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Chronique de l'oeuvre

Chronique de l'oeuvre Le mercredi 3 juillet, le R. P. Robert, qui a repris ses hautes fonctions de Directeur de l'OEuvre des Partants, s'est rendu à Amiens pour répondre à l'aimable invitation de Mme Prévost et de nos Associés en cette ville. Il était accompagné de Mme Tuffier, Présidente générale de l'OEuvre et du R. P. Depierre, notre infatigable recruteur.
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    Chronique de l'oeuvre

    Le mercredi 3 juillet, le R. P. Robert, qui a repris ses hautes fonctions de Directeur de l'OEuvre des Partants, s'est rendu à Amiens pour répondre à l'aimable invitation de Mme Prévost et de nos Associés en cette ville. Il était accompagné de Mme Tuffier, Présidente générale de l'OEuvre et du R. P. Depierre, notre infatigable recruteur.
    La visite de l'exposition annuelle des travaux des Associées témoigna, une fois de plus, de l'activité de l'Ouvroir, du zèle ingénieux et de la parfaite compétence de ses dévouées travailleuses. A la salle des conférences, M. le vicaire général Lamy voulut bien déclarer, en sa qualité de Supérieur du Grand Séminaire, qu'à l'aide matérielle fournie aux Missions par l'Ouvroir, le diocèse collaborait, à sa manière, très méritoire dans les circonstances actuelles, en cédant à l'apostolat ses meilleurs sujets, tel, l'an dernier, le propre neveu de Mme Prévost, le P. Séminel et, ajouta-t-il, d'autres encore s'apprêtent à le suivre, comme le sait fort bien le cher P. Depierre !
    Puis il donna la parole à Mme Prévost, qui sut trouver les mots du coeur exprimant les sentiments de tous envers le Directeur de l'OEuvre.

    MON RÉVÉREND PÈRE,

    Après un voyage de 16 à 17 mois en Extrême-Orient, vous veniez à peine de rentrer quand nous avons osé solliciter votre présence à cette réunion. Vous avez paru trouver toute naturelle notre audace et de suite vous avez consenti à venir aujourd'hui au milieu de nous. En de telles circonstances, nous ne vous remercions que davantage et nous restons vivement touchés de la bienveillance que nous ne cessons de rencontrer au Séminaire des Missions Etrangères pour notre groupe amiénois de l'OEuvre des Partants. Car en vous priant de transmettre nos regrets sincères à Mgr de Guébriant qui n'a pu venir, nous vous demandons de vouloir bien exprimer à Sa Grandeur toute notre reconnaissance pour ses visites des années précédentes. Malgré un labeur extrême, il a toujours accueilli favorablement nos demandes et cela plus d'une fois. Sa présence a été très appréciée à nos réunions générales. Sa bonté n'a d'égale que celle de Mgr Lecomte qui a toujours témoigné un grand intérêt à notre OEuvre et qui nous a exprimé ses regrets de ne pouvoir être là aujourd'hui, étant retenu hors d'Amiens.
    Nous avons la vive satisfaction de recevoir cette fois Mme la Présidente de l'OEuvre des Partants. Il y a longtemps que nous étions privés de cet honneur. Le grand âge de Mme de Laubespin ne lui permettait plus de se déplacer ; mais elle s'intéressait beaucoup à nous. Le bon Dieu l'a rappelée à Lui, chargée d'ans et encore plus de mérites et les Missions Etrangères bénéficieront encore de son intercession.
    Elle ne pouvait être mieux remplacée que Mme Tuffier qui a accepté cette lourde charge avec le désir de s'y dévouer de tout coeur et de faire progresser l'OEuvre autant qu'elle le pourra. Nous savons déjà que sous votre présidence, Madame, les rapports restent très cordiaux entre Paris et Amiens, et nous vous promettons un concours aussi généreux que possible.
    Vous voyez, mon Révérend Père, que l'OEuvre des Partants est aimée dans notre ville, à en juger par cette assistance. Il est vrai que votre nom suffi pour que nos Associées viennent aussi nombreuses. Le R. P. Robert si connu à Paris, n'est pas ignoré à Amiens. Vous allez nous parler des Missions avec un attrait d'autant plus vif que vous nous conterez des choses récentes. Et nous voudrions apprendre que votre long voyage n'a été qu'une suite d'agréables constatations, que partout, plus ou moins, le zèle des Missionnaires est récompensé et que le nombre des chrétiens s'accroît très sensiblement.
    Mais si leur chiffre augmente, il faut des prêtres pour les soutenir dans leur foi naissante. Ceux que vous leur envoyez seraient insuffisants si vous n'aviez maintenant des prêtres indigènes pour vous aider et même vous remplacer dans quelques chrétientés. Aussi, en priant pour les Partants, nous ne manquerons pas de demander des vocations chez ceux qu'ils vont évangéliser.
    Quelques mots sur l'OEuvre à Amiens. Il me faut d'abord malheureusement énumérer une longue liste d'Associés défunts depuis la réunion du mois de mai de l'année dernière : Mme Pauchet, Mme Amédée Jourdain, Mme Lecointe, Mlle Alice Gournay, Mme Dassonville, Mme Duvette, Mme Bordier, Mme Prévost Mme Auguste Velliet, Mme Paul Ponche, M. Paul Lebel, M. Léon Mulliez, et M. Devisme.
    Ils ont été recommandés à Paris et ont eu leur part des prières de l'OEuvre. Mais il nous reste à les remplacer, car sur un petit bataillon comme le nôtre, un tel nombre fait un vide appréciable. Nous espérons que vous voudrez bien, Mesdames, nous aider à faire de nouvelles recrues. Nous en avons besoin pour que nos ressources ne diminuent pas et aussi pour pouvoir augmenter le nombre de nos travaux. Ils vous paraissent peut-être déjà assez nombreux, mais qu'est-ce que cela à côté de ce qu'il faut fournir à 23 Partants comme il y en aura au mois du septembre, et il faut espérer que ce nombre sera plus élevé encore les années suivantes, il faut alors que notre travail suive la même progression. Il est regrettable que certaines de nos Associées ne puissent nous aider, ce n'est pas un reproche qui leur est adressé, car elles sont sollicitées par d'autres bonnes oeuvres, ventes de charité, si nombreuses en notre ville. Il me faut remercier particulièrement celles qui ont toujours chez elles de l'ouvrage pour l'OEuvre et je citerai, comme exemple, une personne qui nous a fourni cette année quatre bas daubes si joliment travaillées. Toute notre gratitude aussi à l'aimable Associée qui nous a valu un don très généreux de M. le Curé de Fransart : six calices de tranchées, en parfait état Mgr de Guébriant a accepté avec plaisir et reconnaissance ces vases sacrés qui ne manqueront pas de mains pour les élever à l'autel. Que le divin Sang qu'ils contiendront retombe en bénédictions sur le généreux Pasteur et sa chère paroisse.
    Ce que nous pouvons faire, c'est en grande partie aux bonnes Mères de cette maison que nous le devons. Elles facilitent nos réunions, se mettent toujours à notre disposition. Quand l'OEuvre a été établie à Amiens, elle n'a pas tardé à être installée chez les Fidèles Compagnes de Jésus ; elles l'ont toujours favorisée et beaucoup de nos Associées sont encore d'anciennes élèves de leur Pensionnat. Nous leur renouvelons l'expression de notre vive reconnaissance.
    Veuillez agréer, M. l'Aumônier, tous nos remerciements pour votre obligeance à venir donner le Salut du Saint Sacrement après chacune de nos réunions mensuelles.
    Il faudrait que chacune de nous puisse assister à une cérémonie de départ dans la chapelle dans la chapelle des Missions Etrangères. Même si on ne compte parmi les Partants ni parent, ni ami, on ne peut se défendre d'une profonde émotion : la cérémonie est si touchante dans sa simplicité, et l'on en sort avec une conviction plus grande du sacrifice accompli, et de la sublimité de la vocation de ceux qui partent, et aussi avec un vif désir de faire davantage, de faire beaucoup pour les Missionnaires, afin d'avoir au moins une faible part à leurs mérites !
    Il va nous être fourni, au mois d'octobre, une occasion de faire de l'Apostolat pour les Missions: une exposition missionnaire se tiendra dans notre ville du 12 au 20 octobre.
    Nous sommes particulièrement désignées pour en parler, pour préparer son succès : n'y manquons pas, et que nous ayons notre large part dans sa réussite. En attendant, c'est avec joie que nous revoyons ici le Révérend et infatigable Père Depierre, l'organisateur du comptoir des Missions Etrangères à cette exposition missionnaire.

    ***

    Les Annales de l'OEuvre des Partants, ont tenu à donner in extenso le petit discours, très apostolique, que l'on vient de lire, et cela dans le but de resserrer les liens entre tous nos ouvroirs, de coordonner autant que faire se peut leurs efforts dispersés, en se faisant mutuellement part des suggestions du zèle, des leçons de l'expérience, et même des spécialisations qu'imposent les possibilités locales.

    ***

    Le P. Robert raconta alors, dans une causerie captivante, sa longue tournée en Extrême-Orient, mais insista surtout sur le réconfort qui lui fut apporté, dans chacune de nos Missions, par la constatation, à pied d'oeuvre, du « cran » de nos anciens Partants, aux prises avec les difficultés de tout ordre que l'on rencontre nécessairement dans le champ de l'apostolat; toujours et de plus en plus vaste, trop même pour leur petit nombre, souvent trop inclément pour leurs santés débilitées, trop onéreux pour la modicité de leurs ressources. Ils « tiennent » malgré tout, et tiendront jusqu'au bout, avec une abnégation dont le caractéristique est l'abandon joyeux à la bonne Providence.
    Et c'est ce qui permit au P. Robert, lorsque visiblement l'émotion gagnait l'assistance, de la consoler d'un trait réjouissant de bonne humeur apostolique.
    L'aide des Bienfaiteurs de l'OEuvre, de ses Associées, de ses Ouvroirs, va donc à de vaillants ouvriers qui ne demandent qu'à travailler à plein rendement, il faudrait donc pouvoir leur en intensifier les moyens. Et c'est ce qu'en se séparant, les Associées d'Amiens ont spontanément promis de faire pour nos chers Partants de l'an prochain.

    ***

    A Rennes, la messe annuelle suivie du salut du S. Sacrement a été célébrée au sanctuaire de N. D. de Bonne Nouvelle. L'allocution a été faite par M. l'abbé Ligneul, aumônier militaire. Et un envoi de lingerie d'autel nous rappelle, sans qu'il en fut besoin, que Mme René Oberthür et son très vivant Ouvroir de Rennes n'oublient pas nos Partants de septembre et voudraient tant, elles aussi, faire plus et mieux pour l'avenir.
    De Pont Aubenas, Mme G. Verny nous a fait également un précieux envoi. Merci.

    Sté Gle d'Imp. et d'Ed., 1, rue de la Rertauche, Sens. 7-29

    1929/181-184
    181-184
    France
    1929
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