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Le Bonze de la pagode Bleue

Le Bonze de la pagode Bleue Hokeou est un coquet village situé au confluent de deux petites rivières ombragées de troènes et de saules pleureurs. Au milieu des bambous, dans lesquels chantent tourterelles et rossignols, se cachent de vastes fermes où grouillent les familles nombreuses.
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    Le Bonze de la pagode Bleue

    Hokeou est un coquet village situé au confluent de deux petites rivières ombragées de troènes et de saules pleureurs. Au milieu des bambous, dans lesquels chantent tourterelles et rossignols, se cachent de vastes fermes où grouillent les familles nombreuses.
    Champs fertiles où lièvres et perdreaux prennent leurs ébats sans être inquiétés ; grasses rizières où le riz semble pousser tout seul, où, l'hiver venu, naviguent des flottilles de canards sauvages ; odorants jardins d'orangers, au milieu desquels lutinent les merles siffleurs. Sentiers fleuris où gambadent chèvres et chevreaux avec des bataillons d'enfants rieurs qui, tout en se faisant des niches, surveillent leurs buffles à la panse rebondie, marchant d'un pas pesant en portant gravement sur leur dos Maître Corbeau perché là comme un député à la tribune pour haranguer ses électeurs... Champs de coton, de cannes à sucre, de patates douces, vergers superbes : rien ne manque au bonheur des habitants de ce joli coin, paysans aisés, à l'air avenant, vous saluant d'un bienveillant sourire. Là, les chiens même ne sont pas hargneux comme ailleurs ; ils ne se précipitent pas sur le passant pour le dévorer : ils folâtrent de-ci de-là, n'effrayant, par leurs gambades et leurs jappements joyeux, que les bécasses et les levrauts qui font la sieste dans les sillons.
    Le jour où, pour la première fois, par un matin radieux de printemps, je vis ce vallon enchanteur avec ses rivières murmurantes sous les bambous chantant à la brise ; lorsque, ayant franchi le pont rustique qui enjambe un des cours d'eau, je me trouvai en face d'une imposante pagode ornée de tessons de porcelaine bleue rutilant au soleil levant, surmontée d'une grande croix, je me crus à la porte du Paradis.
    Je croyais revoir, aux bords fleuris du Fleuve Bleu, un coin oublié de la vieille Chine, la belle Chine paisible et charmante de jadis, la douce Chine de mes vingt ans à jamais disparue.
    Mon illusion fut de courte durée. Pas un chrétien au village. La pagode déserte était devenue le séjour des hiboux et des chauves-souris. A travers les greniers aux planches disjointes on entendait d'énormes rats trotter avec un bruit de charge de cavalerie à faire peur aux chats. La cour intérieure de la pagode était envahie par des orties colossales. Portes et fenêtres avaient été arrachées pour servir à chauffer la marmite, soit par le bonze, soit par les demoiselles de l'école païenne.
    La partie arrière de la pagode, ne nous appartenant pas, était occupée à droite par une école primaire de filles, à gauche par une bonzerie.
    De l'autre côté de la cloison on entendait le bonze chanter une aubade à ses dieux probablement un peu sourds, car il faisait un vacarme effroyable : il frappait à coups redoublés, tantôt sur une cloche de fer, tantôt sur un tambour, tantôt sur un gong sonore qui devait être énorme, car toute la pagode en était ébranlée. De temps en temps il s'arrêtait un instant pour souffler ; alors on entendait dans l'école quelques dizaines de gamines hurler des chants bachiques, accompagnés de ritournelles de tango et de- fox-trot par un piano poussif. Puis le bonze reprenait son tintamarre. C'était à faire fuir tous les honnêtes gens.
    Habitué depuis trente ans à la musique chinoise, je ne m'en préoccupai pas pour le moment, pensant que c'était un jour de grande cérémonie pour les poussahs, que le bonze régalait d'un concert extraordinaire. J'avais d'autres préoccupations en tête, me demandant comment faire pour utiliser cette pagode et ouvrir à la vraie foi ce charmant village encore païen.
    Sans m'attarder davantage, je me rendis, à quelques kilomètres de là, dans la seule famille catholique de la région, venue d'ailleurs s'installer là par hasard. Trente ans auparavant, un pauvre orphelin avait étudié le catéchisme dans une bourgade lointaine. Le missionnaire, pour le récompenser de son application à l'étude, lui avait fait cadeau de cinq ligatures. Le gamin, débrouillard, avait appris le métier d'orfèvre. A force d'économies il avait si bien augmenté son petit pécule que, au cours de ses pérégrinations, passant près de Hokeou et charmé par cette verte oasis, il avait acheté quelques champs et s'était bâti une grande maison. Maintenant il vivait dans l'aisance, entouré d'une nombreuse famille.
    Arrivé à l'improviste je le surpris au travail, aidé par ses enfants et ses brus. Pendant que l'un tirait le soufflet d'une minuscule forge, les autres ciselaient des bracelets et des bagues. Les brus incrustaient dans des parures d'or et d'argent des plumes azurées de martin-pêcheur.
    Mon arrivée est signalée par le chant de perdrix apprivoisées, juchées sur l'établi couvert de bijoux. On se précipite pour nie saluer, pour préparer les cierges et l'eau bénite, en se lamentant sur mon arrivée imprévue.
    « La prochaine fois, Père, il faudra avertir à l'avance Cette fois-ci le Père sera bien mal reçu ».
    Je suis sans inquiétude, car j'ai vu saisir un poulet qu'on ne tarde pas à mettre dans la marmite. Je passe là une délicieuse journée. Le lendemain matin toute la famille communie avec ferveur.
    Durant ce beau jour ils sont rares en Chine! l'orfèvre m'explique comment il a pu arriver, sinon à la fortune, du moins à une honnête aisance. A l'époque des mariages et du premier de l'an, il vend des bijoux ; en temps ordinaire, ses fils font le commerce de toile, courant les foires dans les villages d'alentour.
    « Puisque tu es si débrouillard, lui dis-je, pourquoi n'as-tu pas encore converti quelques familles au village de Hokeou ? Les habitants paraissent si gentils !
    Ah ! bien oui... ce sont des diables, des monstres...
    Pas possible ! Ils ont l'air d'être doux comme des agneaux.
    Ce sont des tigres, de vraies bêtes féroces.
    Cependant, dans le nombre, il doit se trouver quelques braves gens.
    Pas un ; ce sont des maudits, des damnés qu'engloutira l'enfer.
    Vraiment, tu exagères.
    Mais le Père ne sait donc pas !
    Quoi donc?
    Non seulement les gens de ce pays ne songent pas à se convertir, mais ils ne veulent pas qu'un seul chrétien s'installe dans leur village. Il y a dix ans environ un chrétien nommé Li, venu de je ne sais où, eut l'imprudence de louer une auberge dans le village. Un beau matin, je ne sais comment, car il se cachait pour réciter ses prières, les païens apprennent que ce Li est un chrétien. Aussitôt tous s'écrient : « Il faut l'assommer! » Hommes, femmes, enfants, tous les habitants de Hokeou s'arment de fusils, de lances, de sabres, de couteaux, de bâtons. Ils se ruent en hurlant sur l'auberge de ce pauvre Li, qui se barricade à la hâte. Ils enfoncent tout ; démolissant portes, fenêtres, planchers, faisant main basse sur tout ce qu'ils trouvent. Le chrétien, découvert au fond de son jardin, est criblé de balles, percé de coups, haché en morceaux. Ils mettent une telle ardeur à le dépecer avec leurs coutelas qu'ils se blessent entre eux ».
    Je suis un peu estomaqué en apprenant cette histoire.
    « Mais, si les gens du village même sont si terribles, dans la campagne on doit pouvoir convertir quelques braves paysans.
    Rien à faire non plus ; tous des brigands, des bandits sans foi ni loi. Le Père voudrait les convertir ? Ils songent bien à cela! Le diable les tient et les grillera tous un jour comme ils le méritent ».
    Je ne puis tirer autre chose de ce brave homme.
    Le lendemain je repars penaud. Je refais la route de la veille, et, contemplant la Pagode Bleue, son toit crevassé, le plafond effondré, je songe qu'il faudra soutirer un peu d'argent au Père Procureur pour réparer les dégâts.
    La pagode est immense ; on pourrait y installer deux écoles ; mais il faut d'abord convertir les gens du pays. Et ce sont de vrais démons, d'après ce qu'on m'a raconté. Moi qui, les jugeant sur la mine, pensais les baptiser tous en bloc à coups de goupillon ! Quelle aventure, Seigneur !...
    Le bonze aujourd'hui encore fait un tapage infernal. Ce doit être un jour de grande fête pour les poussahs. La cloche résonne lugubrement ; le gong, sous les coups vigoureux qu'on lui administre, pousse de sourds gémissements. Je veux jeter un coup d'oeil sur les instruments de musique de ce bonze inquiétant. Il m'a l'air d'aimer un peu trop le chambard, et je joue vraiment de malheur pour être venu à une époque où les fêtes se suivent de si près. Le bonze a allumé de nombreux bâtonnets d'encens devant un affreux Bouddha au gros ventre doré, qui trône à la place d'honneur.
    Je vois le fameux gong, d'un aspect formidable, suspendu par un gros câble à la maîtresse poutre soutenant le toit. Le bonze le frappe à coups redoublés, s'interrompant à peine pour me saluer. Je n'ai jamais vu de gong pareil ; je crois bien qu'il fera crouler la pagode. En tout cas, la prochaine fois, pour venir, il faudra choisir un jour où il y aura relâche pour la musique.
    Je m'enfuis bien vite, les oreilles brisées par ce charivari. Longtemps, dans le lointain, j'entends le gong retentir lugubre, infernal.
    Rentré en ville, j'écris à quelques âmes ferventes pour leur demander des prières pour la conversion de ces pauvres Chinois de Hokeou.
    Six mois après, une famille de ce pays étrange, habitant tout près du village, vient à la sous-préfecture où se trouve la résidence, demandant à étudier le catéchisme.
    Je prends des informations. Ces gens ont excellente réputation. Ils apprennent assez vite prières et doctrine. L'année suivante je les installe dans la pagode, les chargeant de surveiller les travaux de réparations, et aussi de convertir leurs parents et leurs amis.
    Une année passe ; petit à petit l'oiseau fait son nid. Je vois enfin venir vingt familles de catéchumènes. C'est le moment d'installer mes deux écoles dans la Pagode Bleue.
    Pendant les deux années qui viennent de s'écouler, j'avoue que, passant par Hokeou, je ne me suis guère arrêté dans la pagode. Par une malchance inouïe, chaque fois que j'arrive, c'est grand tralala pour les poussahs. L'effroyable sabbat du bonze rend la place intenable. Cependant, au jour fixé pour l'ouverture des écoles, il faut bien être là.
    Dès la veille, la Directrice de l'école païenne a fait transporter son piano auprès de la sainte table. Le matin venu, elle joue les meilleurs morceaux de son répertoire. C'est donc une messe en musique, malheureusement sans chants. Les élèves païennes ne connaissent que des chansons profanes : les nouveaux convertis ne savent rien encore.
    Après l'évangile, j'adresse quelques mots aux assistants mais voilà qu'au beau milieu du discours, de l'autre côté de la cloison contre laquelle l'autel est adossé, on entend soudain : ping-pan, pan-pan-pan, ping-pong... C'est le bonze endiablé qui recommence sa musique.
    Je reste un moment interloqué. Arrivé simplement la veille à la nuit, j'avais complètement oublié ce malfaisant personnage. Il avait bien salué l'aurore en assénant quelques bons coups sur sa cloche, mais, tout à la joie de voir plus de cent nouveaux convertis réunis, je n'avais guère prêté d'attention à ce bruit de ferraille. Or voilà que cet enragé trouble ma joie et me coupe le sifflet. Pas moyen de se faire entendre avec cet infernal tapage.
    Ping-pan, pan-pan-pan, ping-pong...
    Le gong sonore fait tout trembler ; l'autel en est ébranlé, des tuiles dégringolent du toit. Je regarde au-dessus de ma tête si rien ne menace de tomber sur l'autel.
    Près de la Directrice de l'école païenne sont agenouillée plusieurs de ses élèves : elle leur dit un petit mot à l'oreille. Aussitôt elles bondissent comme des chats-tigres de l'autre côté de la cloison. En criant elles secouent comme un prunier le pauvre bonze ahuri, le traitant de fils de chien et de tortue. Alors, c'est le silence ; l'orchestre se repose. Je puis finir mon discours, achever de célébrer le saint Sacrifice tranquillement.
    Après la messe, remerciant Madame la Directrice, je m'informe :
    « Comment pouvez-vous faire la classe? Comment vos élèves peuvent-elles étudier avec un pareil voisin, les jours où il fête ses poussahs ?
    Oh ! Nous sommes habituées. Il n'arrête pas. Tous les jours il en est ainsi, même la nuit.
    La nuit aussi ? Miséricorde !...
    Mais oui, mon Père ; la nuit dernière c'est bien par hasard s'il ne vous a pas servi un concert à sa façon. Cet homme est un vrai maniaque ; il ne dort guère que d'un oeil. Quand la lune paraît, il croit voir le soleil, se lève prestement et le charivari recommence. Au début nous trouvions cela gênant, mais on s'habitue à tout. Probablement la nuit prochaine le Père ne dormira guère ».
    Hélas ! Ce n'était que trop vrai. J'avais affaire à un bonze raffolant de musique et de musique chinoise !... Il tape d'autant plus fort sur la cloche et le gong qu'il est un peu dur d'oreille, comme je l'appris plus tard. Depuis plus de quarante ans il sert des sérénades de son crû à toutes ses idoles bariolées, plus affreuses les unes que les autres.
    Ping-pan, pan-pan-pan, ping-pong.
    Pour échapper à la folie et réciter mon bréviaire en paix. je pris le parti de me réfugier chaque jour à deux kilomètres de là, au bord de la rivière, dans un frais bosquet où fauvettes et loriots chantaient à qui mieux.
    Le bonze ayant enfin compris qu'il devait se reposer pendant la célébration de la messe, ainsi qu'aux heures d'explication du catéchisme, il me fut possible d'arriver à Noël sans être tout à fait fou.
    Au début de l'année suivante, je me rendis à Ipin pour assister à la retraite. Notre bon Evêque me demanda si tout marchait bien dans mon district.
    « A peu près, Monseigneur. Cependant à Hokeou il y a le fameux bonze qui me fait toujours bien des misères. Je ne sais comment m'en débarrasser.
    Mais c'est bien simple. Vous n'avez qu'à le convertir. En effet, voilà qui arrangerait tout : je n'avais pas pensé à cela. Mais c'est que...
    Quelles difficultés voyez-vous encore ?
    Je songe que convertir ce bonze n'est pas chose facile. Si Votre Grandeur voulait bien prier à cette intention...
    C'est entendu.
    Je vous remercie, Monseigneur ».
    En faisant mes adieux à notre bon Evêque, que je ne devais plus revoir que sur son lit d'agonie, je lui dis en riant :
    « N'oubliez pas le bonze, Monseigneur.
    Soyez tranquille ; j'ai déjà récité un rosaire pour lui. Le bon Dieu le convertira peut-être plus vite que vous ne pensez ». Je partis avec cet espoir, mais sans y trop compter.
    Quand je revis Hokeou, un mois plus tard, tout était à la joie, tout débordait d'allégresse. Primevères et pâquerettes s'étalaient souriantes au revers des talus, des guirlandes odorantes de pois roses couronnaient les coteaux. Les abeilles bourdonnantes butinaient à travers les champs de fèves et de colzas en fleurs. Tous les oiseaux au bord des nids saluaient le retour du printemps. Les merles voleurs faisaient bombance en dévalisant les cerisiers. Sur le toit de la Pagode Bleue, près des tourterelles roucoulant, les moineaux piaillaient en choeur. Mais, plus fort que tous les oiseaux, cent élèves dans les écoles chantaient au bon Dieu : « Notre Père » et à la Reine des Anges : « Je vous salue, Marie.
    Tout heureux, je récitai mon bréviaire, fis ma prière du soir et m'endormis tranquillement. Pourtant après la messe je me dis : « Pas de sérénade hier soir, pas de sabbat cette nuit, pas de coups de cloche ni de gong ce matin, le bonze doit être malade...
    Bah ! Ce n'est pas un grand malheur, pensai-je même, peu charitable. S'il y a relâche pour le jazz-band, on va pouvoir jouir du printemps ».
    Mais j'étais inquiet tout de même, craignant d'entendre à chaque instant la musique recommencer. Aussi après le déjeuner je hasardai :
    « Le bonze est-il donc mort ? On n'entend plus son chambard.
    Comment, le Père ne sait pas ?
    Mais non. Vous l'avez enterré ? »
    Et tout le monde de rire.
    « Mais non, Père, il s'est converti.
    Converti, le bonze ? Pas possible!
    Mais si, Père ; voilà un mois qu'il étudie la doctrine ».
    Je cours vite dans l'école. Stupéfait et attendri, je vois le brave bonze à la tête chenue et branlante au milieu des bambins à l'air mutin. Il étudiait avec plus d'application qu'eux tous. Malgré son grand âge, doué d'une bonne mémoire, il savait déjà par coeur les prières du matin et du soir.
    Mais, dès le début du mois d'août, je ne sais si c'est manque de musique ou autre chose, il se mit à dépérir, tomba malade, ne fut plus bientôt qu'un squelette. Je m'empressai de le baptiser. L'orfèvre, mauvais prophète, fut son parrain.
    Pour charmer ses derniers moments on lui apporta une perdrix qui chantait sans cesse d'une façon ravissante.
    Bientôt il fallut administrer les derniers sacrements au brave bonze qui, après son baptême, avait communié avec une ferveur angélique.
    Voyant qu'il allait mourir :
    « Alors quoi ! On veut aller faire de la musique chez le bon Dieu ?
    Il y a un orchestre là-haut ?
    Mais bien entendu. Une fanfare sans pareille, hors concours. Je crois même qu'on sera content de lui adjoindre un frappeur de gong chinois ».
    La joie illumina son visage.
    « Le ciel !... le ciel !... le bon Dieu !...
    Le bonze de la Pagode Bleue était mort.
    Hélas! Un mois après mourait aussi notre bon évêque qui, par ses prières, lui avait obtenu la grâce de la conversion.
    Je suis bien persuadé que Monseigneur, entrant au Paradis, au milieu du concert des anges a dû entendre le vieux bonze asséner quelques coups formidables sur son gong sonore pour fêter son bienfaiteur. Les oreilles m'en tintent rien que d'y penser.
    Ping-pan, pan-pan-pan, ping pong.
    Je vous souhaite d'entendre un jour, là-haut, cette belle musique.
    En attendant il y a eu cette année-là une centaine de personnes baptisées donas la Pagode Bleue.
    Les conversions se multiplient, on a dû diviser le district. Mon successeur m'écrit : « Je viens de baptiser 150 catéchumènes. Je suis installé dans les appartements occupés jadis par le bonze dans la Pagode Bleue.

    UN MISSIONNAIRE DE SUIFU (Chine).
    1933/34-40
    34-40
    Chine
    1933
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