Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Chronique des Séminaires 3

Chronique des Séminaires
Add this

    Chronique des Séminaires



    Parmi nos lecteurs il s'en est trouvé, sans doute, qui ont été étonnés, mal édifiés peut-être, de ce que, dans leur dernier numéro, les Annales n'ont pas même fait mention des graves événements qui récemment ont provoqué dans l'Église universelle une si profonde émotion : la mort du Pape Pie XI et l'élection de son successeur. Ceux-là n'ont pas tenu compte des exigences de l'impression. Une revue de quarante-huit pages de texte avec de nombreuses gravures ne sort pas en quelques jours des presses d'une imprimerie surchargée de travail : la « copie » doit lui être remise un mois à l'avance. Et c'est précisément pendant la période d'impression de notre petite Revue qu'ont eu lieu ces événements. Impossible donc de leur donner la place qu'ils méritaient, mais il serait superflu d'annoncer aujourd'hui que, dans toutes nos Missions, de ferventes prières sont montées vers le ciel pour l'âme du grand Pontife défunt et pour celui qui, sous l'inspiration du Saint Esprit, a été élu pour être son successeur.

    Qu'il nous soit permis cependant de jeter un regard rétrospectif sur la ligne de conduite suivie par la Société des Missions Étrangères durant les dix-sept années du Pontificat de S. S. Pie XI : on se rendra compte aisément qu'elle a été en tous points conforme aux directives données par « le Pape des Missions ».

    De quoi s'agissait-il, en effet ?

    Il fallait augmenter le nombre des missions en divisant celles dont l'étendue était un obstacle à la pénétration de l'Évangile : de 1922 à 1938, la Société des Missions Étrangères a cédé 38 parties des territoires dont elle avait la charge pour former 38 nouvelles circonscriptions ecclésiastiques, auxquelles elle transférait un total de 340 prêtres indigènes et 435.000 chrétiens.

    Il fallait augmenter le nombre des prêtres indigènes : la Société des Missions Étrangères a porté le chiffre de ceux qu'elle a formés de 1.186 en 1922 à 1.610 en 1938, soit une augmentation de 424, malgré la cession de 340 à de nouvelles missions (ce qui ferait une progression de 764 et un total de 1.950.)

    Il fallait préparer la création de missions confiées entièrement au clergé indigène, gouvernées par un évêque indigène : sur les 38 nouvelles missions détachées de celles de la Société, 11 sont confiées au clergé originaire du pays : 2 au Japon, 5 en Chine, 1 en Corée, 2 en Indochine, 1 dans l'Inde.

    Quant au nombre des chrétiens dans les missions de la Société, il est passé de 1.696.914 à 1.820.173, ce qui, avec les 435.000 cédés à d'autres ouvriers apostoliques, ferait sans même tenir compte de la progression normale depuis la cession, un total de 2 millions 255.173.

    Telle fut la ligne de conduite de la Société des Missions Étrangères sous le Pontificat de S. S. Pie XI. Avec la même soumission filiale et la même courageuse abnégation elle suivra les directives de S. S. Pie XII.



    ***



    Les quatre jeunes prêtres de l'ordination de Noël ont reçu les destinations suivantes :

    M. Joseph DEVISSE, du diocèse d'Arras, Yokohama (Japon).

    Jules DEVOS, du diocèse de Lille, Pakhoi (Chine).

    Michel CORDIEZ, du diocèse d'Arras, Vinh (Tonkin).

    Pierre ROMEUF, du diocèse du Puy, Kontum (Annam).

    A ces quatre se joindra M. Joseph DRULHE, du diocèse de Rodez, qui avait reçu, le 29 juin 1938, sa destination pour Mysore (Inde), mais dont le départ avait été retardé pour raison de santé.

    Quand paraîtront ces lignes, le départ des cinq nouveaux missionnaires sera un fait accompli : ils se seront embarqués à Marseille sauf contre ordre, le vendredi 14 avril.

    Les deux mois qui viennent de s'écouler ont été, dans nos Séminaires, une période de travail intense, dans l'austérité du Carême, puis dans l'allégresse pascale, mais sans incident notable qui mérite mention.




    1939/141-143
    141-143
    France et Asie
    1939
    Aucune image