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Délivrance du P. François Fleury

ANNALES DE LA SOCIÉTÉ DES MISSIONS-ÉTRANGÈRES SOMMAIRE DÉLIVRANCE DU P. FRANÇOIS FLEURY. NOS MISSIONS DE CHINE : HISTOIRE, HAINE CONTRE LES MISSIONNAIRES, PROTECTORAT 'CATHOLIQUE. Kouang-tong : UN VOYAGE A PAK-TONG, LIEU DU MARTYRE DU P. CHANÈS ; lettre du P. Laurent. Thibet : VOYAGE DE TA-TSIEN-LOU A YA-TCHEOU; relation du P. Déjean (suite). NOUVELLES DIVERSES. -VARIÉTÉS POURQUOI LES BRETONS SONT MISSIONNAIRES.
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    ANNALES

    DE LA SOCIÉTÉ

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    MISSIONS-ÉTRANGÈRES

    SOMMAIRE

    DÉLIVRANCE DU P. FRANÇOIS FLEURY. NOS MISSIONS DE CHINE : HISTOIRE, HAINE CONTRE LES MISSIONNAIRES, PROTECTORAT 'CATHOLIQUE. Kouang-tong : UN VOYAGE A PAK-TONG, LIEU DU MARTYRE DU P. CHANÈS ; lettre du P. Laurent. Thibet : VOYAGE DE TA-TSIEN-LOU A YA-TCHEOU; relation du P. Déjean (suite). NOUVELLES DIVERSES. -VARIÉTÉS POURQUOI LES BRETONS SONT MISSIONNAIRES.
    Gravures : Mandarins. Soldats chinois. Vue de Pékin. Cathédrale de Canton. Tireurs d'arc Cathédrale de Kouy-yang. Palais du Tsong-li-ya-men. Rue des Légations. Légation de France. La montagne des 24 zigzags. Messire loup, n'écoulez, mie.


    Délivrance du P. François Fleury


    Le Séminaire des Missions Étrangères a reçu, le 22 janvier, le télégramme suivant du P. Robert, son procureur à Shang-haï :

    « FLEURY DÉLIVRÉ »


    Rappelons quelques détails sur notre cher confrère, enfin hors des mains des rebelles : Le P. François Fleury, missionnaire au Su-tchuen oriental, se trouvait à Ho-pao-tchang avec le P. Louis, son confrère, lorsque, dans la nuit du 3 au 4 juillet 1898, Yu-man-tse (brigand fameux condamné à mort par contumace depuis une dizaine d'années), arriva à la tête de sa bande et marcha droit sur l'habitation des deux prêtres, dont il fit enfoncer les portes.


    MARS AVRIL 1899. N° 8.


    Le domestique du P. Fleury et un autre chrétien furent tués ; le P. Louis parvint à s'échapper ; mais le P. Fleury resta aux mains des bandits et fut conduit par eux à Long-choui-tchen. Il dut faire, en cette circonstance, une course de trois lieues, pieds nus et les mains liées derrière le dos.
    Yu-man-tse ne laissa pas longtemps son prisonnier à Long-choui-then. Il le mena sur une haute montagne, dans une pagode, qui était, depuis cinq ou six ans, sa forteresse et son repaire.
    A partir de cette époque, on resta sans nouvelles sûres du P. Fleury. Certains disaient qu'il était bien traité par les brigands, car Yu-man-tse voulait sauver sa tète en épargnant celle du missionnaire ; d'autres affirmaient qu'il avait été mis à mort et racontaient, jusque dans les moindres détails, la scène tragique de son exécution. De fait, personne ne savait au juste à quoi s'en tenir.
    Le télégramme du P. Robert annonce que non seulement le P. Fleury n'est pas mort, mais qu'il est « délivré », c'est-à-dire qu'il a été, enlevé à Yu-man-tse ou que Yu-man-tse l'a remis lui-même en liberté, moyennant certaines conditions.

    Avec la famille du missionnaire, surtout avec la pauvre mère qui a passé par de longues et mortelles angoisses, nous remercions Dieu de cet heureux résultat : nous ne saurions aussi oublier, dans notre reconnaissance, M. Pichon, notre ministre en Chine, M.Haas, notre consul à Tchong-kin et l'excellent Mgr Favier, le coadjuteur du Vicaire apostolique de Pékin, qui tous ont activement travaillé à la libération de notre confrère.


    ***


    Le P. F. Fleury est né à la Tessouale, canton de Cholet (Maine-et-Loire), le 28 septembre 1869. Il est entré minoré aux. Missions-Étrangères le 3 septembre 1892. Ordonné prêtre le 1er juillet 1894, il est parti pour le Su-tchuen, le 15 août suivant.






    1899/51-52
    51-52
    Chine
    1899
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