagellation, d'après Albert Durer. Jean III Pénicaud, mort vers 1585, dont on cite une Annonciation, la Vierge au tombeau, de Raphaël, en camaïeu. Enfin, Pierre Pénicaud, qui vivait encore en 1590, et dont le Louvre possède une Ariane, une Junon, et parmi ses compositions religieuses, un Christ au tombeau.
    Depuis, l'art patient du maître émailleur est devenu recette de fabrication en série, la machine standardisée a remplacé une technique toute personnelle. Mais la famille n'a pas démérité de ses grands ancêtres et la considération qui l'entoure témoigne hautement que le bon exemple qu'elle n'a cessé de donner, par sa fidélité à Dieu et son culte du Foyer, lui ont acquis les sympathies de tous : c'est bien ce qu'ont fait ressortir les orateurs du banquet en notant, entre autres éloges, que, chez les Pénicaud, les familles nombreuses étaient de règle.
    A la cathédrale, on en eut l'impression émouvante quand, après le chant du « Te Deum », Mgr Pénicaud, escorté de ses deux frères prêtres, alla bénir ses trois autres frères et sa soeur, qu'entouraient une phalange d'enfants et de petits-enfants.
    Les Vêpres pontificales que le nouvel évêque présida au trône, furent suivies du sermon donné par le prélat consécrateur. La Croix de Limoges le résume :
    « Mgr de Guébriant monte dans la chaire drapée des couleurs de cette France qu'il avait si bien servie. Après avoir délicatement remercié Mgr Flocard et les évêques assistants, il redit aux fidèles, en quelques paroles très documentées et où revivait toute l'expérience du vieux missionnaire, son esprit de foi, son zèle apostolique, ce qu'était le diocèse tout jeune encore de Pakhoi, en ce Kouang-Toung méridional, si bouleversé par les idées cantonaises (Mgr de Guébriant était Vicaire apostolique de Canton quand Pakhoi en fut séparé pour former un Vicariat autonome : le Père Pénicaud avait donc, avant la division, travaillé sous ses ordres). Puis, l'orateur rappela les qualités de modestie, de piété profonde, de zèle averti, de bonté patiente du nouvel évêque, sûrs garants de sa réussite ; et cet éloge bref, mais si plein, du fils par le père avait quelque chose d'infiniment touchant ».

    1931/19-20
    19-20
    Chine
    1931
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