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La Saint Jean-Baptiste au Séminaire de Paris

La Saint Jean-Baptiste au Séminaire de Paris Les Associés de l'OEuvre des partants seront heureux et édifiés de lire ici les vux présentés à S. G. Mgr le Supérieur, à l'occasion de sa fête, par le P. Robert, au nom de tous.
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    La Saint Jean-Baptiste au Séminaire de Paris

    Les Associés de l'OEuvre des partants seront heureux et édifiés de lire ici les vux présentés à S. G. Mgr le Supérieur, à l'occasion de sa fête, par le P. Robert, au nom de tous.

    Saint Jean-Baptiste chevauche, si j'ose dire, sur les deux Testaments. Par une singulière analogie, vous aussi, Monseigneur, vous représentez deux époques : l'ancienne, si glorieuse par ses audaces apostoliques, ses rudes conquêtes, ses confesseurs et ses martyrs; la nouvelle, que vous avez inaugurée comme premier Supérieur général et qui, issue des prescriptions du Droit Canon remanié, a ouvert pour nos Missions une ère d'organisation et de réalisations profondes.
    Saint Jean-Baptiste a pu se croire la voix clamant dans le désert : votre humilité profonde a pu vous donner le change et accabler votre esprit sous le poids de la tristesse, quand parfois à vos immenses désirs du Règne du Christ semblaient ne répondre que des réalisations apparemment trop lentes.
    Cependant laissez-moi vous dire, Monseigneur, que nul ne sait, quand il sème pour le Christ, quelles surfaces il a atteintes et à quelles profondeurs la divine semence est descendue.
    Bien plus, meilleurs juges que vous en l'occurrence, nous certifions, nous, vos confrères et vos fils, que votre vie de missionnaire et de pontife a communiqué au corps sacré dont vous êtes la tête et le coeur notre chère Société, la plus réconfortante chaleur.
    Votre activité brûlante et si bien mesurée a fait mieux comprendre à l'ensemble des membres des Missions Etrangères, le prix de la vie, la valeur du temps, la sublimité de la vocation apostolique.
    Vous, qu'on nomme un peu partout « le missionnaire », vous avez éclairé des multitudes sur le grand problème de l'évangélisation du monde païen et vous avez une large part au mouvement si consolant et si fort qui emporte l'élite de l'Eglise dans un effort étudié et tenace vers l'établissement, sur terre, du règne du Christ Jésus.
    Sans doute vous avez connu la tristesse de certaines incompréhensions, injustices, ignorances impardonnables; mais, par contre, n'avez-vous pas été consolé par le développement des Eglises indigènes, comme l'Eglise de Nagasaki ?
    La Providence a voulu que, sous votre supériorat, commençât de se réaliser le but de notre Société : fonder des Eglises et, lorsque celles-ci sont établies, porter plus loin l'énergie et l'activité de ses membres dans des régions nouvelles et moins développées.
    Dieu vous accordera ce à quoi vous tenez surtout : l'union de plus en plus étroite entre les membres du bataillon apostolique dont vous êtes le chef aimé et respecté.
    Quoi de plus divin qu'une société d'âmes sacerdotales étroitement unies dans une seule discipline, une seule direction, s'entendant sur ce qu'il importe le plus de savoir pour mener la grande croisade, bénéficiant des mêmes traditions, participant aux mêmes grâces de choix, prétendant aux mêmes espérances, n'ayant qu'un lien pour une telle union, la Charité ? N'est-ce pas ce qu'est la Société des Missions Etrangères et ce qu'elle sera de plus en plus ?
    Votre exemple, croyez-le, Monseigneur, a resserré et resserrera chaque jour davantage cet accord des esprits, cette concorde des volontés et des coeurs, cette collaboration unanime en vue d'une âme commune, l'âme de notre bien-aimée Société.
    Un supérieur n'échappe pas à la lecture de sa vie par les âmes fixées sur elle. Nous vous sommes redevables sans mesure, Monseigneur, d'avoir fait notre vie ce qu'elle est. Ce qu'elle est pour nous, (quantum humana fragilitas esse sinit) nous vous le disons, en toute simplicité de coeur, parce que cela est vrai, c'est comme l'Evangile illustré par l'image.
    Puisse cette image demeurer encore longtemps sous nos yeux attentifs, édifiés et aimants !
    Sté Gle d'Imp. et d'Ed., I, rue de la Bertauche, Sens. 10-29.

    1929/228
    228
    France
    1929
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