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Du front 1

Du Front LETTRE DU CAPORAL BRANCARDIER, G. MOLLARD, ASPIRANT MISSIONNAIRE. Toujours en bonne santé, et malgré tout content de vivre et de servir la France, quoique à certains jours et surtout à certaines heures, elle nous demande de rudes sacrifices. Mais, vraiment, l'homme n'est-il pas plus heureux et plus noble, quand il se sacrifie pour son idéal, si cet idéal est Dieu, l'Eglise, les âmes, la France, en un mot tout ce qui est beau, bon et grand. N'est-ce pas le but de la vie? N'est-ce pas la doctrine catholique, les enseignements des saints?
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    Du Front

    LETTRE DU CAPORAL BRANCARDIER, G. MOLLARD,
    ASPIRANT MISSIONNAIRE.

    Toujours en bonne santé, et malgré tout content de vivre et de servir la France, quoique à certains jours et surtout à certaines heures, elle nous demande de rudes sacrifices. Mais, vraiment, l'homme n'est-il pas plus heureux et plus noble, quand il se sacrifie pour son idéal, si cet idéal est Dieu, l'Eglise, les âmes, la France, en un mot tout ce qui est beau, bon et grand. N'est-ce pas le but de la vie? N'est-ce pas la doctrine catholique, les enseignements des saints?
    Bien vivre, bien mourir, voilà ce qui importe.
    Aussi, tout en aimant la vie, je la sacrifierai volontiers ; je ne redoute pas la mort. Celle-ci ne m'apparaît que comme un suprême et dernier sacrifice consenti à notre idéal, comme l'ultime et la plus noble action. La mort n'est qu'un pont jeté sur l'abîme profond qui permet les communications entre le Ciel et la terre, entre Dieu et sa créature.

    Soldat de la France, j'ai envisagé tontes les conséquences de ma vie de soldat et je les ai acceptées comme voulues de Dieu. Aucune ne m'effraie, toutes augmentent ma foi et excitent mon ardeur.
    1916/178
    178
    France
    1916
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