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La saint pierre en annam 29 juin 1882.

La saint pierre en annam 29 juin 1882. Le Père Dourisboure (1825-1890) fut le principal fondateur de la mission de Kontoum qu'il a révélée au public catholique dans un livre captivant et souvent réédité, intitulé Les Sauvages Bahnars. Le Père Guerlach (1858-1912), par de nombreux articles publiés notamment dans les Annales de la Propagation de la Foi, les Missions Catholiques et nos Annales de l'oeuvre des Partants, a fait connaître encore plus à fond ces chers Sauvages.
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    La saint pierre en annam 29 juin 1882.

    Le Père Dourisboure (1825-1890) fut le principal fondateur de la mission de Kontoum qu'il a révélée au public catholique dans un livre captivant et souvent réédité, intitulé Les Sauvages Bahnars.
    Le Père Guerlach (1858-1912), par de nombreux articles publiés notamment dans les Annales de la Propagation de la Foi, les Missions Catholiques et nos Annales de l'oeuvre des Partants, a fait connaître encore plus à fond ces chers Sauvages.
    Et c'est à l'occasion de la fête patronymique du P. Dourisboure que, récemment débarqué en Annam, le « nouveau » de 1882 adressa à « l'ancien » de 1849, une poésie émue, à laquelle celui-ci donna une réplique non moins émouvante. Les voici :

    I

    J.-B. Guerlach à Pierre Dourisboure.

    Voici venir un nouvel Indigène,
    Jeune conscrit,
    Qui pour fêter son vaillant capitaine
    Chante ceci :

    Salut à toi, vétéran des montagnes,
    Ton nom si doux
    A parcouru la ville et les campagnes
    De par chez nous.

    De Dourisboure on me lisait l'histoire
    A mon foyer,
    Et je rêvais de mériter ta gloire,
    Noble guerrier !
    Toi qui rempli du zèle de saint Pierre
    Et de a foi,
    Pour Jésus-Christ montas sur le Calvaire
    Et sur la croix.

    LA SAINT PIERRE EN ANNAM

    Durant trente ans tu souffris un martyre
    Lent et caché :
    Douleurs du coeur que nul ne peut redire
    S'il n'a pleuré !
    Sans murmurer tu portas la souffrance,
    Mais dans le ciel
    Tu recevras une ample récompense
    De l'Éternel.

    En attendant que ta course s'achève,
    Lutteur vaillant,
    A tes travaux d'autrefois tu fais trêve
    En travaillant (1).
    A ta rencontre peut-être saint Pierre
    Accoura-t-il
    Quand sonnera pour toi l'heure dernière :
    Ainsi soit-il !

    II

    Le P. Dourisboure au P. Guerlach.

    Salut à toi, jeune et vaillant lévite,
    Salut à toi !
    Tu viens aussi te ranger à ma suite,
    Eh bien ! Suis-moi.
    Enrôle-toi sous la noble bannière,
    Hâte le pas,
    Mais mieux que moi marche dans la carrière
    Jusqu'au trépas.

    Si tu faiblis parfois dans la fatigue,
    Dieu sera là
    Pour te servir de soutien et de guide :
    Crois bien cela !
    Tu braveras la tempête et l'orage
    Sous son regard :
    Dieu peut donner à l'enfant le courage
    Comme au vieillard.

    Se méfier de sa propre inconstance,
    De son néant.
    Mettre en Dieu seul toute sa confiance,
    Comme un enfant :

    (1) Le P. D., épuisé par son long séjour chez les Sauvages, consacrait, en Annam, sa convalescence à la composition de son « Dictionnaire Ba-hnar » que le P. G. recopia de sa main ; heureuse inspiration, car le manuscrit du P. D. disparut lors des massacres de 1885.

    1930/23-25
    23-25
    Vietnam
    1930
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