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Allocution

Allocution De M. Delmas, supérieur du séminaire des Missions Étrangères Prononcée à la réunion des Dames de l'Oeuvre des Partants le 4 novembre. On parle beaucoup et depuis longtemps de l'après-guerre. Il semble bien que l'heure soit venue où on peut en parler sans être taxé d'optimisme exagéré. Aux premières clartés de la victoire qui nous donnera la paix tant désirée, pourquoi ne regarderions-nous pas aussi vers l'après-guerre de l'Oeuvre des Partants ?
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    Allocution

    De M. Delmas, supérieur du séminaire
    des Missions Étrangères

    Prononcée
    à la réunion des Dames de l'Oeuvre des Partants
    le 4 novembre.

    On parle beaucoup et depuis longtemps de l'après-guerre. Il semble bien que l'heure soit venue où on peut en parler sans être taxé d'optimisme exagéré. Aux premières clartés de la victoire qui nous donnera la paix tant désirée, pourquoi ne regarderions-nous pas aussi vers l'après-guerre de l'Oeuvre des Partants ?
    Que sera après la guerre l'Oeuvre des Partants, que fera-t-elle ? Elle sera, elle devra être ce qu'elle a été depuis son origine ce qu'elle a été avant la guerre, ce qu'elle a continué d'être pendant la guerre, malgré des ceuvres multiples, qui pendant ces années d'épreuves ont partagé la sollicitude des ouvrières et obtenu leur concours.
    Dès son commencement, l'Oeuvre des Partants, son nom l'indique, a eu pour but de s'occuper des nouveaux missionnaires qui, chaque année, ordinairement au printemps et à l'automne, prennent leur essor vers les missions. Elle les a acceptés au jour de leur prêtrise, et leur a fourni leur modeste bagage de missionnaires s'acheminant vers l'Extrême-Orient et préparés au travail apostolique. Voilà ce que l'Oeuvre dés Partants accomplit depuis sa fondation, ce qu'elle a fait avant et pendant la guerre.

    NOVEMBRE DÉCEMBRE 1918, N° 124.

    J'ai dit pendant la guerre ; en elles, nous avons eu des départs de jeunes missionnaires même pendent la guerre. Ils n'ont pas été aussi nombreux que les missions le désiraient, et que vous le désiriez avec nous. Leur petit nombre n'a pas offert un objet suffisant à votre activité ; aussi vous avez voulu étendre votre sollicitude sur les futurs Partants, sur les aspirants momentanément exilés du Séminaire. Vous l'avez étendu aussi sur les missionnaires, que la mobilisation a arrachés à leurs chrétiens ; vous avez pourvu aux besoins des uns et des autres. En leur nom à tous, je vous dis le plus sincère, le plus reconnaissant merci.
    Les vénérées fondatrices de l'Œuvre n'avaient Sans doute pas songé à ce nouveau champ d'action, sur lequel s'est exercée votre activité. En vérité, comment aurait-on pu penser que tant de missionnaires, qui avaient quitté la France sans espoir de retour, la devraient revoir et défendre dans des circonstances si tragiques ? Si les statuts n'avaient pas prévu ce cas, vous l'avez résolu sans hésitation, dans l'esprit de l'Oeuvre, et comme l'auraient résolu certainement ses premières organisatrices.
    Ne sera ce pas être fidèle à ce même esprit de continuer jusqu'au bout ce que les circonstances vous ont inspiré ? Ces missionnaires mobilisés se hâteront de reprendre le chemin de leurs districts dès que la paix nous sera rendue. Et combien il leur tardé de voir luire ce beau jour !
    Mais quand ils repartiront, ils seront tout aussi dépourvus qu'au jour de leur premier départ. Vous avez été naguère les intermédiaires de la Providence pour fournir leur équipement apostolique ; ne voudrez-vous pas être encore les instruments de cette même Providence et renouveler leur modeste pour une seconde et sans doute dernière campagne ? Je ne vous laisserai pas ignorer que la tâche sera lourde ; il faudra, pour la remplir, le concours dévoué de toutes les ouvrières de Paris et de la province. Ce n'est pas en effet un départ de 20, de 40 missionnaires, ni même de 79, chiffre le plus élevé que nos départs de jeunes missionnaires ont atteint dans le passé, dans les années d'abondance, Il s'agira d'au moins 150 missionnaires qui solliciteront l'aide de l'Oeuvre des Partants. Si la tâche est considérable, je ne crois pas qu'elle soint au-dessus de votre dévouement, et si les réserves des années moins fécondes en départ ne suffisent pas à cette situation exceptionnelle, je suis bien certain que l'activité des divers ouvroirs y suppléera.
    Ce sera la première tâche de l'après-guerre pour l'Oeuvre des Partants, la plus urgente aussi, mais non la seule. Quand les missionnaires mobilisés auront quitté la France, de nouveaux missionnaires dont la guerre a retardé l'ordination et le départ les suivront bientôt. Et l'Oeuvre fera pour eux ce qu'elle a fait pour leurs aînés.
    Mais pendant plusieurs années, les départs seront-ils assez nombreux pour donner un champ d'action suffisant à votre Oeuvre ? Loin de moi la pensée de douter de la Providence. J'ai au contraire le ferme espoir qu'elle repeuplera notre Séminaire, et que pour combler les vides faits dans nos rangs par la mort, celle des champs de bataille et celle des champs d'apostolat, elle suscitera en abondance de fermes vocations.
    Une croisade de prières se poursuit dans les communautés religieuses pour demander au Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers. J'ai la confiance que ces prières toucheront son coeur et que nous reverrons les départs, les grands départs de nos années d'avant la guerre.
    Mais cet espoir, ce n'est pas encore demain que nous le verrons se réaliser ; ce n'est pas demain par conséquent que l'Oeuvre des Partants aura à s'occuper de ces nombreux missionnaires que nous attendons de la Providence. Si vous le voulez ce sera l'oeuvre d'après-demain.
    Et alors, demain, quel objet donner à votre activité ?
    Si l'Oeuvre des Partants attend de nouveaux ouvriers, les missions les attendent avec une impatience plus grande encore. Et en les attendant, elles s'efforcent de compenser les insuffisances de notre recrutement en multipliant les prêtres indigènes.
    Depuis longtemps, depuis les débuts de notre Société, il y a plus de deux siècles et demi, les supérieurs des missions connaissent l'importance, la nécessité de ces précieux auxiliaires, Ils n'ignorent pas que l'absence du clergé indigène a causé la perte des missions du Japon, si florissantes au début du XVIIe siècle, Faute de clergé indigène, quand le dernier missionnaire européen fut tombé victime de la persécution, quand ceux qui auraient voulu être ses successeurs se heurtèrent à l'infranchissable barrière dressée par la haine, la religion chrétienne s'éteignit sur ces plages lointaines.
    Ils savent que c'est la présence des prêtres indigènes qui a sauvé les missions d'Indochine pendant les longues et, sanglantes persécutions du XIXe siècle.
    Sans doute, quelques rares missionnaires ont réussi à se maintenir dans le pays, déjouant toutes les ruses des mandarins. Mais leur nombre infime ne pouvait suffire à l'administration des chrétientés. Et pourtant ces Chrétientés continuaient de vivre et parfois de prospérer, parce que pour les conduire et les fortifier elles avaient à leur tête des prêtres indigènes. Beaucoup de ces prêtres furent pris par les persécuteurs, enfermés dans des cachots, torturés, mis à mort. Il en resta toujours, habile à fuir pour travailler davantage. Et puis, spectacle d'admirable persévérance, aux portes du pays où la persécution faisait rage, dans le pays même, en quelque retraite inaccessible des montagnes, dans une barque errante sur les plus solitaires arroyos, existaient des séminaires où se formaient leurs remplaçants. Et les élèves de ces séminaires d'un nouveau genre réussissaient à trouver un évêque qui leur imposait les mains, les consacrait prêtres, et les envoyait pourvoir aux besoins des Eglises, y maintenir la foi parmi les fidèles, et susciter parmi les païens de nouveaux adorateurs au vrai Dieu.

    Dans les temps de persécution, les prêtres indigènes ont donc rendu d'inappréciables services ; plus facilement et plus sûrement que les missionnaires étrangers, ils se sont dissimulés et ont déjoué les recherches des persécuteurs. En tout temps, il est permis de dire qu'ils connaissent mieux la mentalité de leurs compatriotes, leur langue, leurs usages, et s'insinuent plus facilement dans leur confiance. L'existence seule du clergé indigène fait en partie tomber une des principales causes de suspicion dont souffre notre sainte religion en Extrême-Orient. Ses adversaires ne manquent pas de dire souvent et bien haut : « Le christianisme est une religion étrangère, il vient de l'étranger ; il est prêché par des étrangers ; ce sont des étrangers qui sont vos chefs religieux, vos pasteurs, dont vous dépendez ». De là à dire que les prédicateurs étrangers sont les agents de leur gouvernement, il n'y a qu'un pas. Et une telle accusation ne peut qu'impressionner défavorablement le patriotisme souvent peu éclairé, mais toujours susceptible des populations infidèles.
    Cette accusation tombe d'elle-même, quand les indigènes voient choisir dans leurs rangs des prêtres honorés de la même dignité que les missionnaires, investis des mêmes pouvoirs, et remplissant les mêmes fonctions.
    Indépendamment de ces services rendus par le clergé indigène, il importe d'ajouter que le développement et l'organisation de ces Eglises nouvelles ont un absolu besoin de lui. Avez-vous jamais réfléchi à ce que serait le catholicisme en France s'il n'avait pas d'autres prêtres que des étrangers ? Songez-y quelques instants et vous verrez très nettement qu'une Eglise n'est vraiment établie sur des fondements solides, que lorsqu'elle est dotée d'un clergé national, suffisant pour instruire toutes les âmes de bonne volonté, administrer toutes les paroisses assurer partout le service religieux. Avez-vous réfléchi au nombre de prêtres que cela suppose et pour les seules missions confiées à la Société des Missions Etrangères qui comptent plus de 140.000.000 d'habitants, et pour tous les pays des missions dont la population totale doit approcher du milliard ? Ce sont des milliers et des milliers de prêtres qu'il faudrait. La France, quelle que soit sa fécondité en vocations apostoliques, ne peut avoir la prétention de fournir tant de prêtres. Je sais bien qu'elle n'est pas la seule à donner des missionnaires, Hier, c'était l'Italie qui ouvrait dès séminaires apostoliques ; aujourd'hui, c'est l'Amérique qui envoie en Extrême-Orient les premiers prêtres de son séminaire des Missions Etrangères ; demain, ce sera la catholique Irlande qui apportera son concours pour l'évangélisation de la Chine. Mais toutes les nations catholiques réunies ne peuvent avoir la prétention de fournir indéfiniment un clergé aux nations lointaines, en même temps qu'elles assureront le recrutement de leur propre clergé. Il faut donc de toute nécessité organiser dans chaque pays, à mesure qu'il se convertit à la foi chrétienne, le recrutement et développement d'un clergé tiré de son sein, qui peu à peu remplacera le clergé venu primitivement de l'étranger. Alors seulement ces Eglises seront véritablement organisées et constituées d'une manière durable.
    Peut-on recruter ce clergé indigène si indispensable ?
    Dans quelques missions de fondation récente, où les chrétiens sont peu nombreux, et moins nombreuses encore les familles chrétiennes depuis plusieurs générations, ce recrutement est plus difficile et moins abondant. Ailleurs des difficultés inhérentes à l'organisation sociale peuvent aussi entraver ce recrutement. Mais dans la plupart des missions, il n'est pas difficile de trouver des enfants, qui offrent toutes les aptitudes requises et toutes les garanties désirables pour l'état ecclésiastique ; souvent ce sont des enfants de confesseurs de la foi, de martyrs.
    Le missionnaire chargé du district discerne ces enfants ; il a soin qu'ils fréquentent les écoles ; les prend avec lui pour les former à la piété et les préparer au séminaire. Dans plusieurs missions, les enfants passeront quelque temps, parfois des années dans une maison de probation, qui est comme le vestibule du petit séminaire où l'on discernera leurs aptitudes, leurs qualités et leurs vertus.
    Au séminaire, ces futurs prêtres font des études analogues à celles des séminaristes d'Europe. Parfois ils apprennent une langue étrangère : l'anglais dans les colonies britanniques, le français en beaucoup de missions. Il y a, en effet de nombreux prêtres indigènes qui peuvent lire nos livres français ; quelques-uns d'entre eux parlent et écrivent très correctement notre langue.
    Quand leurs études sont terminées ou touchent à leur fin, ils sont envoyés en district auprès d'un missionnaire, pour exercer lés fonctions de catéchiste, de maître d'école. Cette dernière épreuve dure un an, deux ans ou plus, suivant les missions. Après l'avoir subie à la satisfaction du missionnaire, le jeune lévite reprend sa place au séminaire pour s'y préparer à la réception du sous-diaconat, qui l'engage définitivement au service de l'autel. Bientôt après, il sera ordonné diacre et prêtre, et recevra un poste de vicaire. Sous la direction d'un missionnaire ou d'un prêtre plus ancien, il fera ses premières armes dans le ministère des âmes et plus tard sera placé à la tête d'une paroisse.
    Ainsi est recruté et formé le clergé indigène. Sa valeur morale et sa valeur intellectuelle sont suffisamment attestées par le grand nombre de martyrs qui ont donné leur vie aux époques de persécution. Plusieurs d'entre eux ont déjà été placés sur les autels, et c'est devant les reliques de quelques-uns que je vous entretiens aujourd'hui de ceux qui sont les continuateurs de leurs travaux.
    La valeur de ce clergé est également attestée par les services qu'il a rendus dans le passé et qu'il rend dans le présent. Et pour ne parler que du présent, je me borne à rappeler le témoignage que rend d'eux notre dernier compte-rendu.
    C'est, en Mandchourie méridionale, le P. Thaddée qui avec 861 baptêmes d'adultes tient presque le record des baptêmes administrés dans toute la mission, pendant l'année ; il n'est dépassé que par le P. Roger, missionnaire de ce même Vicariat. C'est aux Japon, à Nagasaki, le P. Honda qui a organisé, et transformé une paroisse d'environ 2.000 chrétiens, et à qui son évêque rend ce témoignage : « Le P. Honda est un prêtre zélé et intelligent, d'une fidélité au devoir exemplaire et jouissant parmi ses confrères d'une influence méritée dont j'ai éprouvé maintes fois les heureux effets ». C'est aux Indes, à Kumbakonam, le P. Ignace qui est devenu la terreur des ministres et des catéchistes protestants, les poursuivant partout par les livres, les discussions et les instructions.
    Et je ne fais que glaner quelques-uns des faits qui sont à l'éloge des prêtres indigènes de nos diverses missions.
    Pourquoi un clergé indigène qui rend de si précieux services, qui est indispensable n'est-il pas plus nombreux ? Il augmente tous les ans ; en 1911 nous comptions 857 prêtres, et 1043 en 1917. C'est un beau chiffre assurément, mais combien insuffisant A ors, pourquoi l'augmentation n'est-elle pas plus rapide et plus considérable ? Parce qu'il y a dès obstacles qui empêchent les évêques de développer ce clergé autant qu'ils le désireraient.
    Et d'abord ce clergé indigène, il faut le former, et cette formation dans les séminaires dure environ 15 ans. Et pendant ces longues années de préparation, il faut pourvoir aux frais de pension et d'entretien des candidats au sacerdoce. Mgr Allys, Vicaire apostolique de la Cochinchine septentrionale, nous écrivait dernièrement : « 45 nouveaux élèves ont fait joyeusement leur entrée dans notre petit séminaire : tous se portent bien, tous sont animés d'excellentes dispositions et tous ont bon appétit ». Bon appétit ! Vous savez ce que ces deux mots signifient et ce qu ils imposent de graves préoccupations aux supérieurs des missions. Il faut des ressources considérables et incessantes. Par suite de cette difficulté, nombreuses sont les missions qui ne peuvent avoir de rentrée de nouveaux séminaristes que tous les deux, tous les trois ou même tous les cinq ans au lieu des rentrées annuelles si désirables,
    Quand les élèves formés dans les séminaires arrivent au sacerdoce et sont envoyés dans les chrétientés, il faut les équiper. Ces jeunes prêtres doivent recevoir de la mission tout ce qui est nécessaire pour célébrer la sainte messe, administrer les sacrements. Nouveau et toujours identique problème à résoudre.
    Mais le problème le plus angoissant est d'assurer à ces prêtres indigènes le subside très modeste toujours, et souvent même pauvre et très pauvre nécessaire à leur subsistance. Multiplier ces prêtres indigènes c'est multiplier les difficultés qui rendent le problème presque insoluble. Pour beaucoup de missions, ce troisième obstacle est celui qui entrave lé plus le recrutement du clergé indigène. On trouve des enfants bien disposés, on peut les préparer. Quand ils seront prêts à cueillir la moisson, on ne pourra les faire vivre.
    La conclusion à tirer de ce que je viens de vous dire sur le clergé indigène, son recrutement, sa nécessité me parait devoir être la suivante : Aider à entretenir des séminaristes dans les séminaires des missions, aider à les munir des objets indispensables au culte, contre-buter à assurer l'entretien dé ces prêtres engagés dans le ministère, c'est contribuer puissamment à doter les missions de ce clergé indigène si méritant, si utile, si nécessaire:
    Ce n'est pas le but poursuivi jusqu'ici par l'Oeuvre des Partants.
    Mais le but assigné primitivement à l'Oeuvre est-il donc exclusif ? Il est permis de penser qu'elle poursuit un but plus général que de fournir le trousseau à de jeunes apôtres. Ce but très noble, très élevé, est de contribuer pour sa part et dans toute la mesuré de ses moyens à l'oeuvre des missions, à l'évangélisation des infidèles, à l'ex tension du règne de Notre Seigneur sur la terre.
    Assurément elle y contribue d'abord en poursuivant le but précis qui lui a été d'abord assigné : et Partants restent toujours et avant tout l'objet premier de ses sollicitudes. Mais quand elle aura rempli sa tâché à leur égard, s'il lui reste encore des activités à dépenser, un concours à donner, ne sera-t-il pas permis comme à un arbre vigoureux et plein dé vie, d'étendre plus loin l'ombrage de ses rameaux sans cesser de vivifier ses racines? Ne lui sera-t-il pas permis, après avoir aidé à envoyer en mission des missionnaires partants de France, de contribuer aussi à donner à dés missionnaires les collaborateurs indispensables que sont les prêtres indigènes. Pour cela, il faut et il suffit que l'Œuvre des Partants soit assez vivante; assez prospère pour s'intéresser aux prêtres indigènes, sans négliger jamais les Partants. Cette prospérité dépend des bénédictions de Dieu ; elle dépend aussi du dévouement et de l'activité des ouvrières.
    Toutes, Mesdames, vous contribuerez, j'en ai le ferme espoir, au développement du clergé indigène d'abord en priant, en priant beaucoup, et ensuite en lui gagnant autour de vous des sympathies agissantes.
    Et les prières de ces prêtres d'Extrême-orient s'uniront sur la terre et au ciel aux prières des Partants d'hier, d'aujourd'hui et de demain, pour que Dieu soit la récompense de leurs dévouées bienfaitrices.

    1918/629-636
    629-636
    France
    1918
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