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Le délégué apostolique des Indes au séminaire de Pondichéry

Le délégué apostolique des Indes au séminaire de Pondichéry Le 17 décembre 1932, S. Exc. Mgr Kierkels (1), Délégué apostolique des Indes Orientales, faisait sa première visite au grand séminaire de Pondichéry et Mgr l'Archevêque lui adressait le discours suivant : MONSEIGNEUR,
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    Le délégué apostolique des Indes au séminaire de Pondichéry

    Le 17 décembre 1932, S. Exc. Mgr Kierkels (1), Délégué apostolique des Indes Orientales, faisait sa première visite au grand séminaire de Pondichéry et Mgr l'Archevêque lui adressait le discours suivant :
    MONSEIGNEUR,
    Permettez-moi d'abord de vous remercier d'avoir bien voulu venir honorer notre séminaire de votre présence. Nous sommes heureux et fiers d'avoir aujourd'hui l'honneur de saluer en votre auguste personne le Représentant de Notre Très Saint Père le Pape. Avec Votre Excellence c'est non seulement le Souverain Pontife, c'est Jésus lui-même qui passe au milieu de nous, et nous vous supplions de vouloir bien agréer l'hommage de notre respect le plus profond et de notre religieuse vénération. Longtemps nous garderons le souvenir de ce jour béni.
    Votre Excellence est ici dans un des plus anciens séminaires de l'Inde. C'est en 1777 que la Mission malabar fut confiée par le Saint Siège à la Société des Missions Etrangères de Paris. L'année suivante, le grand séminaire de Pondichéry fut fondée par Mgr Brigot, qui venait d'être nommé Vicaire apostolique, et c'est d'ici qu'est sorti, en 1789, le premier prêtre de langue tamoule.
    Depuis lors, l'établissement a traversé des périodes de prospérité et de baisse, mais, fidèle aux directions de l'Eglise, qui désire créer partout un clergé indigène, il est toujours resté debout, malgré vents et tempêtes, et ses portes sont restées ouvertes aux aspirants au Sacerdoce.
    Dans le cours de son existence il a donné de nombreux prêtres à l'Eglise, qui tous, à part quelques rares exceptions, ont fait honneur à leur vocation et travaillé vaillamment à la conversion des infidèles à côté de leurs confrères européens.
    Actuellement le séminaire est plus prospère que jamais. Il compte 52 séminaristes appartenant à 4 diocèses. 17 nouveaux élèves sont attendus en janvier prochain. D'ici à deux ans nous aurons atteint la centaine et nous emplirons déjà les vastes et splendides bâtiments que l'on nous prépare à Bangalore, grâce à la générosité du Souverain Pontife, le glorieux Pape des Missions.

    (1). Léon KIERKELS, du diocèse de Ruremonde (Hollande) ; Passioniste ; prêtre en 1906 ; Archevêque de Salamine et Délégué Apostolique aux Indes en 1931.

    L'instruction première reçue par nos séminaristes est à peu près celle de leurs condisciples d'Europe. Ils n'entrent au grand séminaire qu'après avoir achevé leurs études secondaires. Quelques-uns ont suivi les cours de l'Université, mais tous doivent terminer leur 6e Form. Ici notre programme est celui de tous les grands séminaires et nous suivons exactement les prescriptions du Droit Canonique.
    Les études durent six ans ; deux sont consacrées à la philosophie, quatre à la théologie. Outre la théologie dogmatique et morale, nous avons des cours de théologie pastorale, d' Ecriture Sainte, de Droit canonique, d'histoire ecclésiastique, d'éloquence sacrée et de chant grégorien. Nous y ajoutons une classe de français par semaine.
    De plus, chaque séminariste doit, tous les ans, donner un sermon et faire une conférence, après lesquels il reçoit les éloges ou les critiques qu'il a mérités.
    Comme vous le voyez, Excellence, nous ne négligeons rien pour enseigner à nos jeunes lévites tous les éléments de la science sacrée qui convient à leur sublime vocation. Mais ce que nous désirons surtout, c'est d'en faire des prêtres pieux et zélés, des prêtres selon le Coeur de Jésus. La dévotion au Saint-Sacrement, un amour tendre et filial pour la Sainte Vierge, sont les grandes dévotions en honneur ici.
    Sans doute, nos efforts ne réussissent pas toujours à former des docteurs de l'Eglise ni des saints à canoniser, mais, en règle générale, nous ne rencontrons chez tous que soumission, bonne volonté et ardent désir de bien faire.
    Je suis heureux de leur rendre aujourd'hui ce témoignage et je suis sûr que le passage de Votre Excellence au Séminaire, vos encouragements et vos avis, impatiemment attendus, ne feront qu'augmenter et fortifier ces bonnes dispositions et en assureront le succès, pour la plus grande gloire de Dieu et le salut des âmes !
    Augustin COLAS
    Archevêque de Pondichéry.

    Les bons mouvements ne sont rien s'ils ne deviennent de bonnes actions.
    JOUBERT.

    ***

    Les deux mots les plus courts à prononcer : oui et non, sont ceux qui demandent le plus d'examen.
    PITHAGORE.
    1933/81-83
    81-83
    Inde
    1933
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