Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Compte rendu de L'oeuvre

Compte rendu de L'oeuvre
Add this
    Compte rendu de L'oeuvre
    Nos associés ont remarqué sans doute que, sous cette rubrique : Chronique de l'OEuvre, les Annales ont publié, au fur et à mesure qu'ils se sont présentés, les faits un peu plus saillants concernant l'oeuvre des Partants, et donné la liste exacte des nouvelles cotisations perpétuelles. C'est comme une sorte de compte rendu en détail, qui tient les lecteurs au courant de ce qui intéresse notre association. Mais cette publication périodique rend bien difficile, sinon impossible, un rapport annuel qui ne pourrait éviter le désagrément des redites.., à moins que nos zélatrices et nos associés ne veuillent, comme Mile Élisabeth Bastien, de Nancy, nous raconter, à la fin de chaque exercice, les actes de dévouement dont elles ont été les témoins ou les auteurs. Voici la lettre fort intéressante que Mile Bastien nous a écrite sur la marche de I'oeuvre et les sympathies d'élite qu'elle rencontre autour d'elle :
    « Pour nous, un triste événement cette année a été le départ des Chartreux de Bosserville. L'expression de notre reconnaissance doit du moins les accompagner dans l'exil : et veuille le bon Dieu l'adoucir pour eux en considération de tout le bien qu'ils ont fait! Nous pouvons dire que, si l'oeuvre des Partants existe à Nancy, ils ont puissamment coopéré à son éclosion. La persécution qui les atteint, tarit en même temps la source inépuisable de leur générosité. Nous demandions avec anxiété comment nous compenserions ce déficit, quand les Révérends Pères de la Grande-Chartreuse, quoique débordés eux-mêmes par des demandes multiples, consentirent à nous envoyer un secours en souvenir de ce qu'avaient fait pour les missionnaires leurs frères de Bosser-ville. C'était presque inespéré ; vous voyez que la Providence n'abandonne pas ceux qui se fient à elle; et cette bonne Providence semble se plaire à emprunter assez souvent les traits des Chartreux.
    « Je supposerais assez volontiers, qu'outre les grâces spirituelles que Dieu réserve, sans doute, aux personnes charitables et zélées, qui acceptent gracieusement les travaux que nous leur proposons de faire pour les missions, il ne serait pas impossible que ces personnes recueillent en même temps quelque grâce temporelle. Ainsi nous avons, parmi ces bonnes volontés qui nous sont si précieuses, deux dames âgées et souffrantes qui, craignant que le bon Dieu ne les appelle avant qu'elles n'aient pu faire pour notre oeuvre tout ce qu'elles désiraient, avaient pris leurs précautions de la manière suivante :
    « L'une d'entre elles, se disant qu'elle ne tricoterait peut-être plus, était venue chercher du coton en masse pour le distribuer à de pieuses et actives ouvrières.
    « L'autre, qui venait de terminer un bel ouvrage au crochet, avait inscrit sur un papier piqué au-dessus, qu'on ne manque pas de le remettre pour les Partants, si Dieu disposait d'elle trop vite.
    « Or, la première de ces dames s'est rétablie ; la seconde, quoique infirme, nous fait espérer devoir nous crocheter encore plus d'une nappe d'autel. Je crois que le bon Dieu a résolu de prolonger leur zèle, en leur prolongeant la santé ».

    Pour ne pas laisser se prescrire l'usage du compte rendu annuel et pour satisfaire la légitime curiosité de nos associés, nous ne voulons pas terminer cette chronique sans faire connaître, au moins d'une manière générale, les résultats obtenus en 1901.
    On sait déjà que la vente de charité fut très bonne : on a pu constater que les cotisations perpétuelles ont été de beaucoup plus nombreuses que les années précédentes : il y en a eu 71 : reste à indiquer ce que furent les souscriptions ordinaires. Grâce à Dieu, grâce aussi au dévouement intarissable de nos Zélatrices, cette branche de nos ressources a augmenté aussi, de telle sorte qu'après avoir prélevé les dépenses nécessitées par le départ de 65 nouveaux missionnaires, nous avons eu la joie de constater que notre petit fonds de réserve, commencé il y a trois ou quatre ans, et un peu entamé l'année dernière, s'était augmenté de façon assez notable.
    Nous souvenons d'une lettre qui accompagnait un versement de plusieurs souscriptions. Elle disait : « Je vous envoie les cotisations de mes enfants pour l'oeuvre des Partants. Notre famille s'est complétée cette année par l'arrivée d'une petite fille bien reçue par les six frères. Elle aussi envoie son offrande aux missionnaires ». En lisant ces charmantes lignes, nous nous sommes rappelé le passage d'un discours prononcé à Lyon par le T. R. P. Monsabré en faveur de la Propagation de la Foi, passage que nous voulons transcrire ici. Sans doute, la modeste oeuvre des Partants ne peut pas se comparer à la grande oeuvre de la Propagation de la Foi ; il nous semble cependant que les paroles de l'éminent orateur trouvent ici leur place et seront un encourage ment pour les parents chrétiens qui aiment à faire contribuer leurs enfants aux associations en faveur des ouvriers évangéliques :
    « Faites descendre jusqu'au berceau de vos chers petits enfants la parole du Maître : Allez, enseignez les nations, euntes docete omnes gentes. Jésus, dans sa crèche, était apôtre et sauveur : pourquoi vos enfants ne le seraient-ils pas? Souvent votre front inquiet se penche vers eux et vous cherchez à deviner dans leurs larmes et leurs sourires ce qu'ils seront plus tard. Consoleront-ils votre vieillesse? Illumineront-ils d'un rayon glorieux le déclin de vos jours? Ou bien feront-ils à vos coeurs de mortelles blessures? Hâteront-ils, par le douloureux spectacle de leurs vices ou de leurs désordres, le coup qui doit briser votre âme désolée? Mous n'en savez rien ; cependant vous pouvez dès maintenant, assurer leur avenir en les faisant, pendant que leur âme sommeille encore, les coopérateurs d'une oeuvre sublime et sainte entre toutes les oeuvres. Dieu, qui est plus père et plus mère que vous, Dieu ne peut pas trahir vos sollicitudes chrétiennes, ni refuser de rendre bons, honnêtes, justes et saints ceux qui, dès leur berceau, auront été apôtres ».

    COTISATIONS PERPÉTUELLES

    M. l'abbé E. B.
    Mme Roy Dumont, défunte.
    Mme M. H.
    Anonyme d'Amiens
    Anonyme, pour une exilée.
    Mlle Clarisse GUILBAUD

    RECOMMANDATIONS ET PAIN DE SAINT ANTOINE

    Nous recommandons aux prières de nos associés : I'Église, la France, le Souverain Pontife, les familles de nos Partants, nos séminaristes soldats, la Société des Missions Étrangères.
    Actions de grâces d'une Tertiaire pour une guérison subite (avec 5 fr.) Recouvrement d'une créance (avec 10 fr.). Recouvrement d'une créance (avec 15 fr.). La conversion d'un vieillard de quatre-vingts ans et malade, celle d'un vieillard de quatre-vingt-quatre ans. La persévérance d'un converti. De nombreuses conversions. Un jeune homme qui va revenir du service. Un orphelinat (avec promesse de 5 fr.). Plusieurs communautés religieuses. Une grâce temporelle (avec promesse de 50 fr.). Recommandations d'enfants et de petits-enfants (avec 25 fr.). Un enfant qui ne se développe Pas. Un mariage. Plusieurs créances. Plusieurs objets perdus. Une jeune fille (avec promesse de I fr.). Une sainte mort. Un monastère de religieuses établi à l'étranger. Une jeune fille, qui est entrée chez les Petites Surs des Pauvres. Une famille chrétien éprouvée. Plusieurs malades ou infirmes. Deux mariages chrétiens. Une jeune veuve dans une nouvelle situation. Plusieurs enfants de la première communion. Plusieurs familles associées à I 'oeuvre des Partants. Pour une grâce demandée (avec 10 fr.). Plu sieurs intentions particulières. Un malade qui n'a pas la foi. Remerciements pour papiers égarés et retrouvés par la protection de saint Antoine (avec 20 fr.) J. B.

    1902/186-191
    186-191
    France
    1902
    Aucune image