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Bibliographie Le Berceau de la France, par M. AUGUSTE SAJOT Des Missions Etrangères.
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    Bibliographie

    Le Berceau de la France, par M. AUGUSTE SAJOT

    Des Missions Etrangères.

    A l'heure où tant d' « intellectuels » livrent un double assaut à la religion et à la patrie, il est beau de voir des poètes comme le P.Sajot, glorifier, en vers fiers et sonores, les origines chrétiennes de la France. LE BERCEAU DE LA FRANCE, c'est l'épopée de Clovis, épopée rendue plus attrayante et plus légère par la division en fragments, de chants courts et alertes. La versification du P.Sajot est classique et très pure ; ses couleurs sont soigneusement variées. Telle page est une ode, telle autre une idylle. Rarement poète épique avait aussi bien lutté contre la monotonie du genre, et déployé autant d'art pour faire tenir dans une seule sorte de poème les qualités diverses qui conviennent à tous les genres de poésie.
    Souhaitons donc un succès mérité à l'oeuvre si vibrante et si actuelle, du distingué religieux, et félicitons le d'évoquer devant les Sans Dieu et les Sans Patrie :
    Le chef aux longs cheveux qui, d'une voix soumise, donne le Christ aux Francs et la France à l'Eglise.

    SOMMAIRE

    Aux DAMES DE L'oeuvre DES PARTANTS. DÉPART DE MISSIONNAIRES. COTISATIONS PERPÉTUELLES. UNE MÈRE A SON FILS PARTANT POUR LES MISSIONS. RECOMMANDATIONS - NOS MORTS.
    Gravures : Adieu.

    Aux Dames de l'oeuvre des Partants

    VOEUX D'UN FUTUR PARTANT

    Oh ! Que nos coeurs s'envolent vers les rives de Chine
    Et prêchent à chaque âme les gloires de Jésus.
    Pour vous, femmes fidèles que la foi illumine,
    L'amour, l'abnégation : voilà votre tribut.

    L'ennui de répéter des choses cent fois faites
    N'assombrira jamais vos fronts si radieux.
    Ici, comme Marie à l'autre Nazareth,
    Rien ne vous est petit, car tout est fait pour Dieu.

    Le départ arrivé, vous êtes toujours là,
    A donner sans compter aimant à vous complaire.
    Jusque dans les Missions vous précédez nos pas,
    Par le salut de l'ange redit à, notre Mère,
    Secondant nos efforts pour faire aimer son Fils.

    Devant tant de bontés, ma voix est impuissante,
    Mais, lorsque nos aînés entrent en Paradis,
    Revêtus des trophées d'une victoire sanglante,
    Ils savent mieux que nous remercier en priant,
    La voix de leur sang crie, et le bon Dieu l'exauce ;
    Qu'ils daignent le prier, au début de cet an,
    De bénir nos travaux. Ad multos annos.


    Départ de Missionnaires

    SONT PARTIS DU SÉMINAIRE DES MISSIONS ÉTRANGÈRES.

    Le 22 novembre 1905.

    MM. Diocèses. Missions.

    CANILHAC, Paul. Rodez. Tonkin maritime.
    DESWAZIÈRES, Gustave. Cambrai. Kouang-tong.
    KREMPFF, Henri. Versailles. Corée.
    CHABANEL, Jean, Le Puy. Mandchourie mérid.
    BLANC, Martial. Viviers. Pondichéry
    LAPLACE, Joseph. Annecy. Kumbakonam
    FLEURIET, Pierre. Bourges. Mandchourie septen.
    Cotisations Perpétuelles

    Mme LA FAILLE.
    Mme NASURE WATINE.

    UNE MÈRE SON FILS PARTANT POUR LES MISSIONS

    Nous avons eu l'occasion de lire la lettre que la mère d'un de nos Partants a adressée à son fils après la dernière séparation; elle nous a paru si remplie de sentiments élevés, de piété profonde, que nous la publions pour la plus grande édification de nos lecteurs. Parmi nos Abonnées et nos Associées nous comptons beaucoup de mères de Missionnaires, elles retrouveront clans ces lignes les déchirantes émotions qu'elles-mêmes ont ressenties. Qu'elles imitent cette mère vaillante, et qu'elles jettent clans le coeur de Jésus et clans celui de Marie leur tristesse, certaines d'être consolées et fortifiées par la grâce d'En Haut, qui descend si abondante dans l'âme des mères acceptant avec résignation, avec joie, le sacrifice héroïque de donner à Dieu pour jamais leur enfant bien-aimé.

    MON CHER FILS

    Redoutant une faiblesse et craignant l'émotion que, nécessairement, j'éprouverais au moment de notre séparation, je profite de l'absence de ta soeur pour te faire mes tristes adieux.
    Oh ! Oui, mon fils, adieu ! Mille fois adieu ! Et à Dieu jusqu'à l'éternité.
    Cette idée, pour une pauvre mère, est bien triste ; elle me brise le coeur ; le Seigneur me pardonnera, je l'espère, ce moment de faiblesse, car il ne condamne pas les sentiments de la nature, et les larmes que je verse en ce moment lui seront agréables, sans doute, en faveur du sacrifice que je lui fais : il connaît le fond de mon coeur, et quelle que soit la grandeur des sacrifices qu'il exigera de moi, je suis prête à les lui faire ; encore je n'en ferai jamais assez pour un Dieu si bon, qui a tant fait pour moi en particulier et pour les miens.
    C'est encore un effet de sa bonté d'avoir permis que je vinsse à Paris. J'ai acquis beaucoup de force avec toi, mon cher fils, et l'impression douloureuse, que j'éprouvais en te voyant pour la dernière fois, a été adoucie par les entretiens que j'ai eus avec toi et qui m'ont fait grand bien. Cet air de bonheur répandu sur ton front, dans tes yeux, dans toute ta personne a fait passer du baume dans mon coeur.
    C'est à Notre Dame des Victoires, mon cher fils, que j'ai pris mes dernières résolutions, et en épanchant mon coeur dans celui de la plus tendre des mères, je me suis sentie intérieurement fortifiée et en état, je crois, de supporter avec courage, notre séparation.
    Que le Dieu de force et de toute bonté nous accorde cette grâce à l'un et à l'autre, nous en avons également besoin. Que le Seigneur des Seigneurs te couvre de toutes ses bénédictions, je te donne la mienne de toute l'effusion de ilion coeur. Je prie notre divin Maître de permettre que tu lui gagnes autant d'âmes que tes pieds fouleront de grains de sable dans tous les lieux que tu parcoure ras.
    Enfin, mon fils, je te remets entre les bras de notre bonne Mère commune, en la suppliant, avec instance, de t'accompagner toujours, de guider tes pas et de t'aider à remplir les desseins que la divine Providence a sur toi.
    Voici maintenant le dernier adieu ; adieu, adieu pour la dernière fois dans cette vie, en attendant que nous nous revoyions dans la vie éternelle. Puissé-je, ô mon Dieu, y parvenir un jour avec tous ceux qui m'ont été et qui me sont encore chers.
    Je te laisse dans les divins coeurs de Jésus et de Marie, et moi aussi, je m'y réfugie pour jamais. A Dieu !
    Ta mère.
    X.

    RECOMMANDATIONS ET ACTIONS DE GRACES

    Nous recommandons aux prières de nos Associés : l'Eglise, la France, le Souverain Pontife, la Société des Missions Etrangères, nos Séminaristes soldats.
    Trois petites filles. Une famille très malheureuse. Cinq militaires. Plusieurs affaires très importantes. Trois actions de grâces. L'achèvement d'un travail difficile. Une institution chrétienne pour jeunes filles.

    AVIS

    Le renouvellement de l'année rappellera certainement à nos lecteurs l'échéance de leur abonnement et à nos associés la date du paiement de leur cotisation.
    Nous les prions de bien vouloir nous adresser leur obole soit par mandat, soit en timbres-poste, à leur choix.
    Nous leur demandons également de s'efforcer de faire connaître et aimer nos Annales, afin d'augmenter le nombre de ceux qui s'intéressent à notre chère OEuvre.
    1906/55-61
    55-61
    France
    1906
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