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La Société des Missions Etrangères dans la Chine Méridionale

La Société des Missions Etrangères dans la Chine Méridionale
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    La Société des Missions Etrangères dans la Chine Méridionale

    C'est dans les provinces du sud que la Société des Missions Etrangères commença son apostolat dans l'immense empire chinois. Mgr Pallu, administrateur des missions de 8 provinces, n'aborda au Fokien que pour y mourir. Après lui quelques prêtres de la Société, de concert avec des Franciscains, des Dominicains, des Jésuites, se livrèrent à l'oeuvre d'évangélisation et moururent au Kouangtong : les PP. Basset en 1707, Le Blanc en 1720, Lirot en 1723, Souviron en 1797, etc. Mais, lorsque le vicariat apostolique du Setchoan, comprenant les provinces du Yunnan et du Kouytcheou, fut confié à la Société (1696), c'est là que se concentra l'effort des missionnaires. Le Yunnan fut détaché du Setchoan en 1840, le Kouytcheou en 1846 ; le Kouangtong et le Kouangsi furent érigés en mission autonome en 1848 : c'est à ces dates que commence l'histoire de leur évangélisation par la Société.

    Yunnan. En créant le vicariat apostolique du Yunnan, le Pape Grégoire XVI avait confié au P. Langlois, Supérieur du Séminaire des M.-E., le soin de choisir un évêque pour la nouvelle mission. Après entente avec Mgr Pérocheau, le P. Joseph Ponsot, missionnaire du Setchoan depuis dix ans, fut désigné et sacré à Tsongking-tcheou (1843). Le vicariat du Yunnan comptait alors environ 4.000 chrétiens dispersés en 30 stations. Pour l'aider l'évêque avait 4 missionnaires, auxquels on ajouta deux prêtres chinois, et c'est avec ce personnel restreint que Mgr Ponsot commença l'évangélisation d'une province de 380.000 km. et de 12 millions d'habitants.
    Installé à Longki, il fonde un séminaire et établit une chrétienté à Yunnanfu. En 1849, il choisit pour Coadjuteur le P. Chauveau, qui, plus tard, devait devenir vicaire apostolique du Thibet. Lui laissant la garde de la résidence épiscopale, Mgr Ponsot entreprend la visite de son immense vicariat, à laquelle il consacre près de deux années. En 1860, il tient à Longki un synode qui fixe des règlements pratiques sur des points controversés. Mais, malgré le zèle de l'évêque, le travail missionnaire fut grandement entravé par la révolte des Mahométans et des Mantse contre la domination chinoise et par la persécution qui s'ensuivit : des chrétiens furent arrêtés, des églises pillées ; l'évêque dut chercher un refuge dans les forêts ; le P. Vachal fut jeté en prison et y mourut.
    Après le traité de Pékin, la mission retrouva une tranquillité qui ne fut pas de longue durée. Une révolte éclata dans l'ouest de la province et le P. Baptifaud fut massacré (1874). Cependant de nouveaux postes étaient fondés et le chiffre des baptêmes augmentait. Mais la guerre du Tonkin et l'hostilité du vice-roi causèrent de nouveaux désastres : le P. Terrasse était mis à mort avec 14 chrétiens, plusieurs paroisses étaient pillées et la persécution du Setchoan eut son contrecoup au Yunnan.
    Enfin la guerre du Tonkin terminée et les affaires du Setchoan réglées, le calme se fit dans la mission et permit à Mgr Fenouil, qui avait succédé à Mgr Ponsot en 1881, de reprendre le travail apostolique, qui depuis lors se poursuivit sans trop d'obstacles. Mais, lors du mouvement xénophobe des Boxeurs, tous les établissements catholiques de Yunnanfu furent détruits, l'évêque et ses missionnaires durent se retirer à Hongkong jusqu'à la signature de la paix. A son retour dans sa mission, l'évêque était épuisé : il s'éteignit peu à peu et mourut le 10 janvier 1907, après 26 ans d'épiscopat.
    Mgr de Gorostarzu, qui succéda à Mgr Fenouil, continua les oeuvres commencées par son prédécesseur. Il appela à Yunnanfu les Soeurs de Saint-Paul de Chartres, visita les chrétientés. Pendant la grande guerre, cinq de ses missionnaires ayant été mobilisés, il prit la charge de la procure. Délégué des Vicaires apostoliques du sud de la Chine, il assiste à Rome à la réunion préparatoire à l'Assemblée générale des Supérieurs de la Société, puis à cette Assemblée à Hongkong (1921). Il demande et obtient que des Pères du Sacré Coeur de Bétharram viennent travailler au Yunnan et il leur cède la partie ouest de sa mission. A cette époque, un de ses missionnaires, le P. Piton est pris par les brigands et emmené dans les montagnes, où il mourut d'épuisement.
    En 1930, Mgr de Gorostarzu prend part à Paris à la 2° Assemblée générale des Evêques de la Société, mais sa santé s'était bien affaiblie. Il voulut cependant retourner au Yunnan : en novembre 1931, une congestion faillit l'emporter. Les docteurs lui conseillèrent de regagner la France, mais il n'y arriva pas ; il mourut à Penang le 27 mars 1933.
    Un ancien missionnaire du Setchoan, détaché à la Délégation apostolique de Pékin, le P. de Jonghe, a recueilli la succession de Mgr de Gorostarzu et a aussitôt imprimé un vif essor aux oeuvres de la mission : il a demandé la collaboration de MM. de Saint-Sulpice pour son grand séminaire, des PP. Salésiens de Dom Bosco pour des écoles professionnelles ; il a obtenu que la partie nord-est de son vicariat soit érigée en mission autonome et confiée au clergé indigène, etc. Une ère nouvelle s'ouvre pour la religion au Yunnan : puisse-t-elle n'être pas troublée par les bandes bolchevistes !

    Kouytcheou (Kweiyang). Cette province, nous l'avons dit, avait fait partie du vicariat du Setchoan ; au XVIIIe siècle, Mgr Pottier y envoyait tous les deux ans un prêtre indigène visiter les quelques familles chrétiennes qui, venues du Setchoan, s'y étaient établies. Le P. Moye, le futur fondateur des Soeurs. de la Providence de Portieux, s'occupa aussi de ces chrétiens ; arrêté une première fois en 1774, jeté en prison, battu de verges et chassé du Kouytcheou, il y retourna en 1776 et y passa plusieurs mois. Après lui quelques missionnaires continuèrent de faire de rares apparitions dans cette province.
    La grande persécution, commencée en 1815 dans toute la Chine, fit à plusieurs reprises des martyrs au Kouytcheou, particulièrement en 1815 et 1839.
    En 1840 le Kouytcheou était détaché du Setchoan. Le P. Albrand, missionnaire du Siam, en fut le premier Vicaire apostolique. En arrivant dans sa mission, il y trouva environ 1200 chrétiens dispersés dans la province et vivant continuellement dans la crainte de la persécution. Quand il mourut (1853), on en comptait 2.200 ; il avait fondé plusieurs postes et travaillé activement à l'évangélisation.
    Le P. Faurie, nommé vicaire apostolique ayant refusé d'accepter l'épiscopat, la mission fut administrée durant 7 années par le P. Perny, doyen des missionnaires : ce n'est qu'en 1860 que le P. Faurie consentit à assumer la charge qui lui était proposée : il fut sacré le 2 septembre 1860 par Mgr Desflèches et déploya tout son zèle à la propagation de l'Evangile. Mais la guerre civile suscitée par les Musulmans causa de grands dommages à la mission ; non seulement des chrétientés furent pillées, des fidèles emprisonnés, mais des missionnaires furent massacrés : le P. Néel en 1862 (1), le P. Muller en 1866. Malgré ces désastres, le nombre des chrétiens augmenta notablement. Mgr Faurie mourut le 21 juin 1871, à son retour de Rome, où il avait assisté au Concile du Vatican.

    (1) Le P. Néel, martyr, a été béatifié par le Pape Pie X en 1909.

    L'épiscopat de Mgr Lions, successeur de Mgr Faurie, débuta par quelques années de calme, pendant lesquelles plusieurs stations purent être fondées. Mais en 1878, une persécution locale dans la préfecture de Hing-i-fu (auj. Lanlong) causa la mort de 14 catéchumènes. La guerre de la France au Tonkin amena une violente persécution dans toute la province : plusieurs chrétientés furent ravagées et des hostilités de tous genres paralysèrent l'action des missionnaires. Mgr Lions mourut à 73 ans, après 22 années d'épiscopat. Il avait trouvé 9.000 chrétiens dans sa mission en en prenant le gouvernement ; on en comptait 17.000 à sa mort, et le nombre des églises et des écoles avait quintuplé dans le même temps.
    Mgr Guichard, depuis 1885 Coadjuteur de Mgr Lions, lui succéda et, durant un épiscopat de 20 années, continua avec succès les oeuvres fondées ou développées par son prédécesseur. En 1900, lors des troubles occasionnés par les Boxeurs, il reçut du Consul de France à Chungking l'ordre de quitter le Kouytcheou avec ses missionnaires, pour échapper au massacre que l'on croyait inévitable : l'évêque ne crut pas devoir y consentir et resta courageusement à Kouiyang.

    Il mourut en 1913, mais, en 1907, il avait obtenu un Coadjuteur, Mgr Seguin, qui lui succéda et qui gouverne encore aujourd'hui, avec une douce fermeté, une mission à laquelle les épreuves n'ont jamais manqué. En 1922, la partie sud-ouest de la province fut détachée de Kouiyang et constitua la mission de Lanlong, confiée à la Société des Missions Etrangères. Dix ans plus tard, le nord-est fut à son tour cédé aux Missionnaires de la province allemande du Sacré Coeur d'Issoudun. Même ainsi réduit, le vicariat de Kouiyang restait encore d'une administration difficile ; aussi Mgr Seguin demanda et obtint un Coadjuteur en la personne de Mgr Larrart, sacré en 1933, qui apporte à son évêque bientôt septuagénaire le précieux concours de son zèle et de son expérience. La partie nord de la mission de Kouiyang a été troublée, ces dernières années, par les incursions des bandes communistes. Le vicariat compte actuellement 21.000 chrétiens administrés par 28 missionnaires et 31 prêtres indigènes.

    Lanlong. Formée de quelques districts du sud-ouest du Kouytcheou et du nord-ouest du Kouangsi, la mission de Lanlong, érigée en préfecture apostolique en 1922, devint vicariat en 1927. Le premier Préfet, puis Vicaire apostolique est Mgr Carlo. Lanlong est le nouveau nom de la ville de Hing-i-fu, évangélisée au XIXe siècle, au prix de difficultés inouïes, par d'intrépides apôtres, tels que le P. Muller, qui y fut massacré en 1866, le P. Chouzy, plus tard préfet apostolique du Kouang-si, le P. Aubry, de docte mémoire, le P. Alphonse Schotter, etc.
    Dans la mission de Lanlong, plus nombreux que les Chinois sont les « Dioï », descendants d'anciens soldats qui s'établirent dans le pays au Xe siècle et qui sont apparentés à la race « thai » du Siam.
    Ces dernières années, le Vicariat a été durement éprouvé par les incursions des armées communistes et par les déprédations commises par des bandes de brigands.
    Les Soeurs Missionnaires Canadiennes de Notre Dame des Anges sont venues récemment apporter le concours de leur dévouement et fonder des oeuvres de bienfaisance.
    La population catholique dépasse 10.000 ; le clergé se compose de 16 missionnaires français et 9 prêtres indigènes.

    Canton. La province du Kouangtong fut évangélisée dès le XVIe siècle par des Jésuites : les PP. Barreto, Ruggieri ; en 1582 arrivait à Canton le P. Matthieu Ricci, le véritable introducteur du christianisme en Chine.
    Bien que Mgr Lambert de la Motte eût été en 1659 administrateur des missions du sud de la Chine, ce n'est que vers 1682 qu'arrivèrent au Kouangtong les premiers prêtres de la Société des Missions Etrangères, qui travaillèrent de concert avec les religieux d'autres Ordres. On comptait plus de 30.000 chrétiens dans la province lorsque, en 1732, un édit de l'empereur Yongtching expulsa tous les missionnaires. Depuis lors, et jusqu'en 1844 (traité de Nankin), les missionnaires n'entrèrent plus à Canton que secrètement et au péril de leur vie.
    En 1848, la Propagande confia la mission du Kouangtong à la Société des Missions Etrangères. Le P. Libois, procureur à Hongkong, fut nommé préfet apostolique et le premier missionnaire qui lui fut envoyé fut le P. Guillemin. Celui-ci devint préfet apostolique en 1853, puis, en 1856, évêque de Cybistra ayant juridiction sur le Kouangtong, le Kouangsi et l'île de Hainan. Mgr Guillemin, en compensation des églises détruites et des biens autrefois enlevés à la mission, obtint l'emplacement de l'ancien palais du vice-roi de Canton ; sur ce terrain il bâtit un grand séminaire, une école de catéchistes, un orphelinat, puis une magnifique cathédrale. Dans l'île de Sancian, il éleva une chapelle au lieu où le corps de saint François Xavier avait été inhumé. Et dans le même temps les missionnaires obtenaient de nombreuses conversions.
    En 1875, la province de Kouangsi fut détachée de la mission de Kouangtong.
    Mgr Guillemin, épuisé par les labeurs d'un long apostolat, laissa à Mgr Chausse (1881) la charge de gouverner le vicariat et se retira en France, où il mourut en 1886.
    Lors de l'expédition française au Tonkin (1884-85), Mgr Chausse dut se réfugier à Hongkong avec la plupart de ses missionnaires. Rentré à Canton, il s'empressa de reconstruire l'évêché, bâtit une chapelle et un presbytère dans la concession européenne de Shameen, termina la belle cathédrale de Mgr Guillemin et l'ouvrit au culte. Il s'occupait activement de faire progresser l'Evangile lorsqu'il fut frappé d'une attaque de paralysie : il mourut le 12 octobre 1900 au sanatorium des M.-E. à Hongkong. La mission comptait alors 57 missionnaires, 12 prêtres indigènes et 42.000 chrétiens.
    Mgr Mérel, qui succéda à Mgr Chausse, s'appliqua à développer les oeuvres fondées par ses deux prédécesseurs ; il fut grandement aidé dans sa tâche par son pro préfet, le P. Fleureau ; c'est à celui-ci, supérieur du séminaire de Canton pendant 15 ans, qu'il dut de pouvoir ordonner 17 prêtres durant son épiscopat, et, lorsqu'en 1910 il lui fut enlevé par la mort, l'évêque, plus que personne, déplora la perte de cet « ami fidèle », de ce « conseiller sage et dévoué ».
    A cause de l'opposition du Portugal, les Supérieurs des Missions de Kouang-Tong et du Kouangsi ne furent que Préfets apostoliques jusqu'en 1914 ; à cette date leur Mission fut élevée au rang de Vicariat.
    Peu après Mgr Mérel donnait sa démission de vicaire apostolique et se retirait dans la mission de Malacca, où il vécut encore près de 20 ans, donnant à tous d'admirables exemples de simplicité et d'humilité.
    Sur ces entrefaites Rome venait de détacher la partie orientale de la mission du Kouang-Tong pour en constituer le vicariat de Swatow. Mgr Rayssac en fut le premier évêque et fut nommé en même temps administrateur de la mission de Canton.
    L'intérim dura deux ans et se termina par la nomination (1916) de Mgr de Guébriant, transféré du Kientchang. Le nouvel évêque, après une première visite de son vicariat, envisagea immédiatement l'opportunité de le diviser et d'en céder des parties à d'autres Sociétés missionnaires. Des démarches qu'il entreprit dans ce but résulta la création des missions de Shiuchow (1920), confiée aux Salésiens italiens de Dom Bosco ; de Pakhoi (1920), laissée aux Missions Etrangères, et, plus tard, de Kongmoon (1924), donnée aux PP. américains de Maryknoll.
    Pendant que ces questions se traitaient à Rome, Mgr de Guébriant était chargé de la Visite apostolique des missions de Chine. En 1920, il prenait part à la réunion préparatoire à l'Assemblée générale qui, réunie à Hongkong l'année suivante, le choisissait pour Supérieur général de la Société des Missions Etrangères. Son épiscopat à Canton n'avait été que de 4 années, mais des années fécondes en résultats.
    Après un nouvel intérim de 2 années, le Provicaire de la Mission, le P. Fourquet, fut nommé Vicaire apostolique et c'est lui qui, aujourd'hui encore, gouverne la Mission, avec l'aide d'un Auxiliaire indigène, Mgr Yeung, sacré en 1931.
    La province du Kouangtong, qui jusqu'en 1913, ne formait qu'une seule mission, est actuellement partagée en 8 circonscriptions ecclésiastiques. Ainsi réduit le Vicariat de Canton ne compte que 17.000 chrétiens, administrés par 18 missionnaires et 35 prêtres chinois.

    Kouangsi. Devenue mission autonome en 1868, préfecture en 1875, la province du Kouangsi se montra longtemps réfractaire à l'évangélisation. Le P. Chapdelaine y avait été martyrisé en 1856 et les premiers supérieurs de la mission, les PP. Mihière et Jolly eurent à lutter contre de nombreuses difficultés. Mgr Foucard, nommé préfet apostolique en 1878, vit la situation s'aggraver du fait de la guerre franco-chinoise : les missionnaires furent expulsés, des chrétientés détruites, et, même rentrés dans leurs districts, les ouvriers apostoliques se heurtèrent aux mêmes obstacles. Cet état de choses se prolongea durant l'épiscopat de Mgr Chouzy (1891-1899) et de Mgr Lavest (1900-1910). Des jours meilleurs se levèrent sous l'administration de Mgr Ducoeur (1911-1929), qui céda la partie nord-ouest de la province à la nouvelle mission de Lanlong et la partie est et nord-est aux PP. américains de Maryknoll. Mgr Albouy, le Vicaire apostolique actuel, développe les oeuvres existantes autant que le lui permettent les moyens dont il dispose en personnel et en ressources. Après les cessions de territoires que nous venons de mentionner, la mission de Nanning compte encore 6.000 chrétiens, 19 missionnaires et 9 prêtres indigènes.
    Swatow. Détaché de la mission de Canton en 1914, le Vicariat de Swatow eut pour premier titulaire Mgr Rayssac, qui, durant un épiscopat de 22 années, malgré les troubles et les dommages causés par les incursions des troupes communistes et des bandes de brigands, a su imprimer à sa mission un progrès des plus consolants. Les Ursulines de l'Union Romaine sont venues prêter leur concours aux oeuvres d'enseignement. En 1929 la partie nord-est du vicariat a été cédée aux Missionnaires américains de Maryknoll pour former la préfecture apostolique de Kaying, devenue vicariat en 1935. Cette même année, Mgr Rayssac, démissionnaire, a transmis le gouvernement de la mission à Mgr Vogel, son Coadjuteur depuis un an. Le vicariat de Swatow compte actuellement 28.000 chrétiens, 19 missionnaires français et 22 prêtres indigènes.
    Pakhoi. Formée en 1920 de la partie occidentale de la province du Kouangtong, la mission de Pakhoi eut pour premier évêque Mgr Gauthier, dont la santé, délabrée par 25 années de labeurs apostoliques dans le vicariat de Canton, ne répondit pas à son zèle ardent. Mgr Pénicaud, qui lui succéda en 1929, a appelé dans sa Mission les religieuses Catéchistes Missionnaires de Marie Immaculée pour joindre leur dévouement à celui des deux Congrégations indigènes de Pakhoi et de Lôfao. Il a cédé aux Picpuciens l'île de Hainan. Sous sa direction, la Mission est en voie de progrès très encourageants ; elle compte actuellement 14.000 chrétiens, 16 missionnaires français et 8 prêtres indigènes.
    En résumé, ces 4 provinces : Yunnan, Kouytcheou, Kouangtong et Kouangsi, qui constituent le groupe des missions de la Chine Méridionale, ne formaient, il y a seulement 25 ans, que 4 vicariats, tous confiés à la Société des Missions Etrangères et comptant ensemble 180 missionnaires français, 60 prêtres indigènes et 107.000 chrétiens.
    Aujourd'hui ce même territoire est réparti entre 16 missions, dans lesquelles 320 missionnaires et 160 prêtres chinois administrent 175.000 fidèles. A l'unique Société chargée du premier défrichement sont venus se joindre successivement les PP. de Milan, les Salésiens, les missionnaires américains de Maryknoll, les Picpuciens, les Bétharramites, les PP. du Sacré Coeur.
    Sur ces 16 missions, la Société des M.-E. de Paris en conserve 7, dans lesquelles 150 de ses membres, aidés par 125 prêtres indigènes, assument la charge de 120.000 chrétiens et ont encore à évangéliser quelque 35 millions de païens.

    Mitte nobis, Domine, auxilium de sancto !

    1936/244-253
    244-253
    Chine
    1936
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