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L'archidiocèse de Rennes et la Société des Missions Étrangères

L'archidiocèse de Rennes et la Société des Missions Étrangères C'est en 1660 que partirent pour l'Extrême-Orient les premiers prêtres de la naissante Société des Missions Étrangères de Paris. Ils étaient trois. L'année suivante, ils étaient 14, sous la conduite de Mgr Pallu, principal fondateur de la Société, et de Mgr Cotolendi. Sur ce nombre, 3 étaient originaires du diocèse de Rennes ; c'est dire que les relations entre la capitale bretonne et la Société des Missions Étrangères datent de la fondation même du Séminaire de la rue du Bac.
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    L'archidiocèse de Rennes et la Société des Missions Étrangères

    C'est en 1660 que partirent pour l'Extrême-Orient les premiers prêtres de la naissante Société des Missions Étrangères de Paris. Ils étaient trois. L'année suivante, ils étaient 14, sous la conduite de Mgr Pallu, principal fondateur de la Société, et de Mgr Cotolendi. Sur ce nombre, 3 étaient originaires du diocèse de Rennes ; c'est dire que les relations entre la capitale bretonne et la Société des Missions Étrangères datent de la fondation même du Séminaire de la rue du Bac.
    Saluons, dès l'abord, ces trois pionniers de l'apostolat breton en Extrême-Orient.
    Le premier, le P. Louis Chevreuil, était né à Rennes même vers 1627. Après un voyage par terre qui demanda deux années, il évangélisa successivement le Siam, la Cochinchine et le Cambodge ; puis il revint au Siam, où il mourut en 1693.
    Le P. François Périgaud, également originaire de la ville de Rennes, parti en même temps que le P. Chevreuil, n'eut pas la joie de pénétrer dans la mission à laquelle il était destiné ; il mourut en 1663 dans les Indes, à Masulipatam, des fatigues d'un voyage qui, au milieu de difficultés inouïes, se prolongeait depuis dix-huit mois.
    Plus heureux, le P. Brindeau, né aussi à Rennes, qui avait terminé ses études à Paris et obtenu le diplôme de licencier en théologie, fut destiné à la Chine. Il arriva à Macao, mais fut empêché de pénétrer dans l'intérieur sous le prétexte qu'il n'avait pas l'exequatur de la Cour de Lisbonne. Il se rendit alors en Cochinchine, où il travailla avec succès jusqu'à sa mort en 1671.
    Par ce triple départ un mouvement était lancé qui ne devait plus s'arrêter. Depuis lors jusqu'aujourd'hui le diocèse de Rennes a toujours été libéralement représenté et dans les missions et dans le Séminaire où les aspirants se préparent à l'apostolat. De 1661 à 1938, 136 Rennois ou Dolois ou Malouins (car l'archidiocèse actuel comprend les trois anciens diocèses de Rennes, de Dol et de Saint-Malo) se sont enrôlés dans la Société missionnaire de la rue du Bac.
    Quarante-cinq travaillent actuellement dans nos Missions ; 91, après une carrière apostolique plus ou moins longue, mais toujours bien remplie, sont allés recevoir du Roi des Apôtres la récompense de leurs labeurs et de leurs sacrifices. Parmi ces derniers, 9 ont été revêtus de la dignité épiscopale et c'est leur nom que nous devons mentionner tout d'abord.
    Mgr Louis Champion de Cicé, né à Bruz en 1648, alla d'abord au Canada, où il passa cinq années (1674-1679). A son retour, il entra au Séminaire des Missions Étrangères, et, en 1682, fut envoyé en Chine, où, durant quinze ans il évangélisa surtout la province du Kouangtong. Rappelé à Paris comme directeur du Séminaire, il prit part aux discussions relatives à la question des rites, alors à l'ordre du jour. Nommé évêque de Sabule et vicaire apostolique du Siam, il faut sacré le 2 janvier 1701 dans la chapelle du Séminaire par son parent, Mgr Louis de Coetlogon, évêque de Saint-Brieuc. Dans sa mission, il s'occupa activement du Collège général et du baptême des enfants de païens. En 1723, il obtint comme coadjuteur Mgr Tessier de Quéralay, qu'il sacra lui-même. Il mourut à Juthia en 1727.
    Mgr Olivier Le Bon, né à Saint-Malo en 1710, envoyé au Siam en 1745, fut successivement professeur au Collège général, puis procureur à Macao. Nommé évêque de Metellopolis et coadjuteur au Siam, il ne put s'y rendre à cause de la guerre, revint en Europe et fut sacré à Rome par le Pape Clément XIII (1766). Ce n'est qu'en 1772 qu'il put rentrer au Siam, où il eut à subir la persécution. Arrêté avec deux missionnaires, il fut frappé de 100 coups de rotin et jeté en prison ; après deux mois de captivité il fut libéré et, Mgr Brigot ayant passé à la Mission Malabare, il devint vicaire apostolique ; mais le roi l'expulsa du Siam et c'est à Goa qu'il mourut en 1780.
    Mgr Guillaume Piguel, né en 1722 à La Mézière, ordonné prêtre à Vannes en 1748, partit l'année suivante pour la Cochinchine. Il se rendit auprès de Mgr Lefebvre, qui le nomma provicaire et à qui il succéda en 1762 comme vicaire apostolique avec le titre d'évêque de Canathe. Sacré à Juthia par Mgr Brigot, il revint au Cambodge, fonda de nouveaux postes en Cochinchine et, durant sept années, visita toute sa mission. Il mourut en 1771, regretté pour sa douceur, sa prudence, son humilité et sa patience.
    Mgr Jean-François Ollivier, originaire de Pleurtuit, prêtre en 1818, fut pendant deux ans vicaire de Miniac-Morvan, puis il entra au Séminaire des Missions et fut envoyé au Tonkin Occidental. Il y était à peine depuis quatre ans lorsqu'il fut choisi pour coadjuteur par Mgr Longer et sacré par Mgr Henares, vicaire apostolique du Tonkin Oriental. Presque aussitôt après la persécution éclatait ; le nouvel évêque fut réduit à se cacher dans les forêts, et c'est là qu'il mourut le 27 mai 1827. Il n'avait que trente-six ans.
    Mgr Joseph Havard naquit à Thourie en 1790. Il essaya de plusieurs carrières avant de se consacrer à l'apostolat et ce n'est qu'en 1821 qu'il fut ordonné prêtre et, accepté au Séminaire des Missions Étrangères, envoyé aussi au Tonkin Occidental. A la mort de Mgr Ollivier, il devint coadjuteur de Mgr Longer, à qui il succéda comme vicaire apostolique ; mais la persécution faisait rage : en 1837, un de ses missionnaires, le P. Cornay, fut martyrisé, et lui-même, au milieu de continuelles alertes, obligé de fuir d'un lieu dans un autre ; il chercha un asile à Bachbat et c'est là que, dépourvu de tout, les bras et les jambes enflés et couverts de plaies, il fut saisi par la fièvre et mourut le 5 juillet 1838. Durant son épiscopat, qui ne fut que de sept ans, il avait fait 19 ordinations. Son successeur, le Bienheureux Dumoulin Borie fut martyrisé avant sa consécration épiscopale et c'est l'illustre évêque d'Acanthe, Mgr Retord, qui hérita de la dignité de vicaire apostolique et des tribulations qui en étaient alors le partage.
    Mgr Etienne Charbonnaux, de La Guerche, où il naquit en 1806, entra à vingt-quatre ans au Séminaire de la rue du Bac et fut destiné à la mission de Pondichéry. Il y travaillait avec grand zèle depuis dix ans lorsqu'il fut nommé évêque de Jassen et coadjuteur de Mgr Bonnand: il refusa d'abord, mais la Propagande insista et il se soumit : il fut sacré à Pondichéry le 29 juin 1845 et chargé de la nouvelle mission de Mysore, dont il fut le premier vicaire apostolique. Son épiscopat de vingt-sept ans fut des plus fructueux : il imprima un vif mouvement de progrès à toutes les oeuvres d'évangélisation, d'enseignement et de bienfaisance. En 1861-1862 il acheva la visite des missions de l'Inde, commencée par Mgr Bonnand. Il assista au Concile du Vatican et, de retour dans son vicariat, il s'éteignit à Bangalore le 23 juin 1873.
    Mgr Pierre Lalouyer, né à Acigné en 1850, prêtre en 1873, fut destiné à la mission de Mandchourie ; il était supérieur du Séminaire lorsque, en 1897, il fut choisi pour être le coadjuteur de Mgr Guillon. L'année suivante la Mission était divisée et Mgr Lalouyer devenait vicaire apostolique de la partie septentrionale, comprenant les deux provinces de Kirin et du Heilongkiang. Cet immense territoire ne comptait que 7.000 chrétiens ; à la mort de l'évêque, ce nombre aura plus que triplé et 15 prêtres indigènes seront venus s'adjoindre à la petite phalange des missionnaires. Ce seul détail prouve le zèle avec lequel Mgr Lalouyer sut travailler à l'oeuvre d'évangélisation et obtenir des résultats consolants en dépit de toutes les difficultés, particulièrement de celles que causa la terrible insurrection des Boxeurs. Il mourut en 1923. Un de ses collègues dans l'épiscopat, qui l'avait bien connu, disait aux missionnaires du prélat défunt : « Vous avez eu pendant des années un saint pour évêque ».
    Mgr Augustin Baslé, originaire de La Guerche, fut ordonné prêtre en 1875 et partit la même année pour la mission de Mysore (Inde). Après quelques années de ministère, il fut nommé procureur de la mission, puis supérieur du Grand Séminaire. Nommé vicaire général en 1887 et curé de la cathédrale, il devint coadjuteur de Mgr Kleiner et, en 1910, son successeur. Il se fit remarquer par sa charité, son savoir et sa prudence, et l'on a lieu de s'étonner que, en dix années d'épiscopat, tant de travaux aient pu être réalisés par un évêque de santé toujours chancelante. Il s'éteignit pieusement le 13 septembre 1915 et fut inhumé dans sa cathédrale, à côté de Mgr Charbonnaux, son compatriote, qui lui avait montré le chemin des missions.
    Mgr Eugène Allys, né à Paimpont en 1852, après un bref séjour au Grand Séminaire de Rennes, entra au Séminaire de la rue du Bac, d'où il fut envoyé en 1875 à la mission de Cochinchine Septentrionale. Les premières années de son ministère furent particulièrement pénibles : les troubles de 1883 et les horribles massacres de 1885 mirent à une dure épreuve le courage et l'esprit surnaturel du missionnaire. Le calme rétabli, le P. Allys, nommé curé de Phucam (Hué), put donner libre cours à son zèle : il obtint de nombreuses conversions dans la ville et jusque dans le palais royal. Il poursuivait sans relâche son fructueux apostolat lorsque, en 1908, Mgr Caspar ayant donné sa démission, il fut choisi pour lui succéder comme vicaire apostolique. Sacré dans l'église, devenue pro cathédrale, qu'il avait construite, il demeura, évêque, ce qu'il avait été missionnaire, c'est-à-dire un apôtre plein de zèle, encourageant ses prêtres, fondant de nouvelles chrétientés, bâtissant des chapelles, multipliant les écoles. Pendant les vingt-trois années qu'il dirigea la mission de Hué, il put voir 37.000 nouveaux chrétiens entrer dans le sein de l'Église. Il fonde la Congrégation annamite des Filles de Marie Immaculée, il crée l'Institut de la Providence, premier collège catholique d'enseignement secondaire en Indochine, il appelle dans sa mission les PP. Rédemptoristes, il autorise un de ses missionnaires à fonder un monastère cistercien : tous ces travaux et les services qu'il avait rendus à l'Annam et à la France attirèrent l'attention des autorités : il fut fait successivement chevalier de la Légion d'honneur, Officier du Dragon d'Annam, décoré du Kimkhanh. Devenu presque aveugle, Mgr Allys dut donner sa démission en 1931. Il vécut encore cinq ans dans la retraite, sujet d'édification profonde pour tous les prêtres de la Mission et s'éteignit doucement le 23 avril 1936, âgé de quatre-vingt-quatre ans. Ses funérailles, en présence de cinq évêques et de nombreux prêtres, des autorités françaises et annamites, revêtirent un cachet à la fois solennel et recueilli, digne de celui qui fut un grand évêque et un grand Français.
    Bien que résumée si brièvement, la vie de ces vaillants évêques missionnaires n'est-elle pas tout à l'honneur du diocèse qui, les ayant vus naître, les a donnés généreusement au service des missions, et de la Société dans laquelle ils se sont enrôlés et dont ils ont si bien continué les traditions de zèle apostolique ?
    Mais le diocèse de Rennes a donné aussi à l'Église des martyrs, des apôtres qui, au milieu de leurs travaux, ont versé leur sang pour la cause de Jésus-Christ.
    Le P. Pierre Geffrard de Lespinay, de Vitré, missionnaire du Siam en 1674, y travaillait depuis quatorze ans lorsque éclata une révolution : emprisonné avec son évêque, Mgr Laneau, et plusieurs missionnaires, il endura pendant plus de vingt mois toutes les misères d'un dur cachot, après quoi il fut conduit dans une île déserte du Menam, où il mourut d'épuisement le 19 septembre 1690.
    Deux siècles plus tard, le P. Jean-Marie Poirier, de Sainte Colombe, était depuis douze ans missionnaire en Cochinchine Orientale lorsque la conquête du Tonkin par la France excita contre les catholiques la haine des mandarins et des lettrés : la persécution éclata. Le village qu'habitait le P. Poirier fut cerné. Le missionnaire passa la nuit à confesser ses chrétiens et à les préparer à la mort ; à 2 heures du matin il célébra la messe, y communia tous ses fidèles. Quelques instants après, à genoux dans son presbytère, deux coups de feu l'atteignirent ; les bandits se ruèrent sur son cadavre et le jetèrent dans les flammes : c'était le 16 juillet 1885. Des quelque 400 chrétiens restés dans le village, une douzaine seulement échappèrent au massacre.
    La grande guerre fit aussi des victimes parmi les missionnaires rennais.
    Le P. Joseph Motel, de Campel, était depuis dix ans missionnaire du Kouytchéou lorsque la mobilisation le rappela en France : il fut tué dans la Marne le 11 septembre 1915.
    Le P. Jean-Marie Meng, de Saint Germain sur Ille, avait travaillé quinze ans en Corée lorsqu'il revint combattre pour la France ; il mourut le 17 février 1918 de maladie consécutive aux fatigues de la campagne.
    Un jeune aspirant missionnaire, Louis Louazel, de Boisgervilly, était entré au Séminaire en 1910 ; l'année suivante, il faisait son service militaire ; rentré au Séminaire, il reçut la tonsure, puis mobilisé par la guerre, il fut tué le 15 juin 1915.
    Ceux-là aussi ont bien mérité de l'Église et de la France.
    Mais, parmi la centaine de missionnaires rennais morts au service des missions, combien d'autres mériteraient d'être cités pour leurs travaux, leurs vertus, leurs sacrifices.
    Comment, par exemple, ne pas mentionner le P. François Martin de la Baluère, de Rennes même, qui, parti en 1698, travailla d'abord au Siam, puis en Chine, d'où il fut expulsé, emmenant avec lui quelques élèves qu'il préparait au sacerdoce ; à Macao, il est emprisonné et assiste à la mort du cardinal de Tournon (1710). Chassé encore de Macao, il gagne Pondichéry, où il laisse ses élèves ; puis il rentre en Chine, où il meurt en 1715.
    Et le P. Charles Langlois, aussi de Rennes, qui, envoyé au Tonkin en 1792, y travailla pendant douze années en pleine période de persécution, puis, rappelé en France, fut directeur et supérieur du Séminaire, où il mourut en 1851.
    Le P. Jean-Marie Pottier, de Saint-Ouen de la Rouërie, prêtre à Rennes en 1850, fut successivement vicaire à Saint-Aubin d'Aubigné, aumônier des troupes françaises à Rome, missionnaire dans l'île de Gorée, et ce n'est qu'en 1858 qu'il entra au Séminaire des Missions. Envoyé, l'année suivante, au Coimbatore (Inde), il s'y dévoua durant quarante-quatre ans à la vie la plus active, la plus charitable et la plus pauvre. Il mourut à quatre-vingts ans, au sanatorium de Wellington, dont il avait donné le terrain et la maison (Armor villa) à la Société des Missions Étrangères.
    Plus récemment, le P. Alfred Pettier, de Châteaugiron, missionnaire du Japon en 1868, procureur de la Mission et curé de la paroisse européenne de Yokohama ; il y célébra ses noces d'or sacerdotales, puis, devenu presque aveugle, rentra en France où il eut encore la joie de fêter dans sa paroisse natale ses noces de diamant. Il mourut en 1930 à quatre-vingt-sept ans.
    Le P. Jean-Marie Lemaréchal, de Pleine-Fougères, missionnaire au Japon de 1870 à 1912, fut pendant dix-huit ans vicaire général du diocèse de Tôkyô et écrivit de nombreux ouvrages pour l'instruction religieuse des chrétiens, ainsi qu'un important Dictionnaire japonais français.
    Le P. Aristide Letort, de Brie, après son ordination en 1870 fut aumônier des francs-tireurs de Cathelineau, puis, la guerre terminée, rentra au Séminaire et fut envoyé en Mandchourie : il y travailla durant trente-deux ans, eut les deux jambes brisées dans un accident de voiture, dut se réfugier à Ingtse pendant la révolte des Boxeurs. Il mourut en 1904, laissant le souvenir d'un zèle ardent, d'une vigueur infatigable et d'un esprit agréablement original.
    Terminons cette énumération trop incomplète par le nom du P. Jean-Marie Hervagault, d'Erbrée, qui passa les cinquante-trois années de sa vie apostolique à l'ombre des monts Himalaya, dans cette partie de la mission actuelle du Sikkim que l'on appelait alors le Thibet sud ; il y fonda un village chrétien qu'il nomma Maria-basti (le village de Marie), où il mourut en 1836 à soixante-dix-huit ans, n'ayant jamais revu la France.
    Pour continuer les bonnes traditions apostoliques de ces vaillants apôtres, 45 missionnaires rennais combattent encore aujourd'hui dans les rangs de la Société des Missions Étrangères. L'un d'eux est évêque, c'est Mgr Ange Gouin, de Maxent, qui missionnaire du Laos en 1902, en est le vicaire apostolique en 1922. Il se dispose à transférer la partie septentrionale de son immense vicariat aux PP. Oblats de Marie Immaculée.
    Bien que la Sainte Écriture interdise de louer les vivants, elle ne défend pas de leur accorder une mention, sans compliments. Qu'il nous soit donc permis de nommer le P. François Monnier, de Baguer Morvan, qui, envoyé au Mysore en 1878, le quitta six ans plus tard pour aller fonder à Hongkong l'imprimerie de la Maison de Nazareth, qu'il a portée à un tel développement qu'aujourd'hui elle imprime en vingt langues diverses et qu'elle a rendu d'éminents services à toutes les missions d'Extrême-Orient. Le P. Monnier a actuellement quatre-vingt-quatre ans ; il a pris sa retraite dans la maison qui lui doit sa prospérité et son renom bien mérité ; il y a célébré récemment ses noces de diamant sacerdotales.
    Citons aussi le P. Pierre Gayet, de Nouvoitou, missionnaire aux Indes depuis 1895, vicaire général de Pondichéry et supérieur du Grand Séminaire régional de Bangalore.
    Ayant ainsi brièvement résumé le passé, plus brièvement encore le présent, que pouvons-nous augurer de l'avenir ? L'Archidiocèse de Rennes est aujourd'hui représenté au Séminaire des Missions Étrangères par 5 aspirants : 2 sont à Paris, 2 à Rome et 1 à Bièvres. C'est assurément une bonne contribution aux besoins futurs de l'apostolat ; mais il y a eu, dans le passé, des périodes où le groupe des aspirants rennais était bien plus nombreux. Qu'il nous soit donc permis, en terminant, d'émettre le voeu que reviennent ces beaux jours d'antan, pour la gloire de l'Église de Rennes et pour la prospérité de la Société des Missions Étrangères !

    1938/98-106
    98-106
    France
    1938
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