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Echos de nos Missions

Echos de nos Missions JAPON Tôkyô. La ville de Tôkyô s'est agrandie en englobant les villes et villages de sa périphérie, ce qui, de 2.070.500, porte sa population à 5.408.200 habitants. Dans ce nouveau Grand Tôkyô, il y a 12 paroisses catholiques.
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    Echos de nos Missions

    JAPON

    Tôkyô. La ville de Tôkyô s'est agrandie en englobant les villes et villages de sa périphérie, ce qui, de 2.070.500, porte sa population à 5.408.200 habitants. Dans ce nouveau Grand Tôkyô, il y a 12 paroisses catholiques.
    Les PP. Franciscains Canadiens ont acquis un terrain sur une colline boisée des environs de Tôkyô. En attendant l'érection d'une église paroissiale et des bâtiments conventuels, ils ont construit la maison d'oeuvres, comprenant cellules, salles et chapelle provisoires, et s'y sont installés au mois d'octobre.
    Le Noviciat japonais des Soeurs Franciscaines Missionnaires de Marie, établi jusqu'ici à Biwasaki dans le diocèse de Fukuoka, a été transféré à Shimo-Ochiai, près de Tôkyô, où les zélées religieuses dirigent l'hôpital Sainte-Marie. Le noviciat compte 3 novices et 2 postulantes japonaises.
    Mgr Chambon a béni, le 3 novembre, à Maebashi (110 km. au nord de Tôkyô), une église en ciment armé, bâtie par un prêtre japonais, M. Uchino, grâce aux généreuses contributions des chrétiens de son district.

    Fukuoka. Les Sulpiciens du Canada, autorisés par S. Em. Le Cardinal Verdier, leur Supérieur Général, ont accepté de venir fonder un séminaire à Fukuoka.
    Les Dames de Saint-Maur ont accepté aussi de créer une école supérieure de filles, où les enfants de nos familles catholiques pourront recevoir une éducation vraiment chrétienne et une instruction au moins égale à celle des jeunes filles païennes.

    Osaka. Les Soeurs indigènes de la Visitation, fondées par Mgr Breton, ont pris possession, à Miyazu et à Maizuru, d'établissements comportant ouvroir et école maternelle, dont elles assurent désormais la direction.
    Les Soeurs de l'Enfant Jésus de Chauffailles ont inauguré, au mois d'octobre, le magnifique lycée de jeunes filles qu'elles viennent de faire construire à Noc, dans la banlieue d'Osaka. Les autorités administratives, les directeurs des écoles de la ville et plus d'un millier de personnes assistaient à la cérémonie, qui, en attirant l'attention sur un établissement déjà apprécié à Osaka, est d'un heureux augure pour l'avenir.

    CORÉE

    Taikou. En la fête du Christ Roi, Mgr Démange a conféré la prêtrise à un diacre que son état de santé avait retardé jusqu'alors. Cette ordination porte le nombre de nos prêtres coréens à 34, exactement le double du nombre des missionnaires en exercice dans le Vicariat de Taikou.

    MANDCHOURIE

    Moudken. Le calme renaît peu à peu dans la mission. Les troupes japonaises ont entrepris contre les brigands une campagne qui a porté ses fruits. Plaise à Dieu que cette accalmie soit de longue durée !

    Kirin. Tous les fléaux s'abattent en même temps sur la Mandchourie septentrionale : la guerre, le brigandage, le choléra. La résidence d'Itong a été pillée et occupée par les brigands et l'église transformée en cantonnement. Le poste de Wangkiatan a aussi été attaqué, mais les chrétiens se sont défendus et ont repoussé les brigands.

    CHINE

    Chengtu. L'épidémie de choléra diminue d'intensité. Dans la seule ville de Chengtu, capitale de la province du Setchoan, elle a fait 20.000 victimes.
    La guerre civile a éclaté de nouveau. Le maréchal Lieou Siang, gouverneur militaire à Chungking, et le maréchal Lieou Ouenhoui, son oncle, gouverneur civil à Chengtu, sont à la tête des deux partis qui se disputent le gouvernement de la province. Dans les premiers combats, la victoire est restée à Lieou Siang.

    Chungking. La lutte, qui, en ce moment, met aux prises les factions les plus puissantes de la province autorise toutes les inquiétudes : c'est la bataille décisive pour la suprématie que se sont partagée jusqu'ici des seigneurs militaires aussi indépendants les uns des autres qu'ils le sont à l'égard du gouvernement de Nankin, que les chancelleries européennes s'obstinent à regarder comme maître de la Chine. Quand donc notre province jouira-t-elle enfin de la paix ?...
    Le vapeur du Fleuve Bleu qui amenait au Setchoan deux jeunes missionnaires venant de Paris, a été « canardé » des deux rives pendant 20 minutes par quelques centaines de réguliers. L'avant du bateau fut criblé de balles. Heureusement nos deux confrères sont arrivés sains et saufs à Chungking.

    Suifu. Après cinq années d'attente et de démarches, l'école secondaire de filles de Suifu vient enfin d'être enregistrée officiellement. Elle délivrera désormais des diplômes de même valeur que ceux des écoles similaires du gouvernement provincial.
    Sur les instances du principal, le P. Jouve a accepté de donner un cours de français à l'école supérieure de Kiangan : cette charge lui fournira l'occasion de faire connaissance avec les intellectuels de la région et peut-être de modérer quelque peu leur xénophobie.

    Nanning. Les 'Soeurs Canadiennes, aidées par les Vierges chinoises, ont de plus en plus de travail à leur dispensaire : durant les mois de juillet, août et septembre, elles ont donné plus de 15.000 consultations.
    Vingt jeunes filles ont été admises au noviciat des Vierges indigènes de la Sainte-Famille.
    La tranquillité exceptionnelle dont jouit actuellement la mission a permis à tous les missionnaires de se réunir à Nanning pour la retraite annuelle à la fin d'octobre. Les années dernières, les troubles, le brigandage, l'insécurité des routes, empêchaient toujours quelques-uns de nos confrères de répondre à l'appel. Cette fois la réunion fut complète, au grand contentement de tous.

    INDOCHINE

    Hanoi. Des noces d'or sacerdotales sont chose plutôt rare dans les missions et méritent d'être mentionnées. Le P. Henri Souvignet, ordonné prêtre à Paris le 23 septembre
    1882, vient de célébrer les siennes, très modestement dans son presbytère de Phuly. Philologue distingué, maître ès caractères chinois, écrivain de talent, juriste pour qui le code, les us et coutumes annamites n'ont point de secret, architecte à ses heures et bâtisseur d'églises, le P. Souvignet a rendu et rend encore de nombreux et signalés services à la Mission, aux catholiques indigènes, voire à la science et même à l'Administration. A 77 ans il est encore solide. Il n'a jamais revu la France, qu'il quittait il y a 50 ans.

    Hunghoa. Le P. Mazé, récemment promu dans l'Ordre de la Légion d'Honneur à titre de lieutenant d'Aviation, a reçu la croix des mains du Général Billotte, Commandant Supérieur des troupes de l'Indochine, qui, en termes chaleureux, lui exprima la satisfaction qu'il éprouvait d'avoir à décorer un missionnaire.
    Aux Quatre Temps de septembre, 6 diacres, 3 sous-diacres et 2 minorés de notre Mission ont été ordonnés à Keso (Hanoi).

    Phatdiem. Le 12 septembre, Mgr de Cooman a quitté la mission de Phatdiem, où depuis 1918 il était le Coadjuteur du vénéré Mgr Marcou, pour se rendre dans sa nouvelle mission de Thanh-hoa, dont il est nommé Vicaire Apostolique. Successivement professeur au Petit Séminaire, Supérieur du Probatorium, puis du Grand Séminaire, Mgr de Cooman eut une part considérable dans la formation du clergé indigène du Vicariat. Chargé du personnel de la « Maison de Dieu », il fut non seulement le Supérieur, mais surtout le Père de tous les catéchistes. Il a donné aux « Amantes de la Croix » de nouvelles Constitutions avec les voeux canoniques. Aussi n'est-il pas étonnant que, au moment de la séparation, Mgr Marcou, contenant difficilement l'émotion qui l'étreignait, exprimât son grand regret de voir partir celui qui pendant 14 ans avait été « son bras droit » !

    Quinhon. Deux typhons, en mai et en octobre, ont ravagé la mission et causé des pertes considérables. 5 grandes églises, 45 chapelles plus modestes, ont été complètement détruites ; beaucoup d'autres ont eu leur toiture enlevée ou fort endommagée ; on ne compte pas les presbytères, écoles et autres établissements dont il ne reste que des ruines. Que la bonne Providence nous vienne en aide

    Hué. L'Institut des Petits Frères du Sacré Coeur, fondé à Hué il y a quelques années, vient d'envoyer pour la première fois ses religieux exercer leur apostolat : deux écoles ont été ouvertes, chacune ayant quatre Frères. Dès l'ouverture, 70 élèves se sont présentés dans l'une, 130 dans l'autre : déhuts encourageants. Le 2 novembre, la province de Quangtri a été ravagée par un typhon qui a causé de graves dégâts. Une douzaine de paroisses ont subi des pertes importantes.

    SIAM

    Bangkok. La Société de Géographie Commerciale et d'Etudes Economiques a décerné le prix Radius à la Révérende Mère Marie Bernard, Prieure des Ursulines du Siam, pour la contribution apportée par ces religieuses au rayonnement de la France en Extrême-Orient.
    Une tentative de révolte dans les deux Collèges des Frères de Saint Gabriel avait obligé à en fermer les portes pour une période indéterminée : c'était au mois de septembre. En octobre, les esprits s'étant calmés, la rentrée eut lieu dans des conditions normales, sauf pour quelques meneurs qui furent invités à ne pas se présenter. La vie scolaire a repris son rythme ordinaire.

    BIRMANIE

    Rangoon. Les réparations, transformations et agrandissements nécessités dans le local destiné à être le monastère provisoire des Clarisses à Pégu étant enfin terminés, Mgr Provost est allé, le 24 septembre, imposer la clôture aux religieuses, qui ont pu dès ce jour pratiquer dans toute son austérité leur vie de prière et de pénitence pour la conversion des Birmans.
    Le 28 octobre, au cours d'une cérémonie officielle, le P. Sellos a reçu, des mains du gouverneur, la médaille d'or du Kaiser-I-Hind, dont il est titulaire depuis le ter janvier 1932.

    INDE
    Mysore. En 1858, Mgr Charbonnaux fondait à Bangalore une école pour les enfants européens, à laquelle furent joints le séminaire et un orphelinat. En 1865 les séminaristes, en 1875 les orphelins, furent séparés et installés ailleurs : l'école demeura seule, qui comptait alors 64 internes et 86 externes. En 1882, le P. Vissac (1) était mis à la tête de l'école. Aussitôt il l'affilie à l'Université de Madras ; il démolit les vieux bâtiments et les remplace par une nouvelle et gracieuse construction, devenue aujourd'hui l'évêché ; puis, jugeant l'emplacement trop éloigné du centre de la ville, il achète un terrain dans le quartier Saint Patrick, y construit un nouveau bâtiment, qui, d'année en année agrandi par ses successeurs, est devenu l'un des plus grands établissements scolaires des Indes : il compte actuellement plus de 1.800 élèves. Pour célébrer le 50e anniversaire de son affiliation à l'Université de Madras, point de départ de son essor futur, des fêtes ont eu lieu au mois de septembre, auxquelles prirent part sept évêques. S Exc. le Délégué Apostolique, dans un vibrant discours, salua le vieux Collège comme « une oeuvre magnifique, qui demeurera une des gloires de la vaillante Société des Missions Etrangères. Et non seulement le nom du Collège Saint-Joseph ne tombera pas dans l'oubli, mais il restera auréolé de reconnaissance et de souvenir ».

    (1) Jacques Maurice Vissac, né en 1848 dans le diocèse du Puy ; missionnaire de Mysore en 1872 : mort le 13 novembre 1913.

    Cette oeuvre que, au prix de tant de dévouement et de sacrifices, elle a élevé à un tel degré de prospérité, la Société des Missions Etrangères est prête à la remettre aux mains des Chanoines de Saint-Maurice d'Agaune, dès que sera suffisante la préparation du personnel destiné à remplacer les Missionnaires. Quant à ceux-ci, quelque dure que soit pour eux la séparation, c'est d'un coeur généreux qu'ils passeront de leur chaire de professeurs dans le char à boeufs de la brousse.

    Coimbatore. Le 25 septembre, Mgr Tournier a béni à Ketti une nouvelle église bâtie par le P. Périé pour les Badagas des Montagnes Bleues. Cette église est due en grande partie à la générosité de Mgr de Guébriant, qui, lors de sa visite l'an dernier, ne put qu'admirer le zèle apostolique de son vaillant missionnaire et, pour l'en récompenser, vida sa bourse dans la sienne.

    Sikkim. L'année 1932 a été marquée, pour la Préfecture de Sikkim, par de nombreuses conversions ; le nombre des écoles a augmenté, les oeuvres des Soeurs à Kalimpong sont en pleine prospérité. Dieu daigne nous continuer ses bénédictions!

    Séminaires de Paris et de Bièvres

    Pendant son court voyage à Rome, Mgr le Supérieur a été reçu par le Saint Père qui l'a retenu plus de trois quarts d'heure, prenant un intérêt visible au récit de la récente tournée faite dans nos Missions.
    Son Excellence a assisté à l'inauguration des cours de missiologie au Séminaire Urbain. Le secrétaire de la Propagande, Mgr Salotti, qui présidait la cérémonie, prononça un discours dans lequel, se tournant vers Mgr de Guébriant, il fit un magnifique éloge de la Société des Missions Etrangères et lui exprima « la reconnaissance profonde de la S. Congrégation de la Propagande ».
    La fête patronale du Séminaire de l'Immaculée Conception à Bièvres a revêtu cette année une solennité extraordinaire. Après la grand messe pontificale eut lieu, à la Salle des Exercices, la remise par Mgr Baudrillart, Recteur de l'Institut Catholique de Paris, de la rosette d'Officier de la Légion d'Honneur à Mgr de Guébriant. D'illustres hôtes étaient venus s'associer à notre joie : Mgr l'Evêque de Versailles, accompagné d'un de ses Vicaires généraux ; M. le Chanoine Germain, Directeur de l'OEuvre Apostolique ; Canet, Conseiller technique au Ministère des Affaires Etrangères ; M. Georges Goyau, de l'Académie Française, membre honoraire de la Société des Missions Etrangères ; M. Froidevaux, professeur à l'Institut Catholique ; M. Dautremer, ancien Consul au Japon et au Siam, etc. Contrairement à l'usage, après la formule et l'accolade traditionnelle, où les applaudissements nourris de toute l'assistance tinrent lieu de la « Marseillaise » protocolaire, Mgr Baudrillart dit sa joie et sa fierté de voir la Société des Missions Etrangères mise à l'honneur en la personne de son Supérieur Général. Mgr de Guébriant remercia à son tour et eut pour chacun des hôtes un mot délicat de sympathique reconnaissance.
    Mgr le Supérieur ayant accepté de prêcher à Quimper, le 18 décembre, le panégyrique de saint Corentin, Patron de la Cathédrale, c'est Mgr Cuaz, ancien Vicaire apostolique du Laos, qui fit, le 17, dans la chapelle du Séminaire, l'ordination de 5 prêtres, 14 sous-diacres, 1 sous-diacre, 8 minorés et 7 tonsurés.

    Le P. Destombes a été rappelé de Pinang pour professer au Séminaire de Paris la théologie dogmatique : il entrera en fonction au mois de février, commencement du 20 semestre de l'année scolaire.
    Au soir du 31 décembre, selon l'usage antique et solennel, a eu lieu l'échange des voeux de nouvel an : après le souper, dans la salle du Conseil, entre Mgr le Supérieur et les Directeurs ; après la prière du soir, dans le grand corridor, entre les professeurs et les aspirants. A tous, bonne et sainte année 1933 !

    ***

    Que les lecteurs des Annales qui ont eu le courage ou la patience de nous suivre jusqu'à la fin de ce numéro y trouvent l'expression des voeux, spirituels et temporels, que de tout coeur forme pour eux la Rédaction de la petite Revue à laquelle ils veulent bien s'intéresser !
    1933/43-48
    43-48
    France et Asie
    1933
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