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Chronique des Séminaires 6

Chronique des Séminaires Comme les Annales l'ont annoncé, la rentrée des aspirants au Séminaire a eu lieu le 12 septembre. Le lendemain, 19 jeunes missionnaires, après la traditionnelle cérémonie des adieux, partaient pour Marseille et, le 16, s'embarquaient sur un paquebot des Messageries Maritimes, l'Athos II, qui doit les conduire à leur lointaine destination.
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    Chronique des Séminaires

    Comme les Annales l'ont annoncé, la rentrée des aspirants au Séminaire a eu lieu le 12 septembre. Le lendemain, 19 jeunes missionnaires, après la traditionnelle cérémonie des adieux, partaient pour Marseille et, le 16, s'embarquaient sur un paquebot des Messageries Maritimes, l'Athos II, qui doit les conduire à leur lointaine destination.
    La semaine suivante fut consacrée à la retraite de commencement d'année scolaire : elle fut prêchée à Paris par Dom Jean-Gabriel, Abbé du Monastère bénédictin de Belloc (Basses-Pyrénées), et à Bièvres, par le R. P. Paul de la Croix, Capucin du Couvent de Paris.
    Le samedi des Quatre Temps, 24 septembre, Mgr de Jonghe conféra les saints Ordres à 2 diacres, 5 sous-diacres et 3 minorés.
    Noces d'or sacerdotales du T. R. P. Robert. C'est le 22 septembre 1888 que le diacre Léon Robert recevait l'onction sacerdotale des mains de Mgr Laouênan, Archevêque de Pondichéry, alors en France. Moins de deux mois après, le 14 novembre, le jeune prêtre s'embarquait avec six de ses confrères pour l'Extrême-Orient, sous la conduite du vénéré prélat un grand Missionnaire, celui-là ! Qui les avait faits prêtres et qui rentrait aux Indes. Des sept partants de ce jour, six ont quitté ce monde ; un seul a pu célébrer le 50e anniversaire de son ordination sacerdotale, et c'est celui qui est devenu Supérieur général de la Société des Missions Étrangères, le T. R. Père Robert ; encore a-t-il voulu retarder de quelques jours la solennité de cet anniversaire, afin de la faire coïncider avec la fête de nos Bienheureux Martyrs de Corée, comme pour détourner vers eux les hommages qui devaient lui être adressés en ce jour.
    La fête commença dès la veille au soir : les aspirants d'abord, réunis dans leur salle d'exercices, puis les directeurs et professeurs, ainsi que tous les missionnaires venus à Paris pour la circonstance, dans la salle du Conseil, exprimèrent au jubilaire leurs félicitations et leurs voeux. Félicitations pour cinquante années de dévouement inlassable au service de la Société et de ses membres : quinze années Procureur à Shanghai, dix-huit années Procureur général à Hongkong, quatorze années Assistant de Mgr de Guébriant, dont il recueillait la succession en 1935. Voeux pour la prolongation d'une vie si bien remplie et si fructueuse pour la Congrégation dont il est le Supérieur aimé et vénéré : Dominus conservet eum et vivificet eum !
    Le lendemain, le jubilaire célébrait la grand'messe solennelle, assisté du P. Parmentier, son second Assistant, comme diacre, et du P. Garnier, Procureur général de la Société à Rome, comme sous-diacre, le P. Gerey, Procureur à Shanghai, assurant la parfaite exécution des cérémonies. Les séminaristes de Bièvres, bravant le mauvais temps, étaient venus se joindre à leurs confrères de Paris et leur apporter le concours joyeux de leurs voix des grandes fêtes.
    Au repas de midi, qui réunissait directeurs et élèves des deux maisons, avaient été conviés les Supérieurs des principaux Instituts missionnaires et les Directeurs des oeuvres Pontificales se dévouant au service des Missions. Mgr de Jonghe, Vicaire apostolique de Yunnanfu, puis Mgr Le Hunsec, Supérieur général des Pères du Saint Esprit, le premier au nom de tous les membres de la Société, le second au nom des autres Congrégations missionnaires, redirent au vénéré jubilaire la confiance, le respect, l'estime que lui ont voués tous ceux qui ont pu apprécier les services que, durant cinquante années, il a rendus en Extrême-Orient aux Missions, à l'Eglise et à la France.
    A son tour le T. R. Père Robert prit la parole : après avoir remercié délicatement tous ceux qui avaient bien voulu prendre part à la fête de ce jour, il essaya mais sans convaincre ses auditeurs, de minimiser son action dans les divers postes qu'il avait occupés, puis, comparant brièvement l'état de nos Missions en 1938 à celui de 1888, il constate les progrès réalisés durant ce demi-siècle et en reporte tout le mérite à ses confrères, membres de la. Société à laquelle lui-même a consacré tout son zèle et tout son dévouement.
    Les Vêpres solennelles et le Salut du Saint-Sacrement terminèrent cette grande journée, qui laisse dans les âmes de salutaires impressions : chez les anciens, persévérance indéfectible jusqu'à la mort ; chez les jeunes, affermissement généreux dans la vocation apostolique.
    Noces d'or du R. P. Garnier. Cependant le T. R. P. Robert n'était pas le seul à célébrer, cette année, ses noces d'or sacerdotales. Le même anniversaire revenait pour le P. Garnier, Procureur à Rome de la Société. C'est dans son diocèse, à Nantes, que, le 29 juin 1888, il avait reçu l'onction qui fait les prêtres, et c'est le 29 juin 1938 qu'à Rome, dans l'intimité de la Procure, son humilité avait voulu commémorer, sans aucun apparat extérieur, ce grand anniversaire. Mais le Supérieur de la Société et ses confrères du Séminaire estimèrent qu'on ne pouvait laisser passer inaperçue la conclusion d'un demi-siècle de services signalés rendus à la Congrégation. Le P. Garnier, en effet, destiné en 1889 à la Mission si durement éprouvée de la Cochinchine Orientale, y travailla avec zèle durant treize ans. Rappelé en France comme directeur du Séminaire en 1902, il occupa diverses charges à Bièvres, puis à Paris, se dévouant de tout coeur à la formation intellectuelle et surtout spirituelle des aspirants. En 1914, il fut nommé Procureur général de la Société à Rome, fonction qu'il exerce depuis lors avec une délicatesse, une prudence, une simplicité, qui lui ont attiré toutes les sympathies à Rome, mais aussi toute la reconnaissance de la Société des M.-E. C'est le 3 octobre, fête de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, Patronne des Missions, qui fut choisi pour la célébration de l'anniversaire cinquantenaire. Après avoir reçu, la veille au soir, les félicitations et les voeux de ses confrères, le jubilaire chanta la grand'messe solennelle et présida tous les offices du jour ; à ses prières s'unirent de tout coeur celles de ses confrères, heureux de lui témoigner leur reconnaissance et leur respectueuse affection.

    1938/274-277
    274-277
    France
    1938
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