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Désastres au Japon

Désastres au Japon Tous nos lecteurs ont appris par les journaux l'effroyable cataclysme qui a désolé le Japon. Tremblements de terre, raz de mer ont fait des victimes par milliers. Le nombre des morts semble devoir atteindre 200.000. Celui des blessés n'est pas connu. La capitale, Tokio, a été grandement éprouvée. Les paroisses de Asakusa, Tsukiji, Honjo, Kanda ont eu leurs églises et leurs écoles brûlées; celle de Sekiguchi a beaucoup souffert. Yokohama, ville de 500.000 habitants, avec un port très important, est presque entièrement détruite.
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    Désastres au Japon

    Tous nos lecteurs ont appris par les journaux l'effroyable cataclysme qui a désolé le Japon. Tremblements de terre, raz de mer ont fait des victimes par milliers. Le nombre des morts semble devoir atteindre 200.000. Celui des blessés n'est pas connu.
    La capitale, Tokio, a été grandement éprouvée.
    Les paroisses de Asakusa, Tsukiji, Honjo, Kanda ont eu leurs églises et leurs écoles brûlées; celle de Sekiguchi a beaucoup souffert.
    Yokohama, ville de 500.000 habitants, avec un port très important, est presque entièrement détruite.

    SEPTEMBRE OCTOBRE 1923. N° 158.

    Deux missionnaires, les PP. de Noailles et Lebarbey, dix religieuses de Saint-Maur, une religieuse de Saint-Paul de Chartres, ont perdu la vie dans ce désastre. Nous ignorons le nombre des morts parmi les fidèles.
    De toute notre âme nous recommandons les victimes aux prières de nos lecteurs, et à leur charité la mission désolée de Tokio.
    Que leur coeur veuille bien se tourner vers ces pauvres et zélés missionnaires aujourd'hui si profondément, si cruellement éprouvés. Depuis tant d'années ils ont, avec une indéfectible persévérance, travaillé à élever des églises, des presbytères, des écoles des hôpitaux, des orphelinats, et en quelques heures ils ont vu disparaître les résultats de leurs privations, de leurs peines, de leurs efforts. Devant eux ils n'ont plus que des ruines.
    Ils recommenceront, nous le savons, puisque par ses ouvriers l'Église est une éternelle recommence use. Mais avec quoi..... Si nous ne les aidons pas.
    Et ces néophytes sans abri, sans ressources, qui campent au milieu des décombres de leurs demeures, n'ont-il pas quelque droit à notre générosité. Tout le Japon malheureux y a droit assurément, mais n'aimerons-nous pas à nous pencher avec une charité plus douce et une libéralité plus grande vers ceux qui sont nos frères en Jésus-Christ.....

    TOKIO et YOKOHAMA.
    PAROISSES et ECOLES

    Nos lecteurs désirent sans doute que nous leur rappelions quelques détails sur les chrétientés et les oeuvres de nos missionnaires, de nos religieux et de nos religieuses à Tokio et Yokohama, les deux villes principales qui ont le plus souffert dans l'effroyable tourmente. Tokio possède une population d'environ 6.000 catholiques ; elle est divisée en fi paroisses dont voici les noms :
    Sekiguchi, Tsukiji, Azabu, Asakusa, Kanda, Honjo.
    Segiguchi, que l'on désignait naguère sous le nom de Koishikawa, est la résidence de l'archevêque de Tokio, actuellement Mgr Rey, originaire du diocèse de Lyon. Cette paroisse compte de 550 à 600 catholiques, qui fréquentent les sacrements avec une régularité parfaite.
    Tsukiji, envion 500 catholiques ; son église est la première élevée à Tokio. « Nous avons à Tsukiji, écrivait naguère Mgr Rey, un noyau de bons, d'excellents chrétiens, fidèles à tous leurs devoirs. Le quartier de Tsukiji se trouve sur le bord de la mer; il est percé de larges avenues et couvert de maisons bâties à l'européenne ».
    Kanda, 900 catholiques, avec un bel établissement des religieuses de Saint-Paul de Chartres. Cet établissement incendié en 1913 avait été reconstruit en. 1915.
    Asakusa fondée vers 1876 par le P. Langlois ; on y compte 1.400 catholiques.
    Azabu. Un vétéran des missions du Japon, le P. Tulpin, est le curé de cette paroisse composée d'un millier de fidèles « dont la piété, la régularité, le bon esprit font la joie du pasteur ».
    Honjo a pour curé depuis longtemps un prêtre japonais. Les fidèles, en grande partie des ouvriers, se font remarquer par leur fidélité à tous les devoirs religieux.
    La ville de Tokio possédait de nombreux établissements catholiques : collèges pensionnats, écoles, orphelinats ; le collège des Marianistes comptait à lui seul 1.100 élèves, le nombre des élèves des Jésuites, des Darnes de Saint-Maur, des religieuses du Sacré Cur, des religieuses de Saint-Paul de Chartres dépassait 2.000.

    ***

    Yokohama est ou plutôt hélas ! Etait une vaste cité habitée par plus de 500.000 personnes venues de toutes les provinces de l'empire.
    Elle avait deux paroisses : Saint Michel uniquement affectée à l'élément japonais; et le Sacré Coeur réservée aux catholiques de toute autre nationalité.
    Les établissements d'éducation tenus par les Marianistes et par les Dames de Saint Maur y étaient extrêmement florissants et comptaient au total plusieurs milliers d'élèves.

    Les aumônes pour le Japon peuvent être adressées au P. CHABAGNO ou au P. CHAMBON, Séminaire des Missions Étrangères, 128, rue du Bac, Paris (VIIe).

    1923/160-166
    160-166
    Japon
    1923
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