Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Baptême d'un chinois

Baptême d'un chinois A l'Institution Saint-Joseph d'Épinal
Add this
    Baptême d'un chinois

    A l'Institution Saint-Joseph d'Épinal

    C'était le 30 mai dernier. Dans la chapelle agrandie de l'Institution Saint-Joseph, le jeune Chinois Liou, élève de la maison, assisté de son parrain, le sympathique M. Poignon, allait recevoir le baptême des mains de Mgr de Guébriant Supérieur des Missions Etrangères de Paris Par une délicate attention de l'Évêque de Saint-Dié, Mgr Foucault, qui assistait à la cérémonie, le zélé missionnaire qui évangélisa la Chine, 36 ans durant, allait ouvrir les portes de l'Eglise à son « jeune compatriote chinois1 ».
    Rien de touchant comme un baptême d'adulte, quand le catéchumène ne fait que de sortir d'un milieu païen où il doit rentrer sous peu... « Voulez-vous être baptisé? » disait l'Evêque, père, selon la grâce, de tant de Chinois convertis. « Je le veux ! », répondait le jeune Chinois Liou, je le veux, malgré les périls qui m'attendent dans la Chine infidèle, malgré les persécutions qui m'y peuvent assaillir. Oui, je le veux!... Et l'eau sainte coula sur le front de Liou, qui avait pris saint Léon pour patron.

    1. Paroles de Mgr de Guébriant.

    Et les condisciples du néophyte, témoins de sa longue préparation dans la prière, la réflexion, l'étude, sous la sauvegarde d'une règle qui impose l'effort en aidant à l'accomplir, tous, depuis les bambins de la classe préparatoire jusqu'aux grands des classes et sections supérieures, éprouvaient une salutaire impression devant cette vivante et édifiante leçon... Une paternelle allocution de Mer Foucault termina la cérémonie.
    Dans les rangs de ses condisciples, Léon fit sa première communion à la messe célébrée par l'Evêque missionnaire. Des mains de l'Evêque missionnaire il reçut, avec eux, le sacrement de confirmation. Et les deux Prélats bénirent l'assistance recueillie, qui s'unissait à leurs actions de grâces...
    A la fin du banquet offert à NN. SS. les Evêques, à l'heure des toasts, heure féconde où pétille l'esprit, Mgr de Saint-Dié dit le mot de circonstance, qui couronnait la journée. Il exprima la ferme espoir que la parole de l'Evêque missionnaire eût vibré dans l'âme des enfants. « Si l'un d'eux demande un jour d'aller à vous, Monseigneur, nous serons heureux de vous le donner : ne sera-t-il pas votre conquête1 ? »

    1923/136-137
    136-137
    Chine
    1923
    Aucune image