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Du front citations à l'ordre du Jour

Du front citations à l'ordre du Jour Ordre du Corps d'armée. SALEFRANQUE, JÉROME. D'un calme et d'une bravoure exemplaires ; mort pour la France en entraînant un groupe à la contre-attaque. M. Salefranque, un de nos aspirants originaire du diocèse de Bayonne, était minoré. (Voir MORTS AU CHAMP D'HONNEUR, p. 283). Ordre de la Division.
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    Du front citations à l'ordre du Jour
    Ordre du Corps d'armée.
    SALEFRANQUE, JÉROME. D'un calme et d'une bravoure exemplaires ; mort pour la France en entraînant un groupe à la contre-attaque.
    M. Salefranque, un de nos aspirants originaire du diocèse de Bayonne, était minoré. (Voir MORTS AU CHAMP D'HONNEUR, p. 283).

    Ordre de la Division.

    Le brancardier divisionnaire BOULANGER, JOSEPH, du G. B. D. 73 : Brancardier appartenant à la réserve de la territoriale, affecté à un train sanitaire au début de la mobilisation, a sollicité son affectation au G. B. D., a demandé son maintien au moment du relèvement des classes anciennes. Volontaire pour les postes les plus dangereux et les missions les plus périlleuses, vivant exemple du devoir, n'a cessé depuis son arrivée au Groupe de prodiguer son dévouement, et en particulier du 26 juin au 2 juillet, où il a relevé les blessés dans les circonstances les plus critiques.
    M. Boulanger, du diocèse de Nancy, ancien missionnaire au Coïm-batour, est depuis 1900 directeurs au Séminaire des Missions Etrangères.

    Le brancardier DUCATEAU, AUGUSTIN, matricule 06520, Prêtre brancardier, s'est de nouveau imposé à l'admiration de tous par son esprit de sacrifice et de dévouement, parcourant les premières lignes de jour et de nuit pour encourager ses camarades et réconforter les blessés. A diriger en personne le relèvement et l'inhumation des morts en terrain conquis (n° 87).
    M. Ducateau, du diocèse de Cambrai, est missionnaire en Cochinchine orientale depuis 19051.

    LURY, DANIEL VICTOR. Caporal hors pair, ayant la plus haute conception de son devoir. A contribué à l'évacuation des blessés du 15 août 1917 avec sa coutumière abnégation, dans des circonstances très difficiles et très périlleuses.
    M. Lury, du diocèse de Cahors, missionnaire au Tonkin maritime depuis 1913, avait déjà été cité deux fois à l'ordre du jour 2.

    Ordre de la Brigade.

    De retour d'Allemagne après 17 mois de captivité, M. Paul Ménard, missionnaire du Thibet en 1914, nous donne le texte de sa seconde citation, qu'il n'avait pu nous envoyer avant sa captivité :
    Le Général commandant la 28e brigade d'infanterie cite à l'ordre de la brigade MÉNARD, PAUL, caporal infirmier au 35e d'infanterie : S'est signalé au cours des combats du 25 au 29 septembre par son dévouement, se portant nuit et jour au secours des blessés sur la ligne de feu au plus fort de la bataille avec le plus complet mépris du danger, 10 octobre 1915.
    M. Joseph Paul Ménard est originaire du diocèse de Lyon3.

    1. Déjà cité à l'ordre du jour : Ann, M.-E., p. 261.
    2. Ann, M,-E., 1917, p. 260.
    3. Première citation, voir : Ann. M.-E 1915, p. 60.

    LE NY, au front depuis août 1914, n'a jamais quitté l'état-major de la Brigade dans les attaques où elle a été engagée, en Champagne, à Verdun, dans la Somme. S'y est toujours courageusement et bravement comporté.
    M. Le Ny est un de nos aspirants originaire du diocèse de Vannes.

    Ordre du Régiment.

    AMESPIL, GRATIEN, n° matricule 03247, classe 1908, sergent à la 9e compagnie. Excellent gradé, très pénétré de son devoir, brave, courageux et plein d'entrain. Blessé une première fois à la main, n'a pas voulu être évacué ; n'y a consenti que, lorsque, blessé une deuxième fois dans la même journée, il s'est vu dans l'impossibilité d'assurer son service. 4 janvier 1917. 12e régiment d'infanterie.
    M. Amespil est un de nos aspirants originaire du diocèse de Bayonne.

    ***

    M. D'AUDIGIER a été cité à l'ordre du jour (nous ignorons de quel degré) et a reçu la Médaille militaire (Voir MORTS AU CHAMP D'HONNEUR).

    Direction du Service de Santé.

    Le Médecin principal de 1re classe E., directeur du Service de Santé du 2e Corps, armée coloniale, cite à l'ordre la direction du Service de Santé :
    COURRIER, JOSEPH, soldat de 2e classe numéro matricule 04906 du groupe de brancardiers de la 10e division coloniale :
    Dévoué et courageux, s'est offert pour aller rechercher le corps d'un officier1 tombé en première ligne ; s'est parfaitement acquitté de sa tâche sous un violent feu de barrage. (Extrait de l'ordre n° 46).
    M. Courrier, du diocèse de Chambéry, est missionnaire au Laos depuis 1907.

    Médaille des Epidémies.

    M. CASTANIER, missionnaire d'Osaka (Japon) depuis 1899, a reçu la médaille des Epidémies. Il est originaire du diocèse de Saint-Flour.

    MORTS AU CHAMP D'HONNEUR

    M. SALEFRANQUE

    Nous avons inséré plus haut (p. 281) la citation au corps d'armée de cet aspirant missionnaire. Voici sur sa mort, qui a eu lieu le 10 ou le 12 mai, quelques détails extraits de l'Echo de Lurbe-Saint-Christau2 :

    1. Le Colonel du 53e colonial,
    2. 14e année, n° 166, juillet 1917, p, 4.

    « C'est à titre d'adjudant de bataillon que Sale franque est parti à l'attaque des positions ennemies dénommées Bastion ouest, Bastion central, la Courtine, enfin le Skra di Légen. L'attaque s'était bien passée, mais le bombardement intense subi pendant toute une journée avait réduit de beaucoup nos effectifs qui ne pouvaient être renforcés à cause du tir de barrage. C'est alors que se déclanchait la contre-attaque ennemie dans laquelle notre ami trouva la mort. Il est mort en brave, faisant l'admiration de tous, ralliant le plus de monde possible pour parer à cette contre-attaque, et si on peut se permettre un peu ce reproche, s'exposant trop. Combien de fois lui a-t-on dit : « Ne sois pas si imprudent ! » Mais il ne voyait plus le danger, c'était le vrai lion guettant sa proie ».
    Dans une autre lettre on lit : « Les positions ennemies avaient été brillamment enlevées à la baïonnette. Nous passons toute la journée à consolider nos lignes. Le soir, une forte contre-attaque bulgare nous oblige à nous replier sur une position intermédiaire. C'est alors que Jérôme Sale franque, toujours debout sous un déluge de feu, rallie un groupe de soldats désemparés et veut les ramener à l'attaque. C'était de la folie héroïque. Une balle atteint notre ami à la jambe. Il se penche tout simplement. Là encore on lui crie : « Couche-toi ! » Pendant qu'il faisait son pansement toujours penché, une balle le frappe en plein front. Sans un mot, sans une plainte, il tombe. C'est ainsi que meurt un brave ».

    M. D'AUDIGIER

    Une lettre de M. l'abbé Miot, aumônier volontaire de la 3e division coloniale, nous a annoncé que M. d'Audigier avait été le 6 août grièvement blessé à la poitrine et au cou ; la balle avait traversé la colonne vertébrale. Une lettre d'un de nos missionnaires, M. Dezavelle, en date du 18 août, nous a appris que le cher blessé était mort à l'ambulance le 17 août.
    M. d'Audigier était un séminariste de la mission de Cochinchine occidentale (Saïgon). Son entrain et son amabilité lui avaient concilié de nombreuses sympathies, et sa piété faisait espérer un bon prêtre (Voir CITATIONS A. L'ORDRE DU JOUR, p. 278).
    1917/282-286
    282-286
    France
    1917
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