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La nouvelle mission du Sikkim

La nouvelle mission du Sikkim Par décision du Cardinal Préfet de la Propagande, le P. Douénel a été nommé Préfet Apostolique de la nouvelle Mission du Sikkim, formée de deux territoires détachés, l'un du Vicariat Apostolique de Tatsienlou, en Chine, et l'autre de l'Archidiocèse de Calcutta aux Indes. Mgr Jules Douénel est né le 20 septembre 1866, à St-Louet-sur-Seulles (Calvados. Diocèse de Bayeux), ordonné prêtre le 3 juillet 1892, il partit pour le Thibet-Sud le 14 septembre suivant.
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    La nouvelle mission du Sikkim

    Par décision du Cardinal Préfet de la Propagande, le P. Douénel a été nommé Préfet Apostolique de la nouvelle Mission du Sikkim, formée de deux territoires détachés, l'un du Vicariat Apostolique de Tatsienlou, en Chine, et l'autre de l'Archidiocèse de Calcutta aux Indes.
    Mgr Jules Douénel est né le 20 septembre 1866, à St-Louet-sur-Seulles (Calvados. Diocèse de Bayeux), ordonné prêtre le 3 juillet 1892, il partit pour le Thibet-Sud le 14 septembre suivant.
    Parmi les autochtones du Sikkim on comptait : les Lépchas, les Ackas, les Méchis, les Murmis et les Ura vas ; les Bhoutaniens et les Népaliens formaient l'élément étranger. Actuellement la population indigène du Sikkim peut se diviser en cinq classes bien distinctes : Lépchas, Népaliens, Bhoutaniens, Limboos et Magars.
    D'après le P. Saleur, le troisième compagnon du P. Desgodins dans la fondation des premiers postes du Thibet-Sud, les Bhouta-niens (dont notre gravure donne un spécimen) se divisent en plusieurs classes : Bhoutias proprement dits et Thibétains-Bhoutias, Bhoutias du Bhoutan et Bhoutias du Sikkim. Dans les classes pauvres, hommes et femmes sont vêtus, l'été, d'un habit de coton assez semblable à une robe de nuit et attaché aux reins avec une ceinture ; l'hiver, le costume est le même, seulement la robe est en laine ouatée à l'intérieur. Quelquefois des peaux de moutons remplacent la robe. La chaussure se compose de bottes faites en étoffe, avec une épaisse semelle en chiffon ou en filasse ; tout naturellement on ne s'en sert que par le grand beau temps ; quand la pluie fombe, on va pieds nus. Pour les femmes, l'accoutrement diffère en deux points : leur robe s'agraffe sur l'épaule droite, et elles portent en plus une espèce de camisole blanche tombant jusqu'à la ceinture. Dans les classes aisées, la soie remplace le coton, et les fourrures fines la peau de mouton. Tout cela est peu pratique et convient seulement à un peuple inactif comme le peuple Bhoutanien qui ne travaille que pour manger ; une fois repu, il s'endort sans songer au lendemain, ni au moyen d'améliorer sa position. Les femmes Bhoutaniennes aiment à se parer de larges turquoises, d'une dizaine de livres au moins, de colliers d'argent et de bracelets. Ordinairement aussi, elles ont une amulette venue du Thibet, la terre sainte par excellence ; sur cette amulette, renfermée dans un médaillon d'argent et suspendue au, cou par une chaîne de même métal, se trouve inscrite la célèbre formule bouddhique : ôm mani padmé hûm.
    Les émigrants du Boutlian, ainsi que ceux du Népal, ne forment du reste pas une majorité ethnique an Sikkim : ils y absorbent cependant et peu à peu les Lépchas, qui sont probablement les véritables aborigènes du pays et qui, en pleine décadence, finiront par disparaître de la terre du Sikkim.

    1929/118
    118
    Chine
    1929
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