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Départs de missionnaires

OEUVRE DES PARTANTS SOMMAIRE DÉPARTS DE MISSIONNAIRES. CHRONIQUE DE L'OEUVRE : En Normandie ; Une lettre aimable ; Aux pensionnaires du Verbe Incarné à Belmont. PAIN DE SAINT ANTOINE. RECOMMANDATIONS. NOS MORTS. Départs de Missionnaires SONT PARTIS DU SÉMINAIRE DES MISSIONS-ÉTRANGÈRES Le 26 juillet 1899 MM. Diocèses. Missions RIEU,Jean-Pierre.Rodez.Birmanie méridion. MONBEIG,Jean-Théodore.Bayonne.Thibet.
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    OEUVRE DES PARTANTS


    SOMMAIRE

    DÉPARTS DE MISSIONNAIRES. CHRONIQUE DE L'OEUVRE : En Normandie ; Une lettre aimable ; Aux pensionnaires du Verbe Incarné à Belmont. PAIN DE SAINT ANTOINE. RECOMMANDATIONS. NOS MORTS.


    Départs de Missionnaires

    SONT PARTIS DU SÉMINAIRE DES MISSIONS-ÉTRANGÈRES

    Le 26 juillet 1899

    MM. Diocèses. Missions



    RIEU, Jean-Pierre. Rodez. Birmanie méridion.
    MONBEIG, Jean-Théodore. Bayonne. Thibet.
    PIROT, Théodore-Henri. Rennes. Su-tchuen orient.
    CACAULD, Théodore-Marie. Le Puy. Su-tchuen orient.
    FORTUNAT, Jean-Joseph. Digne. Kouy-tcheou.
    BACQUÉ François. Auch. Kouy-tcheou.
    LECOUFLET, Henri-François. Coutances. Mandchourie mér.
    GÉRARD, Edmond. Paris. Mandchourie sept.
    MONTEL, Georges-François. Châlons. Su-tchuen occid.
    MENG, Jean-Marie. Rennes. Corée.
    CHOMETON, Eugène. Le Puy. Mandchourie mér.
    VIGNAL, Alphonse-André. Le Puy. Thibet.
    SOLIGNAC, Célestin-Joseph. Rodez. Kouy-tcheou.
    BOURLES, Jean-François. Quimper. Mandchourie sept.
    DURY, Louis-Marie. Lyon. Su-tchuen occid.
    BRETON, Marie-Joseph. Tours. Nagasaki.
    HERZOG, Alphonse. Strasbourg. Birmanie méridion.
    LE GUÉVEL. Jean-Louis. Vannes. Mandchourie mér.
    SAUSSEAU, Emile Marie. Luçon. Malacca.
    CLÉMENT, Félix. Lyon. Pondichéry.
    CARTON, Marie-Joseph. Beauvais. Siam.
    ROCHET, Léon. Belley, Pondichéry.


    SEPTEMBRE OCTOBRE. 1899. N° 11.


    Le 2 août 1899



    MM. Diocèses Missions



    VERDEILLE, Eugène-Maurice. Rodez. Kouang-tong.
    GRISEL, Adolphe-Joseph. Aix. Kouang-tong.
    COSTE, Henri-Jean. Rodez. Kouang-si.
    ROURE, François-Joseph. Lyon. Cochinchine orient.
    DELAGNES, Albert-Pierre. Rodez. Cochinchine occid.
    FIGUET, Paul-Pierre. Valence. Laos.
    MAUNIER, Jean Marius. Fréjus. Cochinchine sept.
    DAVID, Pierre-Marie. Rennes. Cambodge.
    MARQUÉ, Louis-Marie. St.-Brieuc. Kouang-tong.
    ROUCOULES, Charles-Théophile. Rodez. Tonkin occident.
    SOLVIGNON, Marie-J.-Baptiste. Le Puy. Cochinchine orient.
    MALAVAL, Marie-Odilon. Mende. Laos.
    REBOTON, Jean-Marie. Chambéry. Tonkin occidental.
    MARIE, Louis-Léon. Bayeux. Hong-kong.
    GATELET, Paul-Pierre. Metz. Cambodge.
    MONTAGNON, Jules. Viviers. Cochinchine septent.
    DELONNE, Jean-Claude. Le Puy. Kouang-tong.
    DURAND, Louis-Victorin. Rodez. Tonkin occidental.
    CHAUVET, Auguste-Antoine. Coutances. Tonkin méridional.
    GILLES, Jules. Orléans. Yun-nan.
    MERCIER, Henri-Victor. Poitiers. Laos.
    VANDAELE, Gustave-Arsène. Paris. Haut Tonkin.



    CHRONIQUE DE L'OEUVRE


    EN NORMANDIE


    Il y a quelques semaines, le Directeur de l'OEuvre des Partants est allé en Normandie, le pays des prés verts, des champs jaunis par les épis d'or, des pommiers dont le feuillage vert sombre laisse apercevoir la nuance plus claire de leurs fruits savoureux ; il est revenu nous dire la joie de son excursion à Saint-Pierre-sur-Dives et à Lisieux, car ce sont les deux seuls points que son programme l'ait appelé à visiter.

    Le 18 juillet, en effet, il était à Saint-Pierre-sur-Dives, ou Mlle Antoinette Duhamel avait établi l'Oeuvre des Partants; absente hélas ! Cette fondatrice de notre oeuvre en ce chrétien pays, absente pour toujours, puisque Dieu l'a rappelée à lui ; mais elle a laissé une héritière de son dévouement pour nous, et étrange et cependant consolante anomalie des choses d'ici-bas, cette héritière est sa mère.

    Faut-il dire combien nous a paru touchant ce témoignage de tendresse donné à la fille, qui n'est plus, par la douce vaillance de la mère; car c'est bien ainsi que nous devons le comprendre, n'est-ce pas, Madame, et votre piété apostolique est cette fois appuyée sur votre affection maternelle si profondément éprouvée. Merci à vous, oh ! Combien merci, d'avoir pris des mains défaillantes, qui étaient si vôtres, l'instrument de travail et de charité dont maintenant vous vous servez pour nous.

    Le lendemain 19 juillet, notre Directeur recevait au château de Glatigny la très gracieuse hospitalité de la famille de Richemont, puisque Mme de Richemont est à Lisieux la tête de notre oeuvre ; il visitait les quelques objets fort bien brodés, exposés en l'absence de Mme Goupil chez qui se groupent ordinairement nos travailleuses dans l'élégant et vaste salon de Mme de Mely ; il rappelait, dans un long entretien avec les associées, les motifs qui ont fait établir l'OEuvre des Partants : grand nombre de vocations, dépenses considérables faites par le Séminaire des Missions Etrangères qui reçoit gratuitement tous les aspirants à l'apostolat.

    Il disait aussi pourquoi la ville de Lisieux avait une raison spéciale de ne pas rester indifférente à notre Société ; c'est là une petite page d'histoire ancienne, qui n'est pas sans intérêt et que nous résumerons en quelques lignes.

    Un des fondateurs de la Société des Missions Etrangères fut Mgr Pierre de la Motte-Lambert, fils de Pierre Lambert, sieur de la Motte, vice bailli d'Evreux et de Catherine Heudey de Pommainville et de Bocquencey ; il naquit à la Boissière.

    Or, la Boissière est une modeste commune proche de Lisieux, et le manoir de la Boissière, aussi bien que la ferme et le château du même nom, existe encore.

    Le manoir qui fut, nous a-t-on dit, le lieu de naissance de Mgr de la Motte Lambert est une très vieille construction en terre et en bois, orné d'un balcon et de pignons qui ne manquent pas de pittoresque, et rappellent les vieilles mai sons de la Grande-Rue et de la rue des Boucheries à Lisieux ; de ses fenêtres aux petits carreaux plus ou moins clairs, on peut apercevoir la vieille ville normande, reposant paisiblement dans sa luxuriante vallée ; eh bien, n'était-il pas juste que près du berceau de Mgr de la Motte Lambert son souvenir suscitât des dévouements pour la Société à laquelle il consacra sa vie?

    Ensuite, comme à Rennes, dont nous parlions dans nos dernières Annales, le P. Fleury a entretenu les Associées des moyens d'étendre notre oeuvre : le nombre des aspirants missionnaires augmentant toujours, il faut que les ressources suivent la même proportion.

    Un des moyens, sur lequel nos Zélatrices ont interrogé le Père Directeur, consisterait à grouper plusieurs cotisations partielles pour parfaire la somme de 5 francs, quand une seule personne ne peut à elle seule l'offrir.

    Le moyen est excellent, il avait été approuvé parle P. Péan dès les premières années de l'existence de l'OEuvre.

    Dans ce cas, chaque donateur ou donatrice participe aux indulgences accordées par le Souverain Pontife, aux prières et aux messes dites par nos missionnaires, ainsi qu'aux mérites qu'ils acquièrent dans leurs travaux apostoliques.

    Enfin, fidèle à la manière dont les missionnaires expriment leur reconnaissance, notre Directeur a célébré le saint Sacrifice à l'église Saint-Jacques, aux intentions de nos Associées de Lisieux.

    Ainsi, ce voyage a été fructueux pour tous ; pour nos Associées qui ont senti notre gratitude aller vers elles pleine et entière, et pour nous qui savons mieux que jamais la constance et la solidité de leur dévouement.



    UNE LETTRE AIMABLE



    Le 15 juin dernier, le facteur, un brave homme, apportait à notre Présidente une lettre toute parfumée d'amour de Dieu et des Missions ; elle venait d'un pays célèbre, puisqu'il s'appelle Montbard, que Buffon y vécut, et que nos correspondants y habitent. Nos lecteurs seront heureux sans doute de lire ces beaux sentiments si bien exprimés et qui nous promettent pour l'avenir des Associés et des Zélatrices dévouées et généreuses.



    Madame la Vicomtesse,



    Les enfants du couvent de Montbard n'oublient pas les missions : en vraies chrétiennes, elles veulent contribuer à étendre chez leurs petits frères païens la connaissance et l'amour du bon Sauveur, elles veulent, en petits apôtres, aider les saints missionnaires à faire connaître au monde entier l'amour du bon Dieu.

    Oh! Oui, Madame la Vicomtesse, par nos modestes travaux de doigts et surtout par nos prières les plus ferventes, toujours nous essayerons de contribuer au salut des âmes : c'est là notre plus grand bonheur!

    Souvent, nos bonnes Mères nous lisent les Annales des missions ; dans ces récits sublimes, nous retrempons nos âmes ; dans notre coeur naît l'amour de l'apostolat, et les souffrances qu'endurent volontairement tant de chrétiens et de saints apôtres nous apprennent à être plus généreuses.

    Une ancienne élève de nos Mères doit vous remettre, Madame la Vicomtesse, une petite caisse en notre nom ; nous avons mis tout notre coeur à en confectionner le contenu, et nous sommes heureuses de l'offrir à nos chers missionnaires. Qu'ils veuillent donc bien prier un peu pour nous, pour notre cher couvent.


    Marguerite SEGUIN, enfant de Marie.

    Fin

    AUX PENSIONNAIRES

    DU VERBE INCARNÉ DE BELMONT


    Mesdemoiselles,



    Vous nous avez adressé une lettre charmante et que je voudrais bien citer entièrement, mais nos Annales auront-elle assez de place pour contenir toute votre jolie prose ; même si je demandais qu'on imprimât vos lignes en petits caractères, on me répondrait peut-être fort sérieusement que les petits caractères sont encore trop gros.

    Alors des caractères minuscules?

    Minuscules? Les vieilles dames se plaindraient sans doute de ne pouvoir les lire et d'abîmer leurs yeux qui furent jeunes comme les vôtres.

    Pourtant le moyen de ne pas dire que « l'année dernière vous avez laissé à vos grandes compagnes le plaisir de nous adresser quelques lignes en nous envoyant une petite caisse, que vous trouvez ces compagnes trop bien partagées dans le travail qui leur incombe pour les missionnaires, et que vous voulez obtenir la jouissance de nous le dire ».

    Et puis, il paraît que vous avez été heureuses « de lire le nom de votre cher Belmont dans le compte rendu » et « fières d'y voir la lettre de l'année dernière imprimée ». Mais ne vous apercevez-vous pas que je cite textuellement votre missive à notre vénérée Présidente. Alors et la longueur et le manque de place ?... autant dire tout de suite que j'ai eu envie de vous écrire et que moi aussi je serai fier de voir ma lettre imprimée.

    En vérité, la franchise est encore la meilleure des explications et le mensonge, outre que c'est un péché, est trop embarrassant? Que vous en semble?

    Je dois ajouter que la lettre du cher Père missionnaire de Cochinchine auquel vous envoyez des bonbons non, des aumônes paraîtra dans les Annales du mois de novembre. C'est un retard, mais en ce moment nous sommes en vacances, le temps des promenades et non des lectures. Plus tard, vous serez à l'étude, et un jour, quand vous aurez bien travaillé, et non pas en cachette, au lieu de faire votre devoir, je ne parle pas de pensum, vous n'en avez jamais... probablement, vous relirez, tout en rêvant un peu aux tigres et aux éléphants, la lettre mirifique venue de Cho-lon, la grande ville chinoise de Cochinchine.

    Sur cette promesse, Mesdemoiselles, je vous souhaite à toutes beaucoup de succès dans vos examens, plus encore de vertus et de qualités et de très joyeuses vacances.


    PAIN DE SAINT ANTOINE


    PAIN DES APOTRES


    REMERCIEMENTS


    « Nous envoyons ci-joint (100 fr.) la somme promise à saint Antoine pour le pain des Apôtres, en reconnaissance de la quasi guérison de notre Révérende Mère et 5 francs pour une autre grâce (Montbard) ».

    « Mille actions de grâces à saint Antoine de Padoue pour une somme recouvrée d'une façon tout à fait inattendue au moment où on la croyait complètement perdue. A. de B ».

    « Quarante francs pour le pain des missionnaires partants en l'honneur de saint Antoine de Padoue en actions de grâces pour une créance recouvrée. L ».

    « Cinq francs pour des grâces obtenues. H. D ».

    « Dix francs pour plusieurs grâces obtenues ». (Alsace.)

    « Vingt francs promis depuis longtemps pour une situation obtenue ».

    « Quatre-vingt-trois francs pour deux examens heureux ».

    « Cinq francs pour être rentrée chez moi sans accident ».

    « Quarante francs pour une grâce. H. D. »

    « Bon saint Antoine, voici votre part, je vous recommande mes bienfaiteurs défunts ».


    Nous sommes heureux d'enregistrer la lettre suivante :

    « Nous avions mis nos examens sous la protection du bon saint Antoine.

    « Il a pleinement comblé nos voeux. Nous lui envoyons un merci bien sincère avec 7 francs pour le pain des Apôtres que notre Maîtresse de classe nous apprend à aimer.


    « Les élèves de l'école libre de V... (Loire) ».


    DEMANDES


    « Je vous avais demandé une faveur en vous promettant encore 5 francs ; dans votre sagesse, vous avez jugé que cette faveur occasionnerait des difficultés jalouses. Reconnaissante de votre bienveillance, je dépose à vos pieds l'offrande que je vous avais promise pour les bons Pères en vous priant de me faire rendre justice ».

    « Paiement de dettes et mariage. Une place. Une guérison. G ».

    « Cinq francs pour obtenir une grande grâce ».

    « Deux grâces très spéciales demandées le 10 juin ».

    « Deux francs cinquante promis à saint Antoine pour obtenir une grande grâce avec promesse de lui envoyer dans un mois une autre somme possible, si ce que je souhaite arrive».


    RECOMMANDATIONS


    Nous recommandons aux prières de nos Associés : l'Église, la France, le Souverain Pontife, les familles de nos Partants, nos séminaristes-soldats, la Société des Missions-Étrangères.

    Cinq examens. Quatre mariages. La vente d'une maison de commerce. Un paiement à échéance fixe. La prospérité d'une maison de commerce. La vocation d'un jeune homme qui désire être prêtre. La conservation de la santé à un père et A. une mère de sept petits enfants. Douze affaires très importantes. Un malade non pratiquant à toute extrémité. Cinq familles. Deux enfants malades. La conversion de trois vieillards. Un prêtre eudiste. L'âme et l'avenir d'un jeune homme. Une situation très pénible. Plusieurs malades. La prospérité d'un hôtel, rue Notre-Dame des Victoires. Plusieurs bonnes oeuvres dont s'occupe un de nos Associés. Deux affaires très importantes et très difficiles. Plusieurs défunts (avec une aumône de 5 francs). Plusieurs autres défunts (avec une large aumône). Deux veuves, un curé et ses oeuvres, cieux voyageurs, deux défunts (avec 20 francs).










    1899/231-237
    231-237
    France
    1899
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