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L'école Anglo-Chinoise Birmane

BIRMANIE SEPTENTRIONALE INAUGURATION DE L'école Anglo-Chinoise Birmane (Traduit du The Mandalay Herald du 17 novembre 1904).
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    BIRMANIE SEPTENTRIONALE

    INAUGURATION

    DE

    L'école Anglo-Chinoise Birmane

    (Traduit du The Mandalay Herald du 17 novembre 1904).

    Les pages, que nous traduisons, ne nous donneront pas seulement l'historique d'une intéressante fondation, elle nous montreront le libéralisme anglais dans l'éducation ; c'est un contraste avec ce qui se fait en certains autres pays, il ne contribuera pas à augmenter notre amour-propre ; mais, enfin, si à force de regarder au delà de nos frontières nous apprenions à savoir exactement ce qui s'y passe et à en profiler !

    Celte cérémonie, que présida S. H. le Lieutenant-Gouverneur, fut célébrée solennellement le 12 novembre, dans la soirée. Les bâtiments et l'enclos décorés avec art de bannières et de lanternes chinoises produisaient très bon effet.
    Son Honneur arriva à 5 h. précises, il fut reçu et conduit à sa place par le P. Lafon. A ce moment, tous les sièges du vestibule spacieux étaient déjà occupés par les invités ; la séance commença. Elle fut assez longue, mais pleine d'entrain.
    Les diverses parties du programme furent exécutées par les jeunes enfants de l'école, dont quelques-uns avaient des voix exceptionnellement belles. Après les divertissements, vint la partie sérieuse, qui comprenait un discours du P. Lafon, adressé à Son Honneur, et la réponse du Lieutenant-Gouverneur.
    Voici le discours du missionnaire :

    Il ne peut qu'être agréable aux hommes de haute situation d'encourager les petits et les humbles en leur apportant des témoignages de sympathie et en leur procurant le bonheur. Vous devez donc être heureux aujourd'hui, car votre présence apporte une joie très vive aux orphelins de cette Institution et à tous ceux qui, intéressés à cette oeuvre, ont contribué à sa création et à son développement.
    Nous demandons la permission d'exprimer à Votre Honneur notre gratitude la plus profonde et la plus sincère.
    Vous attendez sans doute quelques détails sur l'histoire de l'Institution à laquelle Votre Honneur accorde, avec tant de complaisance, une si grande faveur aujourd'hui. Ils sont très simples, comme c'est le cas, généralement, quand il s'agit d'Institutions charitables.
    Je crois qu'il est établi comme une loi, en science, qu'il n'y a pas de génération spontanée, mais je pense que cette loi ne s'applique pas au monde moral.
    Cet orphelinat paraît être né de lui-même, afin de remplir une place qui était vide. Il se forma peu à peu et atteignit son développement actuel, comme naturellement et nécessairement.
    En 1894, un missionnaire fut envoyé par l'Evêque catholique pour essayer de former une association chinoise catholique ; le commencement fut difficile, car il n'y avait pas de maison et pas même de place pour en bâtir une. Plusieurs mois s'écoulèrent avant que le missionnaire plût obtenir, au nord du bâtiment actuel, un terrain juste assez grand pour élever une petite chapelle et une modeste habitation.
    A ce moment, dans le voisinage, mourut un Chinois qui laissait, dans la misère, sa femme et quatre enfants : deux garçons et deux filles. Les garçons furent confiés au missionnaire qui les accepta. Pouvait-il agir autrement ?
    Deux mois plus tard, deux autres furent présentés et reçus de la même manière ; ceux-ci étaient dans un état plus pitoyable encore que les deux premiers, et il aurait été injuste de leur refuser ce qu'on avait accordé aux autres.
    Six mois plus tard, cette famille comptait quinze petits garçons, juste pour établir une école.
    Le directeur d'une institution publique procura alors, en la demandant au gouvernement, une concession de 2000 roupies à laquelle s'ajouta une somme de 2000 roupies, envoyées par la baronne de Gargan, de Paris, et c'est ainsi que fut fondée la première école anglo-chinoise birmane, en Birmanie.

    Vers la tin de 1895, sir Frédéric Fryer, alors lieutenant gouverneur, se plut à venir visiter l'école et à écouter quelques mots qu'on lui adressa en Chinois. Il y avait alors vingt élèves dans l'école, et Son Honneur fit remarquer très gracieusement que l'enclos qui avait été donné était bien restreint ; aussi, comme les terrains avoisinants appartenaient au gouvernement, il en donna davantage, à mesure que s'accentuait la nécessité, si bien qu'il ne s'arrêta que lorsqu'il eut donné tout le terrain possible. De plus, à mesure que les fonds le permettaient, et qu'il y avait opportunité, des propriétés particulières étaient achetées.
    Les fonds nécessaires furent fournis par les allocations provenant des examens annuels, par quelques dons envoyés de France et par des souscriptions mensuelles ou annuelles des amis de Mandalay et de Birmanie.
    C'est ainsi que l'école fut soutenue de 1895 à 1902, à travers une suite ininterrompue de grands efforts et de difficultés nombreuses.
    Pendant cette période, le nombre d'orphelins passa de 20 à 70 ; ils venaient de tous les points de la Birmanie.
    Nous ne pouvions en recevoir davantage ; l'établissement était plein et il nous fallut convertir les vérandas en dortoirs, et la partie plantée d'arbres, en classes, de sorte que l'inspecteur de l'école, dans ses rapports de 1900 et 1901, engagea nettement à agrandir la maison. Ses voeux furent en partie réalisés; le premier bâtiment fut augmenté des quatre côtés ; mais cette amélioration ne donnait pas encore une place suffisante pour une aussi nombreuse famille.
    En 1902, la construction d'une nouvelle école et de nouveaux dortoirs fut projetée, ce qui fut estimé trente mille roupies ; mais nos fonds pour ces nouveaux bâtiments n'existaient qu'en espérance ! Châteaux en Espagne...
    A ce moment, le Directeur de l'Instruction publique m'encouragea gracieusement, en me promettant que le gouvernement me donnerait la moitié de la somme, si je pouvais trouver le reste.
    Ceci nous fit penser à faire une quête, premièrement à Mandalay, et ensuite en plusieurs endroits de la Basse Birmanie et spécialement à Rangoon.
    Je dois dire ici que c'est au major Stick land que nous sommes redevables de notre premier succès dans cette entreprise, car il expliqua lui-même aux chefs des communautés chinoises à Mandalay que cette Institution n'était établie que pour le bien-être des enfants pauvres de leur pays
    Je lui suis reconnaissant, ainsi qu'a tous les officiers qui, en chaque endroit, m'ont donné la plus aimable hospitalité et m'ont assisté dans mon voyage.
    Les communautés chinoises de Mandalay souscrivirent ensemble 3.000 roupies ; celles de Myingyan, Pakokku, Mimbu, Thayetmyo, Prome, Henzada, Yandoon, Pyapon, Bassein, Wakema, Moulmein, Toungoo, Pyawbwe, Monywa et quelques autres pour 7.000 roupies et Rangoon seul pour 10.000 roupies, au total, 20.000 roupies.
    J'ose demander à Votre Honneur de m'accorder le plaisir de mentionner quelques-uns des noms des souscripteurs. Dans Mandalay: So Sin Thek, Ko Yin Det, Ko Sin Gyi. Ce dernier m'a aidé spécialement en me donnant des lettres de recommandation pour ses nombreux amis chinois dans toute la Birmanie.
    A Rangoon, M. Lim Chin Tsong, magistrat honoraire, a souscrit pour 500 roupies ; Tan Chou Yean, 700 roupies ; Taik Leou, 400 roupies ; Yeo Htean Sew, 400 roupies ; Tan Po Chong, 300 roupies ; En Keat, 300 roupies ; et Pao Leong Chong, 300 roupies ; et les autres anciens de la communauté suivirent leur bon exemple.
    Le travail put alors être entrepris ; le 2 janvier 1903, on commença les fondations. Le succès de la quête permit un perfectionnement du plan original, pendant le cours des travaux.
    On se servit de pierres au lieu de briques pour les fondations qui furent élevée à 5 pieds au-dessus du niveau du sol. De grands ventilateurs furent ménagés sous le plancher inférieur, et du sable de rivière fut répandu sur le sol pour empêcher les insectes et les rats de chercher abri sous le plancher. A une profondeur de 10 pieds, on établit une grande cave de 36 pieds de long sur 24 de large, pour servir de dépôt de provisions.
    La longueur totale du bâtiment est de 198 pieds ; la largeur de 38 pieds (s'étendant au centre en deux grands portiques de 24 pieds carrés).
    Au premier étage, le long du dortoir, ces deux portiques ont été convertis en grandes chambres par des cloisons mobiles, et en dehors de chacune de ces chambres, il y a un balcon de 27 pieds sur 12.
    Le rez-de-chaussée comprend six classes de 24 pieds sur 20 ; chacune peut contenir de 30 à 40 élèves. Ces chambres sont séparées, au centre, par un vestibule de 64 pieds sur 24, lequel doit servir de salle d'études, de salle de conférences et de Musée.
    Les extrémités ouest de ces deux étages, sont pourvues chacune de 5 salles de bains qui sont pavées, et dont les murs sont partiellement couverts ale porcelaine afin qu'on puisse les tenir parfaitement propres.

    1. Le pied anglais équivaut à 0 m, 30479

    Il y a de plus, au dessus du dortoir, un autre étage qui servira de séchoir pour le linge des enfants, et où l'on gardera leurs malles. En cas de besoin on pourrait en faire un second dortoir. A ce même étage se trouve un réservoir, d'où l'eau est distribuée aux salles de bains et dans toutes les parties du bâtiment.
    La dépense totale est évaluée 36.000 et quelques roupies... Comme nous l'avons déjà dit, à elle seule, la quête faite parmi les Chinois nous en a fourni 20.000 ; j'en ai reçu 10.000 des fonds municipaux, par l'intermédiaire du gouvernement. Les 6.000 autres roupies restant seront fournies par 5.000 roupies que j'ai encore à recevoir des fonds publics et par des souscriptions que me donneront certainement des mains généreuses.
    Mais, le bâtiment n'est que la moitié du travail à faire. Jusqu'ici, les amis des orphelins, à Mandalay, sont généreusement venus à notre aide. Nous ne pouvions pas faire de réserve pour l'avenir, mais ils nous ont accordé notre pain quotidien ; je saisis l'occasion de les en remercier de tout coeur.
    Pour maintenir l'établissement, il faut dépenser à peu près 500 roupies par mois, moitié pour les appointements de 7 professeurs, moitié pour la nourriture et le vêtement de 65 orphelins.
    Nous avons à présent 7 classes dans l'école, et, si notre succès égale notre ambition, nous aurons une High School, aussitôt que le permettra le nombre des élèves dans les classes plus avancées.
    L'étude de l'anglais, du chinois et du birman est obligatoire. Je ne crois pas que l'argent soit gaspillé. Il n'y a pas de domestiques, sauf un cuisinier ; les enfants font eux-mêmes toute la besogne matérielle : ils pompent l'eau, ils nettoient leurs habits, lavent leur linge etc. etc.
    Je ne puis terminer ce rapport sans mentionner notre division technique. Il est évident que tous les garçons n'ont pas les mêmes aptitudes ; aussi il faut pourvoir d'un métier ceux qui n'ont pas les dispositions voulues pour continuer leurs études. A cause de cette nécessité, nous avons établi une imprimerie ; bien qu'en médiocre état, elle suffit pour enseigner les différents procédés d'impression. Nous avons aussi pratiqué, pendant quelque temps, l'art 'de faire les souliers birmans ; mais le manque de fonds nous a obligés de fermer notre boutique, au moins pour un temps.
    Récemment, nous avons cru opportun d'acheter trois machines à écrire, afin que les élèves au-dessus de la quatrième classe pussent apprendre le maniement d'un appareil dont aujourd'hui on se sert partout. L'art de la sténographie est soumis à l'examen, et nous espérons aussi introduire dans nos cours l'étude de la télégraphie ; puis, par degrés, nous comptons enseigner les métiers de tailleur, de forgeron, de charpentier, si bien que nous aurons assez de branches techniques pour satisfaire tous les goûts.
    Mon ambition est qu'aucun jeune homme ne sorte de cette école sans avoir appris un métier, qui lui permette de mener une vie honnête, laborieuse et utile.
    Votre Honneur peut voir qu'il reste encore beaucoup à faire ; mais j'ose dire que la générosité de nos souscripteurs n'est pas encore épuisée, et qu'après avoir tant fait pour le bâtiment de l'école qui est seulement la partie extérieure, ils pourvoiront aussi à la partie principale qui est l'éducation de leurs enfants.
    Je remercie beaucoup Votre Honneur d'être venu aujourd'hui parmi nous avec tant de bonté ; ce jour marquera dans la vie de nos Chinois et ils ne l'oublieront pas.
    Je prie maintenant Votre Honneur de déclarer ouvert ce nouveau bâtiment de l'école chinoise Saint-Joseph de la Mission Catholique Romaine.

    A ce discours, le Lieutenant-Gouverneur répondit dans ces termes :

    J'ai écouté avec grand intérêt le discours éloquent et instructif dans lequel le P. Lafon a décrit avec tant de chaleur les commencements modestes et les progrès rapides de l'école, pendant ces dix dernières années. Il a appuyé aussi avec une légitime fierté sur la réalisation finale de ses projets au sujet des bâtiments ; la preuve en est dans l'école, avec ses salles de classes et ses dortoirs, qu'on m'a demandé de déclarer ouverte aujourd'hui, et je suis certain que tous vous vous joindrez à moi en disant « Fort bien ! » et en lui offrant nos félicitations sincères pour le succès qu'il a obtenu. (Applaudissements.)
    Peu d'oeuvres sont plus dignes d'encouragement ou appellent davantage notre sympathie que celle qui a pour but de fournir un refuge, la nourriture, l'éducation, un « home » aux orphelins et aux enfants sans abri, et je pense que les Chinois de Birmanie doivent une reconnaissance profonde aux Pères français des Missions Etrangères qui ont fondé, encouragé et donné un vigoureux élan à cette admirable Institution.
    Plus spécialement, s'il m'est permis de le dire en sa présence, nous devons des remerciements au P. Lafon qui a été, dans ces derniers temps, le travailleur en chef de la Mission dans cette entreprise ; qui a procuré, par des efforts sérieux et persistants, les fonds nécessaires pour le perfectionnement de l'école, et qui lui-même, je crois, conçut le plan de la construction de ces bâtiments et le mena à bonne fin. (Longs applaudissements.)
    Je suis très heureux de voir que les sociétés chinoises, en cette contrée, ont répondu si généreusement à l'appel du P. Lafon pour les capitaux.
    Il est fort honorable de leur part qu'elles aient reconnu, d'une façon si libérale, leur obligation envers les petits abandonnés de leur propre race ; c'est principalement grâce à leurs souscriptions que ces bâtiments ont été construits.
    Je suis heureux aussi de voir que les souscriptions viennent, non seulement de Mandalay, mais encore de toutes les parties de la contrée, et que Rangoon et les nombreux Chinois dévoués à l'intérêt public, qui l'habitent, sont dignement représentés sur la liste de souscription.
    La société Chinoise se compose d'excellentes familles qui s'intéressent toujours à ce qui concerne le bien-être public, et qui ne manquent jamais de mettre les mains dans leurs poches et d'en tirer de bon argent quand on leur demande un secours pécuniaire. (Applaudissements.)
    Le gouvernement est toujours heureux, en matière d'éducation, d'aider ceux qui s'aident eux-mêmes ; alors, c'est un plaisir pour moi d'assister le P. Lafon par un secours matériel. (Applaudissements.)
    Nous continuerons de donner notre assistance, conformément aux règles du Code d'éducation, et pour le reste, j'espère que les sociétés Chinoises continueront de donner leur précieux appui à une Institution comme celle-ci, qui mérite si véritablement leurs sympathies, et ainsi, l'ambition du Père Lafon de voir l'école atteindre à un plus haut degré d'utilité et de succès, sera un jour réalisée. (Applaudissements.)
    Je suis particulièrement heureux de voir que les autorités de l'Ecole n'ont pas négligé l'étude industrielle, et qu'un de leurs principaux buts est d'enseigner aux garçons qui fréquentent l'école, un métier qui leur permettra de gagner leur vie.
    Voyant que la plupart des enfants qui viennent ici appartiennent aux classes les plus pauvres de la population, je crois que les Directeurs montreraient de la sagesse, s'ils s'efforçaient de développer davantage le côté industriel de l'école.
    Pour ces enfants, l'étude d'un métier est plus importante que la High School. Naturellement, toute instruction industrielle doit rester basée sur des principes préliminaires de nature simple et pratique ; mais étant donné que l'école enseigne vraiment ces principes, le reste de l'instruction doit être plutôt technique que général.

    JUILLET AOUT 1905 N° 46

    Comme vous pouvez le savoir déjà, le gouvernement de l'Inde a pris récemment un grand intérêt à l'éducation industrielle ; il y a peu de temps, un Comité s'est assemblé pour étudier ce sujet, et nous avons reçu son rapport qui nous a été envoyé, ainsi qu'aux autres gouvernements locaux, afin que nous l'examinions.
    A présent, nous n'avons, en Birmanie, aucune école industrielle ou technique dépendant du gouvernement, si ce n'est celle de la « Réforme, » à Insein. Le désir du gouvernement de l'Inde est qu'il soit établi, en Birmanie, une ou plusieurs écoles industrielles, mais comme il y a peu de patrons, en Birmanie, il est un peu difficile de savoir par quels métiers commencer.
    La chose, cependant, est à examiner, et quand une école du gouvernement sera ouverte, ce qui, j'espère, arrivera avant longtemps, il sera bon qu'il y ait des écoles privées comme celles-ci, donnant un cours d'instruction qui sera une préparation aux études plus avancées suivies dans l'Institution du gouvernement.
    En attendant, nous nous intéresserons aux résultats obtenus dans les écoles du genre de celle-ci, et je ne doute pas que leur expérience nous donnera bien des idées précieuses. (Applaudissements.)
    Eh bien ! Mesdames et Messieurs, il se fait tard et je ne veux pas vous retenir plus longtemps. Je me contenterai donc de remercier le P. Lafon, de votre part et de la mienne, pour l'intéressant et amusant divertissement qu'il nous a donné ce soir. Il a eu la bonté de dire que ma présence ici, aujourd'hui, est un encouragement et un bonheur pour ceux qui font en partie, je le remercie bien sincèrement de ses paroles si aimables ; je l'assure et le prie d'assurer tous ceux qui ont charge de l'école, ainsi que tous ses orphelins, que c'est également pour moi une vrai joie de venir parmi eux et d'as siester à une fête du genre de celle-ci. (Applaudissements.)
    Je puis bien ajouter que c'est également une joie pour vous tous, ici présents, d'être venus ce soir, car nous avons été amplement payés par tout ce que nous avons vu et entendu, les jeunes artistes s'étant fort bien acquittés de leurs rôles. (Applaudissements.)
    Je termine en félicitant le P. Lafon encore une fois du succès de son école, et déclare maintenant les nouveaux bâtiments ouverts. (Applaudissements.)
    La fête s'acheva par l'hymne national que chantèrent les élèves ; puis, par trois vivats pour le Lieutenant-Gouverneur, et trois autres pour le Père Lafon.
    (Traduit par M. S.)

    1905/220-227
    220-227
    Birmanie
    1905
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