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Le Gouverneur des Établissements français dans l'Inde

Le Gouverneur des Établissements français dans l'Inde, Officier de la Légion d'honneur, Vu l'ordonnance de 1840 concernant le gouvernement des établissements français dans l'Inde ; Vu les correspondances échangées sous les dates des 10 et 15 juin 1887 entre l'archevêque de Pondichéry et le directeur de l'Intérieur, à la suite desquelles la direction du collège colonial a été confiée aux prêtres des Missions Etrangères moyennant certains engagements réciproques, et notamment, le paiement par la colonie d'une subvention annuelle ;
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    Le Gouverneur des Établissements français dans l'Inde, Officier de la
    Légion d'honneur,

    Vu l'ordonnance de 1840 concernant le gouvernement des établissements français dans l'Inde ;
    Vu les correspondances échangées sous les dates des 10 et 15 juin 1887 entre l'archevêque de Pondichéry et le directeur de l'Intérieur, à la suite desquelles la direction du collège colonial a été confiée aux prêtres des Missions Etrangères moyennant certains engagements réciproques, et notamment, le paiement par la colonie d'une subvention annuelle ;
    Vu la dépêche ministérielle en date du 27 juillet 1899 prescrivant d'organiser sur des bases nouvelles l'enseignement public dans l'Inde, et, par voie de conséquence, de supprimer ledit collège ;

    ARRÊTE :

    Article premier. Le collège colonial de Pondichéry est supprimé.
    La subvention accordée à la Congrégation des Missions Etrangères pour la tenue de cet établissement d'enseignement secondaire, prendra fin à compter du 1er septembre prochain.
    Article 2. Les bâtiments affectés au collège, ainsi que le mobilier et le matériel tant scolaire que scientifique, appartenant à la colonie seront remis à la même date du 1er septembre 1899, dans les formes réglementaires, à M. le chef du service des domaines.
    Article 3. Le secrétaire général et le chef du service de l'Instruction publique sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté.
    Coonoor, le 19 août 1899.
    Signé : RODIER.
    Par le Gouverneur :
    Le Secrétaire général,
    Signé: A. DE LA. LOYÈRE.
    Par le Gouverneur :
    Le Chef de l'Instruction publique,
    Signé : FERRIER.

    Pondichéry, le : 23 août 1899,

    Monsieur de La Loyère, secrétaire général, à Monseigneur l'archevêque.

    Monseigneur,

    J'ai l'honneur de vous adresser ci-joint ampliation d'un arrêté par lequel M. le Gouverneur a prononcé, conformément aux ordres de M. le Ministre des colonies, la suppression du collège colonial à Pondichéry et ordonné que la remise des locaux et du mobilier affectés à cet établissement d'enseignement secondaire aurait lieu le 1er septembre prochain.
    En me prescrivant de vous communiquer cette décision, qui est la conséquence d'une organisation nouvelle donnée à l'Instruction publique dans l'Inde, M. le Gouverneur me charge de remercier la Congrégation des Missions Etrangères d'avoir bien voulu assumer et accomplir, depuis douze années, la tâche délicate d'initier aux études classiques la jeunesse de notre population française.
    Veuillez agréer, Monseigneur, les assurances de mes sentiments respectueux.

    A. DE LA LOYÈRE.
    Arrêté supprimant l'enseignement secondaire
    Le Gouverneur des Établissements français dans l'Inde, Officier de la
    Légion d'honneur,

    Vu l'ordonnance organique de 1840 ;
    Vu, ensemble, les textes qui réglementent l'Instruction publique dans la colonie ;
    Vu l'arrêté du 19 août 1899, portant suppression du collège colonial de Pondichéry ;
    Vu les instructions ministérielles ;

    ARRÊTE :

    Article premier. L'enseignement secondaire classique et moderne est supprimé dans les écoles appartenant à la colonie ; sont supprimés également dans la colonie, les baccalauréats classique et moderne et le certificat de grammaire.

    Dispositions transitoires.

    Article 2. A titre transitoire, il est annexé ail collège Calvé une section exclusivement réservée aux élèves ayant déjà commencé les études classiques.
    Pour l'année scolaire 1899-1900, la section classique du collège Calvé comprendra toutes les classes inclusivement de la cinquième à la philosophie.
    Cette section disparaîtra progressivement dans le délai de six ans, par la suppression chaque année de la classe intérieure.
    Pour permettre aux élèves de la section classique du collège Calvé, d'obtenir dans la colonie la sanction de leurs études, les commissions d'examen du baccalauréat classique continueront à fonctionner provisoirement à Pondichéry, jusqu'à la suppression des classes de rhétorique et de philosophie.

    Article 3. Le secrétaire général et le chef du service de l'Instruction publique sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié et enregistré partout où. besoin sera.
    Coonoor, le 25 août 1899.
    Signé : RODIER.

    Par suite de cette double suppression, Mgr Gandy a ouvert les portes du petit séminaire à tous les élèves du collège colonial, il a transformé l'enseignement donné dans cette maison, afin de pouvoir donner aux jeunes gens de notre colonie, blancs ou autres, l'instruction dont ils ont besoin. Le petit séminaire compte aujourd'hui 320 élèves.

    Su-tchuen méridional. Lettre de M. Moutot, provicaire.

    Souy-fou, le 10 août 1899.

    « Vous connaissez nos malheurs, les mandarins ne s'occupent pas de nos affaires, nous sommes une quantité négligeable pour eux. En attendant, la persécution continue dans les pays de Lou-tcheou, Fou-chouen, Long-chang et Louy-kiang. A Hsien-tan-keou, station de la sous-préfecture de Louy-kiang, dix-neuf familles viennent d'avoir leurs maisons pillées et brûlées pour la troisième fois. Un pauvre vieux chrétien, nominé Pierre Tang, âgé de 66 ans, ayant mal aux jambes, n'a pas pu fuir à temps ; sur son refus d'apostasier, il a eu la tête coupée. Voilà un martyr de plus pour notre mission.
    « A Long-chang, plusieurs chrétiens ont été blessés, je n'ai pas appris qu'il y ait eu des morts.
    « Les mandarins, préfet et sous-préfet de Souy-fou viennent de lancer un édit pour expliquer au peuple l'article V du décret impérial rendu en notre faveur. La religion chrétienne, disent-ils, est celle des Européens, elle n'est que tolérée. La religion de la Chine est celle de Confucius. Chrétiens et païens étant sujets de l'empereur, toutes leurs affaires regardent les mandarins et non les Européens ».

    Su-tchuen oriental. Lettre de Mgr Chouvellon, du 27 juillet 1899. « Le règlement de nos affaires avance, mais bien lentement... Nous avons failli avoir une répétition des ravages de l'an dernier, les rumeurs les plus sinistres couraient le pays, et sur ces entrefaites Yu-man-tse parvint à s'échapper du camp militaire où il était gardé, alors l'effervescence fut à son comble. Il reforma ses bandes de brigands dans les montagnes de Ta-tsiou et pilla plusieurs familles. Quatre chrétiens furent tués et plusieurs autres plus ou moins gravement blesses. Heureusement les mandarins, craignant pour leur place, mirent immédiatement les soldats en campagne. Yu-man-tse fut arrêté, enchaîné et conduit à Tchen-tou où il est emprisonné. Plusieurs de ses complices furent exécutés, les bandes de brigands se dispersèrent, et peu à peu le calme revint, niais pour combien de temps? »

    1899/273-275
    273-275
    Chine
    1899
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