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Échos de nos Missions

Échos de nos Missions JAPON Tôkyô. La presse catholique est maintenant organisée à Tôkyô de façon sérieuse. Un bureau central a été constitué sous la direction de prêtres et de laïques, et une imprimerie a été fondée pour éditer les diverses publications religieuses. Un journal hebdomadaire et trois revues mensuelles sont publiés actuellement.
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    Échos de nos Missions

    JAPON

    Tôkyô. La presse catholique est maintenant organisée à Tôkyô de façon sérieuse. Un bureau central a été constitué sous la direction de prêtres et de laïques, et une imprimerie a été fondée pour éditer les diverses publications religieuses. Un journal hebdomadaire et trois revues mensuelles sont publiés actuellement.
    L'hebdomadaire japonais est le Nippon Katorikku Shimbun (Journal Catholique du Japon). Abondamment illustré, il a des correspondants dans toutes les villes du Japon et reçoit les nouvelles catholiques du monde entier. Il n'est tiré encore qu'à 12.000, mais avec l'espoir fondé d'augmenter progressivement son tirage. Récemment les autorités du monde journalistique japonais plaçaient le Nippon Katorikku Shimbun au premier rang des publications religieuses du pays, chrétiennes ou non chrétiennes.
    Les trois revues mensuelles sont : 1° le Koe (la Voix), fondé depuis 57 ans et destiné surtout aux familles chrétiennes ; 2° le Katorikku (Catholique), qui date de 1921 et s'adresse aux classes instruites ; 3° le Fukkwatsu (la Résurrection), créé à l'intention des malades, particulièrement des tuberculeux.
    Mgr Mooney, Délégué Apostolique au Japon, est nommé Evêque de Rochester (Etats-Unis). Il sera remplacé par Mgr Marella, Auditeur à la Délégation apostolique de Washington, sacré à Rome en octobre dernier.

    Osaka. La Mère Abbesse du Monastère de Notre Dame des Anges, à Yunokawa, près de Hakodate, ayant accédé au désir de Mgr Castanier de voir un couvent de Trappistines s'installer dans son diocèse, vient de faire l'acquisition d'un terrain de 34 hectares, situé entre Kôbe et Himeji, et bientôt un groupe de moniales cisterciennes inaugurera là une maison de prière et de travail, qui attirera sur la Mission les grâces d'En haut.

    CORÉE

    Seoul. Les écoles de la Mission prospèrent de façon bien satisfaisante. A Chemulpo, par exemple, les deux écoles primaires paroissiales comptent, l'une 462 garçons, l'autre 478 filles ; l'école enfantine, 143 bambins et bambines ; l'école quotidienne de catéchisme pour les indigents chrétiens qui ne peuvent pas aller à l'école primaire, 74 enfants, et, si l'on ajoute les 61 pupilles de la Sainte Enfance, on obtient un total de 1.228 enfants, petits et grands. Tous ne sont pas baptisés, puisque la population chrétienne de Chemulpo n'est que de 2.145 âmes, mais les enfants de païens eux-mêmes reçoivent, non seulement l'instruction, mais une éducation, une formation chrétienne, qui, grâce à Dieu, ne sera pas perdue pour tous.

    Taikou. Le 3 août dernier, un typhon s'est abattu sur la Mission ; comme il avait été annoncé, on avait pris des précautions et les dégâts n'ont pas été aussi grands qu'on aurait pu le craindre ; cependant deux de nos postes ont été assez éprouvés.
    Le P. Taguchi, de la Mission de Tôkyô, a donné, dans une salle de la maison commune de Taikou, une conférence qui a obtenu grand succès ; plus de 500 personnes, dont plusieurs notabilités, y assistaient, qui ont entendu des choses dont elles n'avaient certainement aucune idée.
    Le P. Marc Polin, des Missions Etrangères de Maynooth (Irlande), est venu à Taikou pour s'entendre au sujet de la cession à sa Congrégation de la province de Tjyenla Sud. Cette Congrégation, appelée aussi « de Saint Colomban », a été fondée en Irlande en 1916 ; elle est chargée en Chine du Vicariat de Hanyang (Hupeh) et de la Préfecture de Kienchangfu (Kiangsi). Le P. Polin, qui appartenait à la Mission de Hanyang, y est retourné pour mettre ordre à ses affaires ; il reviendra bientôt à Taikou pour recevoir les nouveaux missionnaires de son Institut qui doivent quitter incessamment l'Irlande pour venir travailler en Corée.

    MANDCHOURIE

    Moukden. Il y a quelques années, la Mission de Seoul venait au secours de nos chrétiens japonais en nous envoyant un missionnaire qui s'imposait la fatigue d'un long voyage et d'un travail absorbant auprès des Japonais chrétiens disséminés dans la province. La même Mission pourvoit maintenant aux besoins spirituels de nos chrétiens coréens, dont le nombre va grandissant chaque année. Inutile de dire avec quelle joie et quelle reconnaissance nos Coréens accueillent le missionnaire qui vient de leur pays pour le bien de leurs âmes.
    Bien qu'il soit parfois imprudent de se promener à quelques kilomètres de Moukden, où l'on court le risque d'être emmené comme otage par des brigands traînards, il faut reconnaître cependant qu'il y a progrès notable cette année, dans le Manchukuo, au point de vue de la sécurité.

    Kirin. Il y a, non loin de Kirin, une grotte de Lourdes, devenue le but d'un pèlerinage de plus en plus fréquenté. Tous les ans la fête de la Nativité de la Sainte Vierge (8 septembre) s'y célèbre avec grande solennité, et, cette année, avec un éclat inaccoutumé. Dès la veille, de nombreux pèlerins arrivaient de toutes les directions, Le 8, après la messe matinale célébrée à la cathédrale, tous s'installent sur un grand radeau qui, descendant le fleuve, doit les conduire aux pieds de Marie. Et le spectacle était vraiment beau de ces nombreux fidèles entassés sur cette île flottante, se laissant aller au fil de l'eau, égrenant le chapelet et envoyant à tous les échos l'Ave Maria de Lourdes ! Voyage pittoresque, tout de recueillement et de prière.
    A 8 heures fut célébrée la grand'messe, en plein air, coupée d'un touchant sermon sur Marie médiatrice et suivie d'un salut solennel. La Sainte Vierge ne permit à la pluie de tomber que la cérémonie terminée, et les pèlerins ne virent dans ce contretemps que l'image de la pluie de grâces que la bonne Mère avait répandues dans leurs âmes. Et ce qui soutenait leur courage, c'est qu'une église est en construction et que, dès l'année prochaine, qu'il pleuve ou qu'il vente, ils pourront dans la paix prier Notre Dame, toujours indulgente, toujours secourable, toujours maternelle !

    CHINE

    Chengtu. Ne voulant pas assumer la responsabilité d'une nouvelle « guerre des rues » à Chengtu, le maréchal Lieou Ouenhoui, gouverneur, a quitté la ville et s'est retiré, avec ses troupes, derrière la rivière Min. Ses adversaires ont aussitôt occupé Chengtu et leur premier acte d'autorité a été la création d'un « Bureau de l'interdiction de l'opium » (lisez : bureau de vente officielle) et un « Bureau des taxes sur le tabac et l'alcool ». Peut-être n'était-ce pas ce qui pressait le plus. Espérons pourtant que l'argent recueilli servira à préparer la lutte contre les communistes, déjà maîtres d'une partie de la province.

    Suifu. Après un armistice de six mois, la guerre a recommencé ; le maréchal Lieou Ouenhoui ayant battu en retraite et s'étant retiré sur la rive droite du fleuve Min, aucun combat sérieux n'avait lieu. Les adversaires s'observaient, mais il y avait lieu de s'inquiéter du sort des missionnaires et des prêtres chinois qui se trouvaient de l'autre côté du fleuve, enserrés en un sévère blocus. La trahison d'un de ses lieutenants obligea le maréchal à reculer encore ; se sentant perdu, il a rendu leur liberté aux généraux qui lui étaient restés fidèles et semble avoir abandonné la partie.

    Ningyuanfu. Dans le nord de la Mission, les bandits continuent leurs exploits. A Kiang-tcheou, ils ont pillé le presbytère. A Hiagaikieou, un prêtre chinois, M. Li a été dépouillé de tout ce qu'il possédait, même de ses vêtements. Pendant l'absence des PP. Monbeig et Boiteux, leur résidence a été cambriolée. En somme, situation inchangée, malheureusement !

    Tatsienlu. Deux nouveaux Frères Franciscains un Italien et un Hongrois, sont arrivés à la léproserie de Mosimien.
    Le P. Goré est nommé membre correspondant de la Société de Géographie des Etats-Unis. Il vient d'achever une Grammaire thibétaine et met la dernière main à un Dictionnaire. Ces deux ouvrages, qui supposent beaucoup de travail et une connaissance remarquable de la langue et de la littérature du Thibet, rendront grandement service aux missionnaires et aux voyageurs.

    Yunnanfu. Le nouveau Vicaire apostolique, qui s'est embarqué à Marseille le 8 octobre, est attendu à Yunnanfu à la mi-novembre : il sera accueilli par tous avec enthousiasme. Dans la Mission dont il va prendre le gouvernement, Mgr de Jonghe trouvera 25 missionnaires français, 17 prêtres chinois, 15 grands séminaristes, 77 petits séminaristes, 11 religieuses de Saint-Paul de Chartres (dont 7 Chinoises), 89 religieuses indigènes et 17.516 catholiques.

    Kweiyang. Après une attente de 5 mois les Bulles étant enfin arrivées de Rome, Mgr Larrart a pu recevoir la consécration épiscopale à Kweiyang le dimanche 13 août. Mgr Seguin fut le prélat consécrateur : les assistants, Mgr Carlo, Vicaire apostolique de Lanlong, et le P. Fayet, provicaire. Mgr Jantzen, de Chungking, empêché, n'a pu répondre à l'invitation qui lui avait été adressée. Tous les missionnaires et tous les prêtres indigènes assistaient à la cérémonie, qui fut des plus solennelles et dont le souvenir demeurera dans les annales de la Mission.
    Mgr Larrart, Coadjuteur de Mgr Seguin, né en 1884 dans le diocèse de Bayonne, est missionnaire du Kweichow depuis 1909. Dieu lui accorde un long et fructueux épiscopat !

    Canton. Le terrain sur lequel devait s'établir le monastère des Carmélites ayant été revendiqué par le « Généralissime du 1er groupe de l'armée révolutionnaire nationale » pour des « fins militaires », les travaux de construction du mur d'enceinte ont dû être interrompus et les religieuses se sont retirées à Hongkong, où elles attendent une décision qui réglera leur avenir.

    Pakhoi. La construction de l'évêché procure est terminée, au grand contentement de tous, car le besoin s'en faisait sentir depuis longtemps. Une église va se bâtir dans le district du Shekshing. A Pakhoi, en même temps que l'évêché, a été élevé un pavillon maternité, qui donnera à l'établissement des religieuses, déjà bien fréquenté, une notoriété plus grande.

    Nanning. Deux conversions bien consolantes ont eu lieu récemment. Le 20 août, M. Kieou, ancien élève de l'Ecole Militaire de Tôkyô, actuellement au service du gouverneur du Kouangsi, et M. Yp, diplômé de l'Université de Canton, au service du gouvernement pour les écoles, ont reçu le baptême, et non seulement ils travaillent à procurer la même grâce à leur nombreuse famille, mais ils se sont rendus dans leur village natal et ont si bien exposé les principales vérités du christianisme que la population a renoncé aux superstitions, étudie la religion et offre une maison communale pour être transformée en chapelle. Outre ces espérances pour l'avenir, cette double conversion de fonctionnaires influents procurera l'avantage de pouvoir pénétrer dans le milieu officiel, jusqu'ici fermé à nos confrères

    INDOCHINE

    Phatdiem. Mgr Tong s'est embarqué à Marseille le 13 septembre et, après un court pèlerinage en Terre Sainte, a rejoint à Port-Saïd le paquebot qui emmenait les 20 partants du dernier départ. De Saigon il s'est rendu à Hué pour remettre à l'Empereur d'Annam une lettre autographe du Souverain Pontife, le remerciant de la protection qu'il accorde aux chrétiens dans ses états. De Hué enfin, il s'est dirigé vers Phatdiem, où l'attendait une réception enthousiaste.

    Saigon. Le 19 juillet, Mgr Dumortier a béni solennellement la « Maison de Charité » fondée à Thuduc par les Soeurs de Saint-Vincent-de-Paul, en présence d'une nombreuse assistance : missionnaires, Frères des Ecoles chrétiennes, Soeurs de St Paul de Chartres, chrétiens des paroisses voisines, etc. L'inauguration officielle de l'établissement a eu lieu le 31 juillet sous la présidence de M. Pasquier, Gouverneur général, et de M. Krautheimer, Gouverneur de la Cochinchine. Mgr Dumortier et de nombreuses notabilités y assistaient.

    SIAM

    Bangkok. Une nouvelle secte protestante, celle des « Adventistes du septième jour », a fait son apparition à Bangkok et, par des conférences données plusieurs fois par semaine en chinois et en anglais, obtient un certain retentissement. S'intitulant eux-mêmes pionniers de l'électrothérapie et de l'hydrothérapie, ils encouragent leurs adeptes au régime végétarien, défendent la viande de porc, les huîtres, le tabac, le thé, interdisent le cinéma, la danse, les jeux de cartes, etc. Il y a lieu d'espérer que, pas plus que celles qui l'ont précédée, cette secte n'obtiendra grand succès au Siam, où l'avance catholique voit plutôt de nombreux protestants indigènes rejeter l'hérésie pour entrer dans le vrai bercail du Christ.

    MALAISIE

    Malacca. En raison de la crise économique générale, le Gouvernement poursuit sa politique de restriction, quant au nombre des fonctionnaires et quant à leurs émoluments. D'autre part, pour diminuer l'afflux de jeunes gens qui sortent des écoles munis de brevets rendus inutiles à cause de la suppression de nombreux emplois, il vient d'élever le taux d'écolage dans tous les établissements d'instruction, officiels ou libres, de telle sorte que seuls pourront se présenter aux examens du Cambridge les enfants dont les parents seront à même de pourvoir aux longues et dispendieuses années d'études. Quelles seront pour nous les conséquences de ces nouveaux règlements ? On ne saurait le dire encore, mais nul doute que nos Frères des Ecoles chrétiennes et nos Dames de Saint-Maur ne continuent courageusement leur apostolat si fécond auprès de la jeunesse, et plus spécialement de la jeunesse pauvre.

    BIRMANIE

    Rangoon. Les Clarisses récemment arrivées à Pégou songent à bâtir, car l'étroit local qu'elles occupent provisoirement ne leur permet pas de recevoir toutes les jeunes filles qui demandent leur admission dans la communauté. Les plans ont été dressés d'un vaste monastère dont la construction commencera bientôt, mais il faudra procéder par tranches, au fur et à mesure des disponibilités, car les fonds ne permettent pas l'exécution complète du projet.
    L'infatigable apôtre des Chins, le P. Maisonabe, a fait merveille cette année : il a obtenu plusieurs centaines de conversions. Que n'est-il plus riche pour payer les nombreux catéchistes qu'il faudrait entretenir dans les villages afin de continuer et de compléter l'instruction religieuse des néophytes !
    Le P. Mignot, notre vieux missionnaire aveugle, a été attaqué dans sa maison de Pégou par un voleur, et frappé d'un rude coup de matraque qui l'étourdit complètement. Le Père s'en tira avec une dent cassée et une joue tuméfiée, mais l'affaire aurait pu être plus grave.

    INDE

    Mysore. Le P. Gouarin a célébré dans son poste de Siluvepoura ses noces d'or sacerdotales. Né le 19 décembre 1856 à Tressignaux (Côtes-du-Nord), il fut ordonné prêtre au Séminaire de la rue du Bac le 19 mai 1883 ; le mois suivant, il partait pour le Mysore, où il n'a cessé de travailler avec le zèle infatigable du vrai pasteur qui se dévoue sans mesure à ses brebis.
    La construction du Séminaire régional à Bangalore avance rapidement. Dans quelques mois, les élèves pourront se transporter de Pondichéry et prendre possession du nouvel établissement, bien supérieur à l'ancien. Située à l'altitude de 1.000 mètres, sur un plateau bien aéré, la ville de Bangalore jouit d'un climat sain et tempéré, plus favorable aux longues études que celui de la plaine. Le nouveau Séminaire pourra recevoir 110 étudiants.

    Sikkim. Le 19 mai dernier, tous les missionnaires du Sikkim ils sont 6, étaient réunis à Mariabasti pour y célébrer les noces d'or sacerdotales de leur doyen, le P. Hervagault. Des délégations des chrétiens de Kalimpong, de Pedang, se joignirent à eux et la fête fut aussi solennelle qu'elle pouvait l'être en ce coin reculé, au pied du grand Himalaya.
    Mgr Douénel a dîné chez le Maharaja du Sikkim en compagnie des membres de la malheureuse expédition du Mont Everest.

    Séminaires de Paris et de Bièvres

    Le 15 septembre 1883 fut pour la Société des Missions Etrangères un jour faste : ce jour-là, en effet, un jeune séminariste de Saint-Sulpice entrait dans notre Séminaire : il avait nom Jean-Baptiste de Guébriant et il est aujourd'hui notre Supérieur général. Cet anniversaire cinquantenaire a été marqué surtout par de ferventes prières et de sincères actions de grâces.
    L'ordination du 23 septembre a été faite par Mgr de Jonghe, sacré le dimanche précédent. Elle comprenait un prêtre, un diacre, 8 sous-diacres, 15 minorés et un tonsuré.
    La retraite de rentrée, que clôturait cette ordination, avait été prêchée par M. Robert, de la Compagnie de Saint-Sulpice, Supérieur du Séminaire Universitaire de Lyon.
    Comme on a pu le lire plus haut, c'est le 3 octobre, en la fête de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, qu'a eu lieu l'ouverture canonique, à La Motte, du Noviciat de « l'Institut des Soeurs des Missions Etrangères » par Mgr le Supérieur.
    Le 12 octobre, nos aspirants de Rome, au nombre de 8, dont 3 nouveaux, quittaient Paris avec le P. Garnier, procureur général. Ils se sont arrêtés à Turin pour y vénérer le Saint Suaire, qui y était exposé.
    16 aspirants, dont 2 seulement de Bièvres, nous sont revenus de la caserne après avoir terminé leur service militaire. 20 autres sont partis les remplacer sous les drapeaux, 13 de Paris et 7 de Bièvres.

    ***

    Le 27 octobre 1663, par délégation de Monseigneur Henri, duc de Verneuil, pair de France, Abbé de Saint-Germain-des-Prés, Dom Ignace Philibert, Prieur de la dite abbaye, assisté de Dom Arsène, son secrétaire, installait les premiers directeurs du Séminaire des Missions Etrangères, MM. Gazil et Poitevin. Gazil, revêtu du surplis, s'agenouilla devant le Prieur, qui le nomma Supérieur, le déclara, lui et ses associés, en possession du Séminaire et bénit la grande salle de la maison destinée à servir de chapelle. Le Prieur célébra ensuite la sainte Messe, pendant laquelle Bossuet, déjà connu et presque célèbre, prêcha sur ce texte : « Mon coeur est prêt, Seigneur, mon coeur est prêt ». Malheureusement ni les archives du Séminaire, ni les papiers du grand évêque de Meaux, n'ont conservé ce discours, qui, dit le P. Launay, « eût si bien décoré le frontispice de l'histoire du Séminaire des Missions Etrangères », dont ce jour marque la naissance.
    Cet anniversaire, commémoré fidèlement depuis lors, l'a été cette année pour la 270e fois. La fête est devenue plus solennelle depuis qu'a été fixée à ce jour l'Adoration Perpétuelle en union avec celle de la basilique de Montmartre : directeurs et aspirants unissent leurs plus ferventes prières pour remercier Notre Seigneur des grâces accordées jusqu'ici à notre Séminaire et pour lui demander de les lui continuer en lui envoyant de nombreuses recrues et en gardant au coeur de tous l'esprit de foi, de zèle et d'abnégation, qui animait les fondateurs de la Société des Missions Etrangères.
    Les appels aux Ordres ont eu lieu pour l'ordination des Quatre Temps de Noël, qui comprendra 2 prêtres, 20 diacres, 4 sous-diacres, 20 minorés et 1 tonsuré.
    1933/281-289
    281-289
    France et Asie
    1933
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