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La Saint Jean baptiste à la rue du Bac

La Saint Jean baptiste à la rue du Bac MONSEIGNEUR, Cette nouvelle fête de Saint Jean Baptiste nous donne la joie de vous dire une fois de plus nos sentiments de filial attachement. Veuillez agréer nos voeux ; ils sont l'expression de notre gratitude, de notre reconnaissante affection. Nous les déposons devant Dieu qui Seul a la puissance d'en assurer la réalisation.
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    La Saint Jean baptiste à la rue du Bac
    MONSEIGNEUR,
    Cette nouvelle fête de Saint Jean Baptiste nous donne la joie de vous dire une fois de plus nos sentiments de filial attachement. Veuillez agréer nos voeux ; ils sont l'expression de notre gratitude, de notre reconnaissante affection. Nous les déposons devant Dieu qui Seul a la puissance d'en assurer la réalisation.
    L'an passé nous exprimions le désir que Dieu veuille bien vous garder comme notre Supérieur Général. Ce désir a été exaucé et, pour un nouveau bail de dix ans, nous bénéficierons de votre direction si paternelle et si fructueuse.
    Votre réélection est un bienfait pour ce Séminaire que vous entourez d'une tendresse de prédilection, voyant dans nos aspirants d'aujourd'hui la Société de demain, dans le blé qui lève les moissons de l'Avenir. C'est aussi un bienfait pour chacune de nos Missions et pour nos Etablissements communs. Si le fardeau du Supériorat pèse sur vos épaules, la pensée que c'est Dieu qui vous l'a imposé en allégera le poids et nous mettrons toute notre bonne volonté à seconder vos efforts et à donner toute l'assistance que vous êtes en droit d'attendre de nous.
    Bientôt les devoirs de votre charge, comme si la Providence vous avait réservé un sourire dans votre vieillesse, vous conduiront de nouveau dans cet Extrême-Orient où vous avez laissé le meilleur de votre coeur. Nous réjouissons pour vous, Monseigneur, de cette gâterie du Maître. Qui sait si votre bonheur n'est pas envié par ceux qui restent ici ? Nous réjouissons du réconfort qu'apportera votre présence à nos frères de là-bas, attachés aux rudes besognes du labeur apostolique. Ce que vous leur direz de la sympathie grandissante de la vieille Europe catholique en faveur de l'armée missionnaire, de la préoccupation dominante du Saint Père pour la conversion des infidèles, fortifiera leur courage. Nous vous demandons avec instance de ne pas passer sous silence vos indignations devant l'inexactitude et le parti pris d'une certaine presse, cherchant à diminuer le résultat de leurs magnifiques efforts. Disséminés sur cet immense front de bataille, tout à leurs travaux, ils ignorent et l'attaque et la défense...
    Quand vous nous reviendrez et nous souhaitons que ce soit bien vite, avant le commencement de l'été prochain ce sera avec une expérience accrue, une connaissance plus exacte des besoins des Missions. Vous nous en ferez part pour que nous soyons en mesure de vous mieux seconder dans le soutien à donner à ceux qui sont dans la bataille et dans la préparation de ceux qui y entreront demain. Comme votre glorieux patron, vous chercherez avant tout la gloire de Celui dont il disait : « Oportet illum cressere, me autem minui ».
    Et c'est avec cette pensée que vous traverserez les océans, à un âge où tous les capitaines ont déjà pris leur retraite.
    L. R.

    1931/180
    180
    France
    1931
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