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Kumbakonam : Par le corps à l'âme

Kumbakonam : Par le corps à l'âme Lettre du P. Ligeon, missionnaire apostolique. Par le corps souffrant des païens nous arriverons à leur âme immortelle rachetée par le Précieux Sang.
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    Kumbakonam : Par le corps à l'âme
    Lettre du P. Ligeon, missionnaire apostolique.

    Par le corps souffrant des païens nous arriverons à leur âme immortelle rachetée par le Précieux Sang.
    A ceux qui aiment Notre Seigneur, et qui, enrichis de sa grâce vivent dans le désir du ciel, comme il est douloureux de voir des millions et millions de païens assis encore à l'ombre et dans les ténèbres de la mort ! Dans l'Inde seule, il ny a plus de 300 millions d'âmes qui ne connaissent pas le Christ. Dans le district d'Atur, un vaste champ d'action est ouvert au zèle du missionnaire : je suis, en effet, comme perdu au milieu de plus de 100.000 païens, avec mon petit troupeau de 1.200 chrétiens qui sont dispersés un peu partout.
    Depuis plus de six ans que je suis chargé de ce district, que de fois mon coeur s'est ému en songeant au sort malheureux de ces païens, que de nombreux préjugés tiennent éloignés de notre religion, et qui vivent et meurent sans même avoir une idée de Dieu et du céleste royaume qu'il leur a préparé. Pour atteindre un plus grand nombre d'entre eux, je voudrais aller à leur âme par leur corps, et les gagner à notre religion par la bonté et la charité. Malheureusement, je me vois arrêté par nombre de préjugés et par l'aversion que les Indiens éprouvent pour les Européens, tellement que je ne puis en aborder relativement que très peu.
    Amis lecteurs, vous pouvez me porter au coeur de ces païens par un chemin aisé et rapide. D'un seul coup, vous pouvez détruire leurs préjugés invétérés, gagner leur bonne volonté, hâter leur conversion et attirer sur vous-mêmes d'abondantes bénédictions. Aidez-moi à fonder dans mon district un dispensaire qui sera confié à deux ou trois soeurs de la Société des Catéchistes Missionnaires de Marie Immaculée. Cette Société de Soeurs n'existe que depuis quelques années, et cependant elle est déjà très répandue et accomplit des merveilles.
    Le travail principal de ces Soeurs consiste à aller de maison en maison, de village en village, soigner les malades, à entrer ainsi en contact avec les païens, et sous le couvert de la charité à baptiser tous les enfants en bas âge qui sont à l'article de la mort. Le nombre des enfants baptisés par elles surtout au moment des épidémies très fréquentes dans l'Inde, se chiffre par milliers.
    Au dispensaire, chaque jour, à des heures marquées, les Soeurs soignent gratuitement les nombreux malades : hommes, femmes, enfants, qui se présentent. Là aussi la moisson des petits anges est abondante, car beaucoup de mères y apportent leurs enfants malades, dont plusieurs reçoivent l'inestimable grâce du baptême. Tout naturellement, ce travail de charité et de dévouement fait aimer et estimer notre religion, il détruit un bon nombre de préjugés parmi les païens qu'il dispose en faveur de notre religion.
    A Atur, le champ d'action ouvert par le dispensaire au zèle du missionnaire promet d'être immense ; voilà pourquoi, chers lecteurs, jusqu'au jour où j'aurai réuni le capital voulu pour la fondation de cette oeuvre, je me permettrai de venir vous importuner, en dépit de toutes les oeuvres confiées à votre zèle et à votre charité.

    MISSIONNAIRES LYONNAIS

    De 1685, date du premier départ des missionnaires lyonnais, jusqu'en 1920, le diocèse de Lyon a fourni 205 prêtres à la Société des Missions Étrangères.
    Sur ce nombre, le territoire qui forme le département du Rhône en a donné 77, et celui qui forme le département de la Loire 128.

    Dans ces chiffres, les communes les plus largement représentées sont :

    Saint Bonnet des Quarts......... avec 7 missionnaires.
    Lyon........................................ 30
    Saint Etienne........................... 17
    Saint Christo en Jarret............ 5
    Usson....................................... 5
    Saint-Just-en-Chevalet............ 4
    Larajasse................................. 4
    Saint-Genest-Malifaux............ 3
    Sainte Colombe...................... 3
    Saint-Just-d'Avray.................. 3

    Par ordre chronologique, presque tous les missionnaires lyonnais appartiennent au XIXe et au XXe siècle, puisque le XVIIe siècle en compte seulement 2 et le XVIIIe 4.
    La première moitié du XIXe siècle n'est d'ailleurs pas très riche, elle n'en a que 11. C'est à partir de 1856 que s'accentue le mouvement vers les Missions Étrangères. Il atteint son apogée en 1898 avec 10 prêtres partant pour l'Extrême-Orient.
    Le XXe siècle débute bien, puisqu'en l'année 1903 on enregistra 8 partants, 9 en 1904, et de 3 à 5 jusqu'en 1908.
    Mais déjà la séparation de l'Eglise et de l'État a eu des conséquences néfastes : les petits et les grands séminaires du diocèse de Lyon, comme ceux de tous les diocèses de France, ont été spoliés; et ces violences ont amené une diminution notable du nombre des jeunes gens se destinant au sacerdoce et à l'apostolat. La grande guerre a continué ce que la séparation avait commencé. Espérons en l'avenir. Dieu n'a pas assuré la victoire à notre pays pour que notre pays l'abandonne...
    Parmi, les 205 missionnaires du diocèse de Lyon, il y en a deux dont le front rayonne de l'auréole des Bienheureux : Jean-Louis Bonnard et Jean-Pierre Néel.
    Sept autres : les PP. Dupuy, Rival, Sâtre, Chatelet, Béchet, Tamet, Manissol, ont aussi versé leur sang pour Jésus-Christ.
    Deux : les PP. Charrier et Mathevon ont confessé la foi dans les prisons du Tonkin.
    Neuf ont reçu l'onction des Pontifes : les évêques Taberd, Bonnand, Retord, Chatagnon, Chouzy, Chouvellon, Rey, Fayolle, Rouchouse.

    1921/66-68
    66-68
    Inde
    1921
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