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Aux missionnaires tombés au champ d'Honneur 1914-1918

Aux missionnaires tombés au champ d'Honneur 1914-1918 Vous aviez commencé votre pèlerinage... Peut-être il vous semblait marcher depuis toujours Dans le vallon désert, sur le lointain rivage Où vous comptiez, la croix en main, finir vos jours... Et voilà qu'un appel c'était la voix de Dieu Vous a jetés vivants dans l'arène de feu ! Vous aviez bien rêvé, sans doute, à votre aurore, Je ne sais quel martyre éblouissant de foi, Où serviteur du Christ et son apôtre encore
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    Aux missionnaires tombés au champ d'Honneur

    1914-1918

    Vous aviez commencé votre pèlerinage...
    Peut-être il vous semblait marcher depuis toujours
    Dans le vallon désert, sur le lointain rivage
    Où vous comptiez, la croix en main, finir vos jours...
    Et voilà qu'un appel c'était la voix de Dieu
    Vous a jetés vivants dans l'arène de feu !

    Vous aviez bien rêvé, sans doute, à votre aurore,
    Je ne sais quel martyre éblouissant de foi,
    Où serviteur du Christ et son apôtre encore
    Vous immoliez vraiment votre vie à sa loi ;
    Votre amour appelait la splendide couronne
    Que, pour nimber le front des martyrs qui rayonne,
    Les anges ont tressée en merveilleuses fleurs
    Pourpres comme le sang du plus vaillant des coeurs.

    Mais nul n'est ici-bas le maître de sa voie...
    Ce que vous désiriez, cependant,
    Dieu l'envoie, La réalisation de ce don éternel
    Que vous avez promis en montant à l'autel !
    Si la forme est changée, l'ordre reste le même,
    Et vous avez encor droit à l'honneur suprême,

    Les roses du martyre aux corolles vermeilles
    Peuvent orner vos fronts, redire votre amour...
    N'avez-vous pas souffert faim, froid, chaleur et veilles,
    Marches, combats sanglants, et la mort à son tour?...
    Et c'est pour nous Français, pour la France si chère,
    Que vous avez prié à votre heure dernière...
    Nos coeurs vous ont suivis au delà du ciel bleu,
    Ils vous disent : « Merci » en répétant : « à Dieu ! »...

    ELISABETH BASTIEN.

    AU BIENHEUREUX THEOPHANE VENARD, MERCI

    Nous recevons d'une Associée de l'oeuvre des Partants la lettre suivante, relatant une guérison dont notre correspondante fait remonter l'honneur à l'intercession de notre Bienheureux Théophane Vénard.
    Si nous obtenons sur ce sujet des renseignements complémentaires, nous nous empresserons de les porter à la connaissance de nos lecteurs.

    4 juin 1921.

    MONSIEUR LE SUPÉRIEUR,

    Je vous adresse aujourd'hui quelques lignes pour vous parler d'un fait tout à la gloire du Bienheureux Théophane Vénard ; et s'il peut servir à sa canonisation, j'en serai particulièrement heureuse; vous en jugerez.
    Peu de temps après avoir reçu la relique du Bienheureux Théophane Vénard, on me dit que la fille d'un de mes fermiers, la petite Lucie P.., était très malade; son état était jugé désespéré. Elle venait d'avoir la rougeole et était atteinte d'une pleurésie.
    Le médecin lui avait fait mettre un vésicatoire sur le côté malade, qui était un peu dégagé quand l'autre côté venait de se prendre. Sa faiblesse était extrême. On mit à l'enfant un second vésicatoire, mais en disant qu'il en faudrait un troisième sans doute.
    C'est alors que le médecin dit aux parents : « Faites ce que vous voudrez, elle est perdue ».
    J'arrivais à la campagne, et on vint me dire sa maladie et son état si grave en même temps. De suite, je pensai à la précieuse relique que je venais de recevoir, et la prenant, j'allai chez mon fermier.
    Cette pauvre petite, âgée de 14 ans, était tellement faible qu'elle ne parlait pas et était devenue presque sourde.
    Je lui fis baiser la sainte relique en lui disant ce qu'était le Bienheureux Vénard, lui faisant réciter un Ave Maria, et lui recommandant d'avoir confiance dans les mérites du Bienheureux.
    Le médecin, venu le soir voir la malade, n'a plus parlé de mettre un troisième vésicatoire, et quatre jours après l'enfant demandait à manger. Depuis plusieurs jours déjà, elle se promène; il est vraiment miraculeux que quinze jours après avoir été dans un état désespéré, elle soit quitte d'une maladie si longue, car elle a eu une pleurésie double; et tout le monde sait combien cette maladie est dangereuse, surtout après une rougeole.
    Voilà, Monsieur le Supérieur, ce que je n'aurais pas voulu passer sous silence, car tout fait miraculeux doit être à la gloire du bon Dieu.

    1921/144-145
    144-145
    France
    1921
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