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Compte rendu des travaux de la Société des Missions Étrangères pendant l'année 1920

Compte rendu des travaux de la Société des Missions Étrangères pendant l'année 1920 Chaque année la Société des Missions Étrangères publie un compte rendu des travaux de ses prêtres ; même pendant la guerre, cette publication n'a pas été interrompue, et nos Annales en ont régulièrement donné un résumé. Le compte rendu de 1920 a paru il y a quelques semaines. En voici les grandes lignes :
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    Compte rendu des travaux

    de la Société des Missions Étrangères pendant l'année 1920

    Chaque année la Société des Missions Étrangères publie un compte rendu des travaux de ses prêtres ; même pendant la guerre, cette publication n'a pas été interrompue, et nos Annales en ont régulièrement donné un résumé.
    Le compte rendu de 1920 a paru il y a quelques semaines. En voici les grandes lignes :
    La Chine vit dans l'anarchie ; à la chute de l'Empire et à l'avènement de la République, des prophètes optimistes avaient prédit de beaux jours même pour le catholicisme. Huit ans se sont écoulés, et, dansa plupart des Vicariats apostoliques, aucun fait ne leur a donné raison. En particulier nos missions du Se-tchoan et du Kouang-tong ont été et sont encore très éprouvées par la guerre, le pillage, le désordre sous toutes ses formes.
    Au Japon, une recrudescence du Shintoïsme et du Bouddhisme continue d'empêcher le progrès du catholicisme.
    L'Indochine orientale et occidentale jouit heureusement d'une tranquillité plus grande.
    L'Inde est agitée par un nationalisme dont les procédés n'aident pas les missionnaires dans leur oeuvre évangélisatrice.
    Malgré cette situation compliquée et pleine de difficultés, notre chère Société des Missions Étrangères a eu la joie d'offrir au souverain Maître une belle moisson d'âmes : 28.883 baptêmes d'adultes, 114.001 baptêmes d'enfants de païens et 230 conversions d'hérétiques ; tels sont les résultats obtenus pendant l'année 1920.
    Nos lecteurs remercieront Dieu des bénédictions qu'il a répandues sur ces travaux des apôtres, et ils le prieront de tout leur coeur de les augmenter de plus en plus.

    Le tableau statistique qui suit permet de connaître d'une façon précise et détaillée l'état de chaque mission :

    SÉMINAIRE DES MISSIONS ÉTRANGÈRES

    Inauguration d'un monument aux Indochinois catholiques morts pour la France.
    Pour honorer et perpétuer la mémoire des Annamites catholiques morts pour la France, le Souvenir Indochinois a inauguré, le 2 novembre, une plaque commémorative en leur honneur dans la chapelle du Séminaire des Missions Étrangères de .Paris. La cérémonie était présidée par Mgr de Guébriant, supérieur de notre Société.
    On remarquait dans l'assistance : M. Tesseron, représentant M. Sarraut, ministre des colonies ; M Gouzien, médecin chef du service de santé, inspecteur des colonies ; M. Gourdon, président du Souvenir Indochinois ; M. le docteur Tinh, président de l'Association des étudiants annamites de Paris ; le représentant du général Benoît, etc., et un groupe d'Annamites.
    Dans une allocution animée du plus pur souffle apostolique, Merde Guébriant a rappelé le vrai sens de la cérémonie en félicitant le Souvenir Indochinois du choix fait par lui du lieu et de la date de l'inauguration :
    « Le Séminaire des Missions Étrangères, la maison de Paris, de la France, du inonde même, où le peuple annamite est le mieux connu, le plus sincèrement estimé, le plus cordialement aimé : depuis deux cent cinquante ans, entre les chrétiens d'Annam et les prêtres des Missions Étrangères, on peut dire que c'est à la vie et à la mort. Des missionnaires français sont partis par centaines et partent encore chaque année d'ici, de ce séminaire, pour la Cochinchine et le Tonkin, où ils sont aujourd'hui plus de 300 ».
    Le prélat montre ensuite comment le peuple annamite a su comprendre l'affection et le dévouement des missionnaires, et comment il y a généreusement répondu aux heures difficiles de notre patrie :
    Le courage que les Annamites ont montré sur nos champs de bataille a pu être pour plusieurs un sujet d'étonnement. Il ne l'a point été pour nous, missionnaires. Nous savions, pour les avoir vus, comment les Indochinois souffrent et meurent pour leur foi. Hommes, femmes, enfants même, et jusqu'à cette fillette de treize ans, Dan, sont allés au martyr, en bénissant Dieu, avec autant de calme et de vaillance que nos martyrs d'Occident.

    Doués d'une telle générosité de sentiments, les soldats annamites ne pouvaient que se montrer défenseurs héroïques de notre cause la juste cause de cette France qui leur avait envoyé des missionnaires, dont ils avaient, en de si nombreuses circonstances, apprécié l'infatigable dévouement.
    « Le Souvenir Indochinoi a été heureusement inspiré en choisissant pour l'inauguration du monument élevé en l'honneur des catholiques annamites, morts pour notre pays, le jour par excellence de la prière pour ceux qui nous ont précédés là-haut. Je le remercie de tout coeur.
    « Jamais, jamais nous ne manquerons à ce devoir sacré de la reconnaissance. Chaque année nous en donnerons le témoignage à ceux qui ont sacrifié leur vie pour nous. Chaque année, en pensant à eux, nous répéterons cette prière, si pleine de grandeur, d'espérances et de saintes réalités, que nous venons de prononcer à la Préface de notre messe
    « Vita mutatur, non tollitur, et dissoluta terrestres hujus incolatus domo aeterna in cadis habitatio comparatur.
    « La vie pour eux n'a été que changée, elle ne leur a pas été enlevée ; au lieu d'une demeure terrestre et passagère un séjour céleste leur a été donné ».
    Aprèsla cérémonie, MM. les représentants du gouvernement et du Souvenir Indochinois ont présenté à Mgr de Guébriant leurs plus chaleureux remerciements.

    1921/202-208
    202-208
    France
    1921
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