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Le 27 mai au séminaire des Missions Étrangères

Le 27 mai au séminaire des Missions Étrangères Le 27 mai, immédiatement après la Béatification de nos Martyrs, M. Delpech avait adressé au Séminaire cette dépêche : Alleluia Béatification accomplie. Aussitôt notre cloche fit retentir l’air de ses plus joyeuses sonneries, notre chapelle revêtit sa parure des solennités. Dans le chœur, sur des gradins couverts de soie rouge, furent placés, au milieu des lumières et des fleurs, deux reliquaires contenant les ossements de plusieurs de nos Bienheureux.
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    Le 27 mai
    au séminaire des Missions Étrangères

    Le 27 mai, immédiatement après la Béatification de nos Martyrs, M. Delpech avait adressé au Séminaire cette dépêche : Alleluia Béatification accomplie.
    Aussitôt notre cloche fit retentir l’air de ses plus joyeuses sonneries, notre chapelle revêtit sa parure des solennités. Dans le chœur, sur des gradins couverts de soie rouge, furent placés, au milieu des lumières et des fleurs, deux reliquaires contenant les ossements de plusieurs de nos Bienheureux.
    Les vêpres commencent et au son de l’orgue jouant le refrain du Chant des Martyrs, les Directeurs et les aspirants du Séminaire défilent lentement, s’inclinant avec piété devant les précieux restes.
    Quel bonheur pour nous de pouvoir enfin témoigner publiquement les sentiments de respect et d’amour que depuis tant d’années nous ressentions dans le secret de notre cœur !
    Le soir, à sept heures, un salut d’actions de grâces est célébré et le Te Deum résonne grandiose sous nos humbles voûtes.
    La nuit approche, mais la fête n’est pas finie.
    Le petit oratoire de la Sainte-Vierge, élevé dans notre jardin et auquel travaillèrent autrefois les BB. Schœffler et Bonnard, s’illumine; deux cordons de feu en partent, qui rejoignent les bâtiments du Séminaire dont toute la façade resplendit de lumières blanches.
    A neuf heures, la cloche chinoise invite tous les aspirants à se grouper autour de l’oratoire et les chants commencent. C’est d’abord Les Martyrs aux Arènes, de Laurent de Rillé, que, d’après une ancienne tradition, nos séminaristes chantent chaque année, le 8 septembre, pendant leurs vacances à Meudon ; il évoque les souffrances des confesseurs de la foi, leur indomptable courage et leur triomphe éternel ; puis le Magnificat, le Memorare, le Sub Tuum; aux invocations à la reine des Apôtres et à la reine des Martyrs, à saint Joseph, patron des Missions, on ajoute l’invocation trois fois répétée : Beati nostri Martyres orate pro nobis.
    Après la récitation du chapelet, la fête s’achève par l’embrasement général de l’oratoire qui apparaît fantastique sous l’éclat rouge ou bleu des feux de Bengale, et par la prière du soir récitée avec une ferveur que l’émotion rend plus intense.
    Oh ! Fêtes intimes du Séminaire, quelle douceur infinie vous répandez dans notre âme, de quel charme vous enveloppez notre vie, et combien profond est notre bonheur en vos heures bénies.
    Ainsi s’est terminée cette journée du 27 mai, le plus beau jour de la Société des Missions Étrangères, depuis sa fondation ; le plus beau jour pour une mère, en effet, n’est-ce pas celui du triomphe de ses enfants?

    1900/174-175
    174-175
    France
    1900
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