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État de nos missions et leurs résultats en 1898

État de nos missions et leurs résultats en 1898 Dans le courant de l'année qui vient de s'écouler, plusieurs fois les lecteurs des Annales se sont attristés avec nous au récit des malheurs qui frappaient quelques-unes de nos Missions ; ils ont mêlé leurs larmes aux nôtres en apprenant les tourments horribles endurés par plusieurs de nos frères: ils nous ont aidés de leurs aumônes, ici à réparer les désastres d'un typhon, là à diminuer les horreurs de la famine, ailleurs à soutenir et à propager un mouvement extraordinaire de conversions.
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    État de nos missions et leurs résultats en 1898

    Dans le courant de l'année qui vient de s'écouler, plusieurs fois les lecteurs des Annales se sont attristés avec nous au récit des malheurs qui frappaient quelques-unes de nos Missions ; ils ont mêlé leurs larmes aux nôtres en apprenant les tourments horribles endurés par plusieurs de nos frères: ils nous ont aidés de leurs aumônes, ici à réparer les désastres d'un typhon, là à diminuer les horreurs de la famine, ailleurs à soutenir et à propager un mouvement extraordinaire de conversions.
    Il est donc bien juste que nous les fassions participer aux consolations et aux joies que la divine Providence nous a si abondamment prodiguées. Il est juste qu'ils voient ce qu'ont produit leurs sacrifices, leurs prières et leurs aumônes.
    Voilà pourquoi, bien qu'il nous manque le compte rendu de deux de nos missions, nous avons hâte de leur mettre sous les yeux le tableau des résultats du dernier exercice.

    JANVIER FÉVRIER 1899. N° 7.



    Massacre du P. Chanès et de treize chrétiens.

    Nous avons, dans notre dernier numéro de 1898, publié la dépêche par laquelle Mgr Chausse, préfet apostolique du Kouang-tong, nous apprenait cette douloureuse nouvelle. Il nous est depuis parvenu des détails qui montrent combien grande fut, dans cet horrible massacre, la cruauté des bourreaux et sublime le courage de leurs victimes. Mgr de Capse nous a aussi envoyé un croquis du marché fortifié de Pak-tong et des lieux avoisinants oit se déroulèrent les différentes scènes du drame du 14 octobre. Nous allons reproduire le tout, mais auparavant nous voulons consacrer quelques lignes aux événements qui précédèrent le crime.

    ***

    Pak-tong est situé dans la sous-préfecture de Pok-lo qui forme le district qu'administrait le P. Chanès. I1 y avait là et dans le voisinage un millier de catéchumènes, sans compter les néophytes.
    En avril dernier, les notables païens, qui voyaient avec peine le nombre des adorateurs du vrai Dieu augmenter chaque jour, se réunirent et résolurent coûte que coûte d'arrêter un tel mouvement. Les habitants d'un gros village venaient précisément de déclarer leur résolution de se faire chrétiens. On leur signifia de ne pas aller plus loin; sinon, ils auraient à s'en repentir. Ces menaces étant demeurées sans effet, les païens, afin de n'avoir pas le dessous aux yeux du public, décidèrent de susciter aux catéchumènes quelque mauvaise affaire et de profiter pour cela de la première occasion. Celle-ci malheureusement ne se fit pas attendre.
    Un domestique du village converti étant allé couper de l'herbe, trouva sur sa route les restes d'un chien à moitié dévoré par le tigre. Il les ramassa pour s'en régaler au retour avec, des amis. C'était son droit. Mais la conjoncture parut trop favorable aux notables, ils ne voulurent pas la laisser échapper.
    A leur instigation, le propriétaire du chien, un païen, va sans tarder davantage, accuser non pas le domestique, mais le maître de celui-ci, d'avoir tué l'animal pour pouvoir ensuite voler à son aise; il ajoute que, la nuit suivante, on lui avait enlevé deux buffles, etc., etc. Le mandarin ayant refusé, de lui donner raison, ce païen qui se sentait appuyé par les notables, proclame bien haut qu'il saura lui-même se faire justice. Sa famille et le village tout entier se joignent à lui.
    En quelques jours, il réunit plusieurs centaines d'hommes qui, armés de lances et de fusils, se jettent sur le village chrétien ; mais ils ne parviennent pas à l'enlever de vive force. Alors, toujours avec l'appui et plus ou moins aux frais des notables, cet homme va camper avec sa troupe sur un monticule qui domine la place, élève un fortin, ce qui ' n'est pas d'ailleurs chose inouïe dans ce pays, et y installe en permanence une garnison à laquelle il donne pour consigne de tirer impitoyablement sur tous ceux qui entreront dans le village ou qui en sortiront.
    La garnison faisait de temps en temps des sorties pour se ravitailler, coupait le riz des chrétiens et dépouillait tous ceux qu'elle pouvait surprendre. Un jour, elle arrêta toutes les femmes du village qui étaient allées au marché acheter des provisions et ne les relâcha qu'après leur avoir enlevé argent et bijoux.

    ***

    Cet état de choses durait depuis plus de cinq mois, quand sur les instances de Mgr Chausse, le vice-roi de Canton se décida à envoyer un commissaire et cent vingt soldats pour mettre ordre à cette agitation. Le P. Chanès, de son côté, se rendit à la chapelle construite au nord-est de Pak-tong par le chrétien Wong-kui-mei, un de ceux qui furent massacrés avec le missionnaire. On était alors au 10 octobre.
    Se trouvaient présents à ce moment quatre mandarins militaires avec cent vingt soldats, et deux mandarins civils : le sous-préfet de Pok-lo et le commissaire du vice-roi.
    Le 13 octobre, les deux parties comparurent devant le mandarin-commissaire qui, en dépit des menaces des païens venus en grand nombre et presque tous armés, ne put faire autrement que de les condamner à payer une indemnité aux chrétiens.
    Le Père avait accepté ; il ne restait plus que quelques formalités à remplir ; tout devait être terminé le lendemain.
    On conseilla alors au missionnaire de partir sans plus attendre. Il hésita un peu et finalement refusa par sollicitude pour ses chrétiens. I1 ne voulait pas, disait-il, s'en aller avant la conclusion de l'affaire, de peur qu'au dernier moment il ne survint quelque difficulté et que tout ne fût à recommencer.
    Cependant des bruits sinistres avaient commencé à circuler. Les païens s'étaient réunis et délibéraient en secret, à quelques pas de la chapelle, dans un magasin d'huile appartenant au maire de la ville, le plus grand ennemi des catholiques.

    ***

    Le 14, le sous-préfet de Pok-lo mit le feu aux poudres, en envoyant quelques satellites réclamer aux habitants d'un village voisin une somme de vingt piastres qu'ils s'étaient engagés à verser. Sur leur refus, les prétoriens saisissent l'un d'entre eux et se disposent à l'emmener, quand tout à coup la foule se précipite et délivre le prisonnier. Elle court ensuite vers là pagode qui servait de résidence au sous-préfet ; elle veut incendier cet édifice, mais les gens du marché s'y opposent.
    Alors, sur un mot d'ordre, les émeutiers s'élancent du côté de la chapelle située, comme il a été dit, au nord-est de Pak-long en dehors des murs. Il était huit heures du matin.
    Le P. Chanès se trouvait là avec vingt néophytes ou catéchumènes. Ceux-ci qui avaient entendu le tumulte, voyant accourir une masse d'individus armés et menaçants, se hâtent de fermer la porte, se barricadent et parviennent ainsi à arrêter leurs ennemis pendant plusieurs heures. Ils espéraient que le sous-préfet ou un mandarin militaire viendraient à leur secours.
    La foule des assaillants augmentait sans cesse ; les païens qui étaient venus la veille assister au jugement, se tenaient en armes aux premiers rangs et poussaient d'horribles clameurs. Vers midi, comme la porte résistait à leurs efforts, les meneurs vont au marché acheter quatre cent cinquante livres de pétrole, et chercher des charges de bois et d'herbes sèches. Ils entassent ces matières près de la porte d'entrée de la chapelle, les arrosent de pétrole et y mettent le feu.
    Le P. Chanès, comprenant que tout espoir de salut est perdu, réunit ses compagnons d'infortune et les exhorte à faire généreusement à Dieu le sacrifice de leur vie. Il y avait parmi eux sept catéchumènes. Le Père, en quelques mots, les excite à la contrition et leur administre le saint baptême. Il confesse les autres qui étaient déjà chrétiens ; tous reçoivent avec l'absolution l'indulgence plénière. Ils étaient prêts. Ils pouvaient mourir.

    ***

    Leur tourment durait depuis sept heures : le feu avait dévoré les portes ; les balles sifflaient dans la chapelle. Tout à coup le mandarin militaire de la localité, qui a pu traverser les rangs des émeutiers, pénètre dans l'oratoire. Que vient-il faire? Un léger espoir se glisse dans le cur des prisonniers... il ne dure pas longtemps. Le mandarin venait sauver un de ses parents. Le P. Chanès lui adresse la parole et le prie de l'emmener avec tous ses chrétiens. Peine perdue : Wing-tching-tchong est impitoyable et refuse net.
    A peine ce haut fonctionnaire est-il sorti, que la foule entre avec précipitation et tumulte. Le Père était à genoux au pied de l'autel ; une balle l'atteint à la jambe ; une autre, en pleine poitrine, le traverse de part en part ; une troisième lui laboure la tempe droite. Bientôt deux bandits se jettent sur lui. L'un lui ouvre le crâne d'un premier coup de hache et d'un second lui fait à la mâchoire une affreuse entaille. L'autre bandit lui enfonce son couteau, à droite, à gauche, de chaque côté de la poitrine.
    C'est alors le tour des chrétiens, dont quelques-uns cependant peuvent, grâce au tumulte et au trouble, se perdre dans la foule et sauver ainsi leur vie. Les treize qui furent massacrés avec le Père, eurent presque tous la tète tranchée; ils étaient tellement défigurés que plusieurs d'entre eux n'ont pu être reconnus.
    Il était quatre heures. La chapelle est pillée, le toit et les murs démolis de fond en comble. Rien ne reste debout.

    ***

    Les cadavres, après avoir été dépouillés de leurs vêtements, furent traînés sur le bord d'une rivière qui coule à trente pas du lieu du massacre. Ils restèrent là pendant deux jours, après quoi le sous-préfet les fit mettre en bière et déposer sous un hangar. Seul, le corps du P. Chanès avait disparu pendant la nuit ; impossible de savoir ce qu'il était devenu. Les uns disaient qu'il avait été coupé en morceaux et jeté dans la rivière, d'autres prétendaient qu'il avait été brûlé avec du pétrole.
    Voilà ce que nous apprenait un récit de Mgr Chausse en date du 23 octobre. Mais une lettre du P. Fleureau, missionnaire de Kouang-tong, écrite le 12 novembre achève de nous renseigner sur les outrages subis par le P. Chanès et nous apprend comment son corps a été retrouvé.

    ***

    « Le massacre des chrétiens est terminé ; on passe une corde au cou du P. Chanès étendu par terre, et deux ou trois misérables le traînent comme une muasse inerte en dehors de la chapelle, à travers les rues, jusqu'au bord de la rivière voisine, non sans qu'il ait à subir au passage les injures et les coups de la foule immonde.
    « Chose tout à fait extraordinaire et qui peint le courage de notre confrère! Le corps traversé, le crâne ouvert, la mâchoire horriblement fracassée, la poitrine percée de deux coups de couteau, le P. Chanès n'avait pas perdu connaissance et conservait son sang-froid. Un moment, les misérables qui le traînaient, relâchent la corde: aussitôt le Père, s'aidant des pieds et des mains, parvient à s'agenouiller pour faire sans doute à Dieu une fois encore le sacrifice de sa vie et peut-être demander pardon pour ses bourreaux. A la vue de cet homme si horriblement mutilé qui cherchait à se relever, il y eut chez les bandits un mouvement de stupeur et presque d'épouvante. Ce n'est pas un homme, disaient-ils, c'est un démon !
    « Mais l'épouvante a bientôt fait place à un véritable accès de rage. Pendant qu'un d'entre eux renverse le Père en arrière, deux autres soulèvent une pierre énorme et la laissent retomber de tout son poids sur la poitrine de leur victime qui fut littéralement écrasée. Au même instant, sans doute, dans le ciel, l'innombrable armée des martyrs ouvrent ses rangs au nouvel élu.
    « Le corps du Père demeura étendu sur le bord de la rivière, toujours exposé aux outrages d'une populace enivre par le sang. Il y était encore le 16 à trois heures du malin. Peu après, quelques misérables envoyés par les notables vinrent en grand secret creuser une fosse dans le sable. Mais avant d'y jeter le corps mutilé du vaillant missionnaire, ils lui arrachèrent, dit-on, le foie et le cur qu'ils se partagèrent pour les manger.
    « Le lieu où il avait été enterré serait demeuré inconnu, si le mandarin de Pok-lo n'avait mis les chefs du complot en demeure de lui livrer le cadavre sous peine de voir le village des meurtriers immédiatement détruit.
    «Aujourd'hui, ces restes précieux sont déposés dans la chapelle de Pok-lo, en attendant qu'on leur prépare un tombeau ils reposeront définitivement ».

    La situation au Su-tchuen.

    Ce n'est pas seulement le vicariat apostolique du Su-tchuen oriental qui subit les horreurs de la persécution : elle s'est étendue dans les deux vicariats voisins du Su-tchuen occidental et du Su-tchuen méridional ; c'est donc la province tout entière que les bandits parcourent et dévastent ouvertement, avec ordre et méthode, grâce à la connivence ou à la faiblesse des mandarins. Nous allons, comme clans les précédents numéros, citer ou résumer les lettres qui nous sont venues de ces trois missions si éprouvées.

    ***

    Voici, d'abord, ce qu'écrivait à la date du 20 septembre un missionnaire du Su-tchuen oriental :
    « Je vous écris, l'âme remplie de tristesse : nous sommes en pleine persécution. Les mandarins n'ayant pu délivrer le P. Fleury (I) des mains des brigands, ceux-ci fiers de la crainte qu'inspire le nom de leur chef, U-màn-tsè, commencent à se répandre partout, portant le fer et le feu clans toutes nos chrétientés.

    (1). Le P. Fleur, qui est au Su-tchuen depuis 1894, est le missionnaire fait prisonnier dans la nuit du 4 juillet la emmené comme otage par la bande de U-màn-tsè.

    « Il y a quelques jours, une famille de protestants ayant abordé en barque à la ville de Hô-Tchéou, à deux jours de Tchong-kin, la foule se rassembla pour voir les dames et les enfants européens. Un gamin, poussé par les meneurs, voulut monter sur la barque ; il fut bouscule et tomba à l'eau. Alors, des cris de fureur s'élèvent; les pierres pleuvent sur la barque. Surviennent des gens du mandarinat qui conseillent aux protestants de s'éloigner. La barque partie, les meneurs crient : Allons démolir leur maison. Ce n'était qu'une méchante boutique pour vendre ou donner des remèdes, car les protestants américains (méthodistes) n'ont d'autres adhérents, là comme ailleurs, que leurs employés. La boutique étant près du prétoire, le mandarin sortit et s'opposa à la démolition. Alors s'élève cette clameur Allons piller le Tien-tchou-tang (église catholique en dehors de la ville).
    « La foule se rue comme un torrent, et bientôt trois ou quatre mille personnes entourent notre oratoire. Le P. Giraux envoie demander secours au mandarin et aux chefs de la garde nationale. Une dizaine de ces derniers arrivent, mais sans armes. Leurs belles paroles ne font guère d'effet sur cette bande de voleurs. Le mandarin, lui, ne se presse pas, comme d'habitude. Les pierres tombent comme grêle sur les toits, la foule augmente, les brigands n'en sont que plus audacieux. « En avant, s'écrie l'un, commençons. » Aussitôt, tout est envahi et livré au pillage. Le P. Giraux qui avait d'abord l'intention de se défendre, se réfugie chez un païen. Bientôt l'oratoire, l'école et l'hôpital ne sont plus qu'un monceau de décombres auxquels on met le feu. Profitant de ce que la foule contemple ce spectacle, le P. Giraux dissimulant sa barbe, se sauve au prétoire. En route, il rencontre le mandarin qui accourait quand tout était fini, afin de pouvoir dire : Voyez, j'ai fait tout mon possible.
    « Le lendemain, les pillards mis en goût par cette victoire, démolissent les demeures des chrétiens de la ville ; sans opposition, ils parcourent les campagnes, pillent les stations chrétiennes et mettent le feu aux maisons. Dans un endroit, un catholique nommé Je est percé de coups de couteau et jeté encore vivant au milieu des flammes.
    « Depuis, le mouvement de la persécution s'est régularisé. Ce sont les chefs des gardes nationaux qui se sont mis à la tète et prétendent chasser les Européens et les chrétiens du pays. Les pauvres persécutés, femmes, filles, enfants, nous arrivent tous les jours à pleines barques, n'ayant que ce qu'ils portent sur le corps, car ce qu'ils ont pu emporter de hardes leur est volé par les bateliers. On dit que les chefs de la garde nationale surveillent les routes et le fleuve pour empêcher le P. Giraux de partir et veulent forcer le mandarin à le leur livrer comme otage. On dit aussi qu'ils veulent aller en faire autant dans les districts des villes voisines, à Tin-iuên, Houang-gân et Hu-hiens... »

    ***

    Dans une lettre datée du 6 octobre, Mgr Chouvellon, entre autres détails, raconte qu'un de ses prêtres indigènes, le P. Ouang, a été livré aux bandes de U-màn-tsè par le sous-préfet de Tong-liang. Il s'était réfugié au prétoire ; les soldats du mandarinat sont entrés dans sa chambre au milieu de la nuit, l'ont garrotté et remis entre les mains des brigands.

    ***
    Nous avons dit plus haut que la persécution avait atteint le vicariat du Su-tchuen occidental. C'est ce que prouvent les lignes suivantes empruntées à une lettre du Pro vicaire de cette mission, datée du 17 octobre :
    « Tous les chrétiens de la sous-préfecture de Gan-yo ont été pillés, leurs maisons brûlées, et on cite plusieurs noms de néophytes que les bandits auraient passés par les armes. On assure que Hoang-hoa-yui de Tchong-keou-tin a été décapité, et qu'une jeune fille de la même station a été lancée contre les rochers dans un précipice. Toutefois, tant que nous n'aurons pu examiner ces faits sur les lieux, nous sommes tenus à beaucoup de réserve...
    « La terreur est partout; nos chrétiens pleurent comme si le dernier jour du monde était arrivé. L'état des esprits est tel en ce moment qu'on peut s'attendre à tout. Les riches émigrent dans les villes avec armes et bagages: les pauvres fuient où ils peuvent.
    « Priez pour nous, et veuillez faire brûler deux cierges à nos intentions, l'un à Montmartre et l'autre à Notre Dame des Victoires. A la garde de Dieu! »

    Nous terminerons ces douloureuses citations par cette nouvelle que nous relevons dans une lettre en date du 23 octobre :
    Au Su-tchuen méridional, le district de Loui-kiang, limitrophe de Gan-yo, a subi le même sort que celui-ci ; Su-fou et Lou-tcheou sont menacés.
    Exsurgat Deus, et dissipentur inimici ejus!

    1899/9-18
    9-18
    Chine
    1899
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