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Bibliographie Evangile de Saint-Jean Commentaires. Vie publique de Jésus — par M. COMPAGNON, directeur du Séminaire des Missions Etrangères.
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    Bibliographie

    Evangile de Saint-Jean

    Commentaires. Vie publique de Jésus — par M. COMPAGNON, directeur du Séminaire des Missions Etrangères.

    Dans notre numéro de novembre 1902, nous avons annoncé un commentaire des Évangiles, dont l'auteur est un des directeurs de notre Séminaire. Nous avons donné le plan de ce travail et son but spécial : fournir, dans un cadre relativement restreint, le sens exact du texte, d'après les meilleurs interprètes anciens ou modernes, aux missionnaires qui n'ont ni le temps, ni les livres nécessaires pour se livrer à de longues recherches.
    Le premier volume in-12, de 690-XL pages, renferme les douze premiers chapitres de Saint-Jean. Non seulement il a reçu un accueil très favorable de la part des missionnaires, à qui il s'adresse plus spécialement, mais aussi du public et des hommes compétents en exégèse.
    Sa Grandeur, Mgr Mugabure, coadjuteur de l'archevêque de Tokio (Japon) l'appelle un «Vade mecum pour les missionnaires, sûr et précieux, rempli de l'enseignement des saints et des docteurs de l'Eglise ». « Source pure, ajoute Sa Grandeur, tradition constante, doctrine appropriée à nos besoins: c'est un secours immense pour ceux qui, dans leurs luttes quotidiennes, ont besoin d'armes légères et bien trempées ».
    Sa Grandeur, Monseigneur Berlioz, Evêque d'Hakodaté, écrit à l'auteur : « Vos commentaires, où s'encadrent dans un si bel ordre les récits évangéliques, se recommandent par l'exactitude de la doctrine, la solidité des preuves, la clarté et l'actualité des explications, comme aussi par l'enchaînement que vous avez su établir entre des citations si nombreuses et si variées. Je crois que votre savant et beau travail sera goûté de tous, et rendra d'inappréciables services à ceux qui ont à coeur d'étudier sérieusement Evangile ».
    Monsieur l'abbé Perriot, directeur de L'Ami du Clergé, juge ce commentaire :
    1. Très clair, expliquant parfaitement chaque détail du texte ;
    2. Très solide, appuyé qu'il est sur les meilleures autorités ;
    3. Très exact pour la doctrine ;
    4. Mis suffisamment au courant des travaux récents ; relatant les doutes et les objections, et les résolvant de la façon la plus simple et la plus naturelle.
    « Vos commentaires, dit l'abbé Brucker dans une lettre particulière, contiennent la fleur des meilleurs commentaires antérieurs, et vous y avez ajouté de très bons fruits de vos propres méditations.
    « J'ai vu particulièrement avec plaisir les observations que vous faites très à propos, en plusieurs endroits, sur l'action de la grâce dans les Infidèles ; vous y montrez le zèle du missionnaire et l'exactitude du théologien ».
    Le Bulletin d'Ecriture Sainte de la revue des Etudes dit de ce commentaire : « Il donne... une solide introduction et des notes concises, résumant d'ordinaire les meilleurs commentateurs catholiques, anciens et modernes ; clergé et laïques instruits ne pourront que trouver profit à le consulter. En quelques mots il répond suffisamment aux difficultés des critiques ; le texte lui-même, avec l'aide de l'exposition judicieuse du commentateur, satisfera mieux que toutes les discussions, ceux qui ne cherchent que la vérité. Puisse cet excellent ouvrage trouver beaucoup de lecteurs et faire goûter de plus en plus le plus divin des Evangiles ».
    M. Fillion appelle ce travail un commentaire solide, complet, attrayant. L'Univers, dans son numéro du samedi 12 décembre, sous la signature de M. l'abbé Alliot, porte ce jugement : « C'est un livre que nous voudrions voir entre les mains de tous les élèves du sacerdoce, aussi bien qu'entre les mains de tout prêtre qui veut pénétrer le véritable esprit de l'évangile ; c'est un véritable trésor d'érudition et de science sacrée ».
    Le deuxième volume de 742 pages vient de paraître. Il est intitulé : De la Cène à l'Ascension, Le récit de saint Jean, de beaucoup le plus long sur les derniers jours du Divin Maître sur la terre, est la trame du commentaire, développée et enrichie par l'insertion du texte et des détails propres des trois autres Evangiles. C'est une synopsis complète et d'une ordonnance parfaite. Les différentes scènes du grand drame de la Passion se déroulent dans ces pages écrites avec le coeur, avec une aisance et un entraînement saisissant. La foi et la piété y trouvent une nourriture substantielle.
    La parole évangélique est admirablement enchâssée dans les prophéties messianiques, dans les doctes et pieux commentaires des meilleurs exégètes, dans les réflexions de l'auteur lui-même.
    Des recherches approfondies sur les coutumes, les usages des Juifs et des romains, éclairent singulièrement les détails du récit. Les reliques de la passion ont leurs monographies dans des notes précieuses.
    C'est donc un livre qui s'adresse plus spécialement aux prêtres, et leur offre, avec le véritable esprit de l'Evangile, une mine riche et abondante où ils peuvent puiser leurs plans d'instruction, et leurs sujets d'oraison. Mais il convient également, comme le dit l'abbé Brucker dans les Etudes, aux laïques qui ne cherchent que la vérité dans la lecture des saints Evangiles.

    La Bible méditée d'après les Ss. Pères

    Livres historiques de l'Ancien Testament, par E. Chargeboeuf, directeur du Séminaire des Missions Etrangères. Paris, Desclée, 30, rue Saint-Sulpice, prix 5 francs.

    Voici comment la Revue Catholique annonce cet ouvrage dont l'auteur est déjà bien connu de nos lecteurs :
    « Les études scripturaires, durant le siècle dernier, ont pris chez nous un caractère purement apologétique ; on néglige la Bible elle-même pour ses alentours, le dedans pour le dehors ; dans nos préoccupations l'accessoire déborde sur le principal. Sont-ils rares les catholiques cultivés qui ne connaissent ce Livre que par les controverses engagées à propos de son histoire, de sa chronologie ou des points de contact qu'il a avec les sciences naturelles ? Ce n'est pourtant pas pour cela que Dieu nous l'avait donné : dans ses desseins faits de sagesse et d'amour, l'Écriture devait être l'aliment substantiel des âmes religieuses. Le siècle qui vient de s'achever a défendu la Bible sans l'avoir lue suffisamment ; la tâche du vingtième siècle sera de mettre le froment de la parole divine à la portée de tous ceux qui ont faim... » Telles sont les premières paroles de l'Introduction de ce magistral ouvrage ; et elles font bien voir le but visé par l'auteur. Les introductions bibliques, les travaux d'exégèse, et toute la série des Manuels Bibliques ont leur utilité, mais ne facilitent pas la méditation de la Divine Parole, ni leur adaptation à la prédication et à l'enseignement des foules ; cette Bible méditée au contraire rend ce double travail très facile et très agréable :
    Les divers enseignements des livres historiques de l'Ancien Testament, les divers sens moraux ou spirituels des principaux passages sont admirablement résumés, subdivisés constamment en trois points, et chacun de ces points, à son tour, renferme quelques fortes pensées soulignées par des différences de caractères gras qui en rendent la lecture comme parlante aux yeux.
    Dans ce volume relativement réduit, quelle abondance de matériaux ! Quelle richesse dans ces trésors tirés des Saints Livres !... Nous ne croyons pas nous tromper en disant que cet ouvrage sera bientôt aux mains de tous les prêtres, de tous les séminaristes de nos grands séminaires, à côté du texte de la Bible et du Manuel Biblique en usage... Beaucoup sans doute voudront en faire leur Livre de méditation, et certes l'Écriture Sainte n'était-elle pas le Vade mecum et le grand Manuel de piété des Apôtres et des saints de tous les âges ?...
    Que pourrions-nous ajouter encore ?... A la richesse du fond, vient se joindre une impression très soignée... Des filets rouges en font comme un Livre d'heures. Le fond et la forme, tout y est donc merveilleux. C'est l'avis général que ceux qui connaîtront ce livre voudront se le procurer... Ce nous semble même une oeuvre méritoire devant Dieu et devant les hommes de le faire connaître autour de soi pour le plus grand bien des âmes, la sanctification des prêtres, et l'utilité des pasteurs... Haec meditare, in his esto... »
    A un compte-rendu si élogieux, il est inutile de rien ajouter. Contentons-nous de rappeler que M. Chargeboeuf a écrit l'an passé pour les lecteurs des Annales de la Société, un article fort remarqué, sur la formation du clergé indigène. Beaucoup de nos lecteurs n'ont sans doute pas oublié que parmi une foule de conseils pratiques, l'ancien supérieur du séminaire de la Corée, disait un mot de la façon dont il comprenait l'étude de l'Écriture Sainte. Il voulait « qu’on cherchât tout d'abord dans la Bible ce que l'Esprit Saint y a mis, c'est-à-dire et Jésus, et le Ciel, et la grande lutte du bien et du mal, et mille enseignements pour nos âmes... Même les livres historiques de l'Ancien Testament lui paraissaient propres à cet usage en s'aidant pour cela des écrits si riches des Pères et des Docteurs... » Ce qu'il entrevoyait alors comme désirable pour le clergé, il a tenté d'en faciliter l'exécution, et tous ceux qui liront, ou mieux, méditeront son ouvrage devront avouer qu'il y a pleinement réussi.
    Certes les richesses patristiques en ce qui regarde les applications de l'Ecriture, forment un trésor immense, mais il n'y a que les infatigables abeilles qui puissent ainsi aller de fleur en fleur pour composer leur miel. Nos lecteurs trouveront ici ce miel délicieux tout préparé, car sans parler des nova qui viennent parfois se joindre agréablement aux vetera, « l'auteur a réuni en un même faisceau certaines pensées éparpillées çà et là dans les homélies et les ouvrages des S. Pères, tout comme l'astronome réunit en constellations les brillantes étoiles jetées pour ainsi dire sans ordre dans le bleu firmament, ou comme un habile jardinier dispose avec art les fleurs de son parterre pour en former un bouquet d'agréable odeur et qui charme la vue ».
    C'est au clergé, et aux jeunes clefs de nos grands séminaires que ce livre s'adresse plus spécialement... S'il fallait préciser encore, nous pourrions ajouter qu'il s'adresse très spécialement aux missionnaires de tout Ordre et de tout pays ; car, çà et là on sent battre le coeur d'un apôtre, qui, non content de voir des pays conquis au Christ voudrait de plus batailler en pays ennemis, et soumettre au règne de Dieu les sauvages et les païens de toute la terre.
    D'ailleurs « la seule récompense que convoite l'auteur, et ici nous citons textuellement la conclusion de l'Introduction, c'est que ce livre puisse faire quelque bien aux prêtres du Très-Haut, et par leur moyen étendre davantage le royaume du Seigneur Jésus sur la terre... et c'est au Divin Coeur qui a tant aimé les hommes qu'est dédié cette gerbe de douze douzaines de méditations ! »

    1904/183-187
    183-187
    France
    1904
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