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Bibliographie A QUOI SERVENT LES MISSIONNAIRES PAR JULES PRAVIEUX
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    Bibliographie

    A QUOI SERVENT LES MISSIONNAIRES

    PAR JULES PRAVIEUX

    Cette plaquette de 63 pages publiée chez Lethielleux, 10, rue Cassette, ne manque ni d'entrain, ni de logique, ni de renseignements exacts. Les principaux points qu'elle traite sont : Les missionnaires et la prospérité commerciale de la France. Les missionnaires et la civilisation. Services rendus à la science par les missionnaires catholiques. Services que les missionnaires rendent à la France. La brochure se termine par une Liste des missionnaires français contemporains, qui se sont particulièrement distingués par les services qu'ils ont rendus à l'influence française et à la science. Nous remercions vivement l'auteur d'avoir mis son beau talent au service d'une cause qui nous est si chère.

    MISSIONNAIRES ET PRÉDICATEURS DU BOURBONNAIS

    Depuis le XVIIe siècle

    PAR LE CHANOINE MORET

    Moulins, Crépin-Leblond, Libraire, 13, rue Jean-Jacques Rousseau

    Cet ouvrage renferme une notice sur un de nos missionnaires Jean Joret originaire de Moulins, parti pour sa mission en 1682 et massacré au Pégou en 1693. Pour écrire cette notice, l'auteur a eu à sa disposition plusieurs pages rédigées par Bénigne Vachet, dont la précision n'est pas la note dominante ; il y a ajouté quelques considérations qui ne sont pas sans valeur. Ce n'est d'ailleurs là qu'une petite partie de l'ouvrage, puisque M. le chanoine Moret parle d'un assez grand nombre de missionnaires. A ces noms d'apôtres à l'étranger il ajoute ceux des prédicateurs bourbonnais qui ont fait l'OEuvre de Dieu en France, et aussi ceux de quelques ouvriers évangéliques qui ont travaillé dans le diocèse de Moulins. « En les groupant ainsi dans un livre qui sera comme un tableau d'honneur pour ces ouvriers d'élite, écrit Mgr Lobedey à l'auteur, vous aurez non seulement procuré un réel plaisir aux amateurs d'histoire locale, mais vous aurez fait aussi une oeuvre d'édification, car ils sont « des modèles à proposer à l'imitation des jeunes prêtres appelés à l'honneur d'annoncer la parole de Dieu ».

    Saint François Xavier, par A. BROU, Paris, GABRIEL BEAUCHESNE et Cie, éditeurs, rue de Rennes, 117, 1912. Deux volumes in-8°, tome I. 1506-1548. Préface et Bibliographie pp. XVI-445, tome II, 1548-1552, avec appendices et index chronologique et analytique.

    Une bibliographie nouvelle de saint François Xavier était indispensable. Les lecteurs modernes se sentaient souvent en défiance devant les récits des anciens historiens ; les missionnaires eux-mêmes, sans rien retrancher à l'admiration qu'ils avaient pour le saint, ne savaient que penser parfois d'un apostolat qui ressemblait si peu au leur. Ses travaux, ses méthodes, les résultats obtenus ne laissaient pas de les déconcerter. Aux récits du XVIIe siècle il y avait peu de choses en somme à ajouter, car les vieux biographes avaient travaillé sur d'excellents documents ; mais quelques retranchements étaient nécessaires surtout il y avait lieu d'interpréter les textes avec plus de rigueur, de rendre aux faits leurs vraies proportions, de les remettre dans leur véritable cadre historique.
    Le P. Brou a donc cherché à reconstituer le milieu physique, moral, politique religieux dans lequel s'est exercé l'apostolat du saint. Nous apprenons ce qu'était la population des navires sur lesquels il passa de si longues semaines, celle des villes portugaises comme Goa, Malacca, Temate si étrangement mêlée, celle des pêcheries de perles au sud de l'Inde, des archipels malais et du Japon. Nous savons, sur chacun de ces points, quels obstacles particuliers paralysaient les efforts du missionnaire. A cette couleur locale, discrète, le récit gagne en intérêt pittoresque, mais surtout en intérêt historique.
    La place exacte de Xavier entre les missionnaires des Indes et de l'Extrême-Orient est précisée. Sans doute il reste un grand convertisseur, un infatigable catéchiste. Mais par dessus tout, il apparaît comme un pionnier de l'Evangile. Il fallait amorcer les conquêtes avant d'organiser. Il fallait explorer avant de fonder et déterminer les points stratégiques de la bataille avant d'engager le combat C'est faute d'avoir bien compris le rôle providentiel de François que certains panégyristes ont exagéré à plaisir les résultats de son effort personnel' ce qui en amena à d'autres, par réaction à les réduire à rien.
    Les missionnaires seront intéressés surtout par ce qui est dit des méthodes. Là encore il convenait de tout remettre dans un cadre précis. Il y a une part d'exceptionnel dans les procédés de Xavier : certains peuvent aujourd'hui paraître étranges. Il faut savoir quelles conditions particulières les inspiraient, conditions qui ne se rencontrent plus aujourd'hui. Quelle a été la pensée du saint sur l'instruction à donner aux néophytes, sur la formation d'un clergé colonial et indigène, sur les oeuvres d'éducation, sur le degré de science à exiger des missionnaires, sur l'intervention de l'Etat chrétien en matière d'apostolat ? Autant de questions qui se posent au passage et sur lesquelles il est important de savoir l'opinion exacte du grand apôtre.
    Il y a donc dans cette biographie autre chose qu'une « Vie de saint ». Il y a une page d'histoire, le premier chapitre, amplement détaillé des annales des missions d'Asie depuis trois siècles. Bien entendu, la « Vie de saint » reste toute entière, avec ses leçons ascétiques telles qu'elles ressortent des lettres du missionnaire, et aussi avec ses miracles, tels que les racontaient les contemporains. A cette dernière question, l'auteur n'a pas cru inutile de consacrer tout un appendice.

    1912/160
    160
    France
    1912
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